« conflit israélo-palestinien »

Des artistes prennent part au « boycott culturel » d’Israël

The Art Newspaper rapporte que plus de 600 artistes, musiciens et écrivains, parmi lesquels Ed Atkins, Phyllida Barlow, John Berger, Jeremy Deller, Brian Eno, Mona Hatoum, Bharti Kher, ainsi que Bob et Roberta Smith  se sont engagés à boycotter les institutions et manifestations culturelles israéliennes suite au conflit avec la Palestine. Agissant sous la bannière « Artists for Palestine UK », les signataires ont promis « qu’ils n’accepteront ni invitations professionnelles de la part d’Israël, ni financements de la part d’institutions liées au gouvernement » et qu’il refuseront « de jouer de la musique, d’accepter des prix, d’assister à des expositions, festivals ou conférences, de conduire des masterclasses ou des ateliers [dans le pays], jusqu’à ce qu’Israël respecte les lois internationales et mette fin à l’oppression coloniale subie par les Palestiniens. » Suite aux 50 jours de conflit de l’été dernier à Gaza, Amnesty International a accusé à la fois les combattants  israéliens et palestiniens de commettre des crimes de guerre, l’organisation signalant que l’attaque des forces israéliennes aurait tuée au moins 104 personnes dont 62 enfants selon The...

Tags : , , , , , ,

La Biennale de São Paulo retire Israël de sa liste générale de sponsors

Suite à une lettre ouverte de protestation, signée par 61 participants et ayant reçu un important soutien des curateurs, la Fondation de la Biennale de São Paulo a donné son accord pour « clairement dissocier les fonds israéliens des fonds généraux qui ont été apportés à l’événement, » selon une déclaration du 2 septembre 2014. La lettre, signée par une large part des participants, opposés à l’acceptation d’Israël comme sponsor à cause de leur implication continue dans le conflit israélo-palestinien et à ce qu’ils ont appelé « les agressions et violations répétées du droit international et des droits de l’Homme.» Cette lettre initiale a également reçu le soutien de toute l’équipe de curateurs de la biennale. Les fonds israéliens ont constitué 40.000 $ pour le budget de la biennale qui s’élève à 10,5 M$, le logo du consulat d’Israël apparaîtra seulement pour les présentations d’artistes israéliens qui ont reçu directement ce financement. Dans la déclaration du 2 septembre, les artistes revendiquent que l’acceptation au titre de sponsor serait un « soutien à la normalisation de l’occupation du peuple palestinien par d’Israël, » et que « cette lutte pour l’autodétermination du peuple palestinien se reflète dans les œuvres de beaucoup d’artistes et de participants à cette biennale, avec de surplus les combats pour les droits de l’Homme et les droits civiques dans le monde et particulièrement au Brésil. L’oppression d’une personne nous concerne tous....

Tags : , , , , ,

Le conflit israélo-paslestinien se déplace sur le terrain culturel

Jérusalem, le 25 mai 2011, Art Media Agency (AMA). Dans un article paru dans le numéro de mai 2011, le mensuel The Art Newspaper relate les conséquences du conflit israélo-palestinien sur le patrimoine culturel de la région. Alors que les pourparlers de paix au Proche Orient progressent, avec la perspective de la soumission d’une résolution pour la reconnaissance de la Palestine aux Nations Unies en septembre, les deux états voisins se précipitent pour revendiquer les sites historiques de Cisjordanie, niant les interactions qui ont toujours existé entre l’histoire et l’identité des deux communautés. Les autorités palestiniennes et israéliennes rivalisent d’investissement, lançant de nouveaux plans de fouille, de développement et de promotion de sites, dans l’espoir d’établir leur souveraineté sur les sites disputés. Car la question de la propriété du patrimoine de la région n’a jamais été tranchée, et pourrait bien déboucher sur un nouveau conflit prenant place cette fois sur le terrain culturel. Au cœur des débats, la question des frontières qui envenime le débat depuis des décennies. Les Israéliens revendiquent la propriété des sites juifs, mais les Palestiniens refusent de soumettre la souveraineté sur ces sites à des questions religieuses. Ils accusent Israël d’occuper le territoire palestinien et de mener illégalement des fouilles sur des sites qui appartiennent à la Palestine. Car si le droit international autorise Israël à protéger ces sites, il ne l’autorise pas à les exploiter en les ouvrant aux touristes. Il faut dire qu’au delà des questions historiques, religieuses et identitaires, se profilent des questions plus pragmatiques. Les sites archéologiques représentent une manne financière dont les deux pays espèrent bien profiter. Dans la perspective d’une avancée vers la reconnaissance d’un État palestinien, des experts non-gouvernementaux s’activent pour trouver une solution. Un groupe de travail israélo-palestinien créé en 2005 à l’initiative de l’archéologue américain Ran...

Tags : , , , , , , ,

Ad.