« Crowdfunding culturel »

Crowdfunding culturel : adopte Ginette !

C’est le nom de la girafe, utilisée par le musée d’Histoire Naturelle de Lille, en 2015, pour lancer une opération de financement participatif. L’occasion de se pencher sur le crowdfunding culturel. C’est un peu dur à prononcer… « Crowdfunding ». Et puis, surtout, on ne sait pas trop ce que ça veut dire. Littéralement, on serait tenté de traduire par  « financement par la foule ». Pas très glamour, mais explicite. Le « financement participatif », donc, est une locution dans l’air du temps, comme l’économie collaborative ou le peer-to-peer. En tout cas, ce nouveau mode de financement a permis de collecter, l’an passé – selon le baromètre de l’agence CompinnoV -, près de 300 millions d’euros. Deux autres chiffres, histoire de prendre la mesure du phénomène ? 2,3 millions de Français ont financé un projet en crowdfunding depuis le lancement des plateformes, permettant ainsi le financement de près de 18.000 projets en 2015. Et la méthode s’applique à tous les secteurs, de l’immobilier à la santé, en passant par l’environnement. Pas mal, non ? L’idée est simple… On peut d’ailleurs se demander pourquoi, diable, n’y a-t’on pas songé plus tôt. Car voilà, cette nouvelle manière de lever des fonds repose tout bêtement sur un volume massif de contributeurs, majoritairement des particuliers, proposant souvent de faibles montants. Leur mise en relation via Internet, renforcée par la viralité des messages sur les réseaux sociaux, très vite fait grossir la cagnotte. Accessibilité, transparence des transactions, solidarité… Le modèle a tout pour plaire. À tel point qu’on lui a même inventé une devise : « love money ». Pour un crowdfunder, la motivation principale est bien  « l’aide à projet », sous la forme d’un don ou d’un prêt, plus rarement la promesse d’un  « retour sur investissement ». L’exercice de la...

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