« Damien Hirst »

Six expositions à voir à Venise pendant la Biennale

Du 13 mai au 26 novembre, le programme sera dense à Venise, à l’occasion de la 57e Biennale. Du « Merzbau musical » de Xavier Veilhan au projet social développé par Mark Bradford, petit tour d’horizon des vernissages à ne pas manquer. Cette année, la Biennale de Venise est orchestrée par une Française, Christine Macel, conservatrice au service Création contemporaine et prospective du Centre Pompidou. L’événement a pour thème « Viva Arte Viva ». Il témoigne de la capacité des artistes « à créer leurs propres univers et à injecter de la vitalité dans le monde », selon les mots de Paolo Baratta, président de la fondation Biennale de Venise. Cette foi en l’art et en l’avenir, c’est bien Baratta qui l’a souhaitée, après une belle mais austère cuvée 2015, sous le commissariat d’Okwui Enwezor (« All the World’s Futures »). Parallèlement, la cité lacustre accueille nombre d’expositions, des pavillons nationaux aux accrochages annexes. C’est à voir, à écouter, à réfléchir…   Pavillon français : un studio d’enregistrement d’un nouveau genre Cette année, le pavillon français de la Biennale de Venise est assuré par Xavier Veilhan, épaulé par les commissaires Lionel Bovier (directeur du MAMCO de Genève) et Christian Marclay (plasticien et musicien). Veilhan succède à Céleste Boursier-Mougenot et met en œuvre un projet intitulé « Merzbau musical », jouant sur les volumes et les décors de l’espace du pavillon français, en s’inspirant de l’univers du studio d’enregistrement. Le titre de l’exposition est un clin d’œil à Kurt Schwitters, son Merzbau consistant en une construction habitable de dimension variable constituée d’objets trouvés. Ce projet, dont le nom initial aurait dû être Cathédrale de la misère érotique, avait été commencé à Hanovre et poursuivi à Oslo puis à New York tout au long de la vie de l’artiste. Dans le pavillon français, Xavier Veilhan met à disposition du public toutes...

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Damien Hirst de nouveau chez Gagosian

Damien Hirst et la galerie Gagosian ouvrent une nouvelle page de leur histoire après une parenthèse de quatre années, pendant laquelle l’artiste britannique a été représenté par la galerie de Jay Jopling, White Cube. Un pari audacieux de la part de Gagosian ? Bien que la demande pour les œuvres de l’artiste britannique reste forte et que l’intérêt des collectionneurs ne se dément pas, certains analystes du marché rappellent qu’après la vente organisée chez Sotheby’s en 2008 (Beautiful Inside My Head Forever) on lui reprochait d’inonder le marché — ce qui avait provoqué un recul de sa cote. À cela s’ajoute une étude selon laquelle certaines œuvres de l’artiste, contenant du formol pour la conservation d’animaux morts, libéreraient des gaz toxiques. Une affirmation toutefois nuancée par le fait que cette émission ne présente aucun danger pour les visiteurs du musée. Cependant, des spécialistes annoncent que la cote de l’artiste va grimper à mesure qu’il s’affirme comme un artiste historique. C’est sans doute le pari de Larry Gagosian. La galerie Gagosian présentera un stand consacré à Damien Hirst dans le cadre de la prochaine Frieze à New York. Millicent Wilner, la directrice de Gagosian à Londres livre quelques détails de ce projet : « Ce sera une présentation classique — un requin, un Instrument Cabinet, un Medicine Cabinet, et une Butterfly Painting. Nous tenions à le présenter de la manière dont les gens se représentent...

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Damien Hirst ouvre Newport St Gallery à Londres

Damien Hirst partage à présent sa vaste collection d’art avec le public en ouvrant Newport Street Gallery à Lambeth, au sud de Londres, le 8 Octobre 2015. L’espace de la galerie est située dans trois chics bâtiments victoriens, et abritera des expositions monographiques et collectives des artistes favoris de Damien Hirst. Il s’agit d’une ambition de longue date de l’artiste d’ouvrir sa collection au public, comme il le dit, « J’ai toujours aimé l’art et l’art mérite d’être montré dans de vastes espaces, donc j’ai toujours rêvé d’avoir ma propre galerie où je pourrais exposer les œuvres des artistes que j’aime. Je crois que l’art doit être vécu par le plus de personnes possibles et je me suis senti coupable de posséder des œuvres stockées dans des pièces où personne ne peut les voir. Posséder un espace où je peux mettre en lumière ma collection est un rêve qui se réalise. » L’exposition inaugurale est intitulée «Power Stations», il s’agit d’une exposition personnelle de peintures de John Hoyland (1934-2011). Elle ouvrira le 8 octobre 2015 et se tiendra jusqu’au 3 avril 2016. En accord avec la volonté de Hirst que l’art soit accessible à tous, l’entrée de la galerie sera...

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Les revenus de Weng Fine Arts AG augmentent de 40 % au premier semestre 2015

Au premier semestre 2015, l’EBIT de Weng Fine Art AG a doublé pour atteindre 780.000 €, et sa nouvelle activité B2B a été bien accueillie par le marché et se positionne bien à l’international. L’EBIT de Weng Fine Art AG de 780.000€, a augmenté de 111 % par rapport aux chiffres de l’an dernier. Les bénéfices déclarés avant impôts s’élèvent à 650.000€, dépassant ceux obtenus du premier semestre 2014 de 140 %. Le bénéfice net pour l’année 2015 dépassera celui de 2014 d’un chiffre supplémentaire. Weng Fine Art AG a largement dépassé les objectifs de croissance, et sur l’année financière débutée le 1er Février 2015, Weng Fine Art AG a consolidé ses ventes sur la Bourse de Francfort à hauteur de 3,65 M€ [chiffres non audités]. Les chiffres de l’année dernière ont connu un bond de 40 %. Le PDG de WFA, Rüdinger K. Weng a commenté le récent succès de la plateforme de e-commerce « Weng contemporain », lancée en mai : « Alors que le segment haut a connu un fort développement ces dernières années, la demande augmente actuellement dans la gamme moyenne de prix […] Depuis la fin de l’année 2014, nous nous concentrons sur la croissance organique, ce qui signifie que les ressources qui été réservées aux potentielles M&A sont à nouveau disponibles pour le développement de notre cœur d’activité. » Fondée en 1994, Weng Fine Art AG, est l’une des principales sociétés de négociation en art allemande. Sous la direction de Rüdiger K. Weng, la société a vendu plus de 16.000 peintures, sculptures, gravures et œuvres d’art réalisées par plusieurs centaines d’artistes internationaux. Elle possède des partenariats avec des galeries, et les grandes maisons de ventes aux enchères, y compris Sotheby’s et...

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Art in the 90’s : scandale et business avec les YBAs

Alors que la Newport Street Gallery, le musée que Damien Hirst doit ouvrir le 8 octobre 2015 à Londres, rappelle le goût de l’artiste pour le curating, l’occasion de revenir sur cette génération d’artistes britanniques qu’il contribua à lancer à la fin des années 1980 avec l’exposition « Freeze » semble opportune. Provocation, morbidité et humour noir ont marqué la dernière ligne droite du XXe siècle avec les œuvres parfois extrêmes des Young British Artists qui se sont imposés sur un marché de l’art en crise. En effet, leurs scandales, qui secouèrent alors le monde de l’art, n’ont pas tardé à obtenir une reconnaissance publique, muée par la suite en business. Comme le déclarait Sarah Lucas au Guardian en 2011 : « […] it was something different. But of course that gets assimilated too, very quickly. » Art Media Agency propose de retracer sur près de 30 ans l’histoire de ce mouvement ambivalent, dérangeant, marketing et emblématique des 90’s. Un parfum de scandale au panthéon La montée rapide des Young British Artists commence lorsque Charles Saatchi, fondateur de la Saatchi Gallery en 1985, décide de promouvoir Damien Hirst et d’autres jeunes artistes britanniques au tournant des années 1990. Leur filon : le scandale, bruyamment inauguré par les cadavres d’animaux exposés dans du formol par Damien Hirst. L’artiste montre ainsi la voie au petit groupe de fêtards qui scandalise les noctambules du Groucho Club. Encore étudiant au Goldsmith College, il organise « Freeze », une exposition rassemblant Sarah Lucas, Angus Fairhurst et Gary Hume à ses côtés, dans un bâtiment désaffecté des Docklands, en 1988. L’exposition est soutenue par Charles Saatchi qui finance en 1991 The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living, un requin mort présenté dans du formol, qui fait connaître Damien Hirst dans tout le Royaume-Uni. Les...

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