« Collection Peggy Guggenheim »

Six expositions à voir à Venise pendant la Biennale

Du 13 mai au 26 novembre, le programme sera dense à Venise, à l’occasion de la 57e Biennale. Du « Merzbau musical » de Xavier Veilhan au projet social développé par Mark Bradford, petit tour d’horizon des vernissages à ne pas manquer. Cette année, la Biennale de Venise est orchestrée par une Française, Christine Macel, conservatrice au service Création contemporaine et prospective du Centre Pompidou. L’événement a pour thème « Viva Arte Viva ». Il témoigne de la capacité des artistes « à créer leurs propres univers et à injecter de la vitalité dans le monde », selon les mots de Paolo Baratta, président de la fondation Biennale de Venise. Cette foi en l’art et en l’avenir, c’est bien Baratta qui l’a souhaitée, après une belle mais austère cuvée 2015, sous le commissariat d’Okwui Enwezor (« All the World’s Futures »). Parallèlement, la cité lacustre accueille nombre d’expositions, des pavillons nationaux aux accrochages annexes. C’est à voir, à écouter, à réfléchir…   Pavillon français : un studio d’enregistrement d’un nouveau genre Cette année, le pavillon français de la Biennale de Venise est assuré par Xavier Veilhan, épaulé par les commissaires Lionel Bovier (directeur du MAMCO de Genève) et Christian Marclay (plasticien et musicien). Veilhan succède à Céleste Boursier-Mougenot et met en œuvre un projet intitulé « Merzbau musical », jouant sur les volumes et les décors de l’espace du pavillon français, en s’inspirant de l’univers du studio d’enregistrement. Le titre de l’exposition est un clin d’œil à Kurt Schwitters, son Merzbau consistant en une construction habitable de dimension variable constituée d’objets trouvés. Ce projet, dont le nom initial aurait dû être Cathédrale de la misère érotique, avait été commencé à Hanovre et poursuivi à Oslo puis à New York tout au long de la vie de l’artiste. Dans le pavillon français, Xavier Veilhan met à disposition du public toutes...

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Les tribunaux français ont tranché l’affaire Peggy Guggenheim

Le Tribunal de Grande Instance de Paris par une décision du 2 juillet 2014, n’a pas donné droit aux demandes formulées par les héritiers de Peggy Guggenheim contre la Fondation Salomon Guggenheim de New York. Peggy Guggenheim (1898-1979) a rassemblé à partir des années 1930 une remarquable collection d’art moderne de 326 pièces, dont des œuvres de Picasso, Matisse, Kandinsky, Ernst et Mondrian. C’est dans le Palazzo Venier dei Leoni à Venise qu’elle abrita ses oeuvres après la Seconde Guerre mondiale. En 1976 elle céda l’usufruit de sa collection et du bâtiment à la Fondation Solomon.R.Guggenheim de New York, alors sous la direction de son cousin Harry Guggenheim. C’est aujourd’hui le musée d’art moderne et contemporain le plus visité d’Italie, selon la Fondation. Ce lègue était associé, selon les volontés de la collectionneuse, à un cahier des charges conséquent — la collection cédée devant être notamment considérée comme indivisible et incessible. Les héritiers reprochaient ainsi à la Fondation de mener une mauvaise politique de gestion de la collection, de ne pas respecter les volontés de leur aïeule Peggy et ont mentionné une éventuelle révocation de ce lègue. Une première décision de rejet portant sur le même motif a été rendue en 1996. La décision récente a donc rappelé aux demandeurs l’autorité du précédent procès. La Fondation a, en outre, invoqué le fait qu’il n’existait pas de clause résolutoire au lègue — permettant de mettre fin aux effets du lègue lors mauvaise exécution. Finalement, les descendants ont été condamnés par la justice française à verser 30.000 € à la Fondation Solomon R.Guggenheim au titre de frais de justice. La Fondation invoquait de son côté une procédure abusive et demandait à ce titre un dédommagement de 15.000 euros que le juge n’a pas accordé. L’ayant droit et héritier de Peggy, son fils Simbad, soutient quant à lui la position de la...

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Des chercheurs italiens ont découvert un faux Fernand Léger

Venise, le 7 février 2014, Art Media Agency (AMA). Des chercheurs italiens ont résolu une énigme qui taraudait les spécialistes de l’histoire de l’art depuis plus de quarante ans, relative à l’authenticité d’une toile de Fernand Léger identifiée comme appartenant à la série Contrastes de formes, datée de 1913 à 1914. Le tableau est bel et bien un faux. Les scientifiques italiens ont utilisé une méthode qui n’avait jamais été appliquée à ce type de mystère. Ils ont analysé une partie du tableau qui n’avait pas été peinte par l’artiste. La mesure dans cette partie du tableau du taux de carbone 14, permise grâce à un accélérateur de particules, a mis un terme au doute des nombreux spécialistes qui ont eu la toile de Léger entre les mains depuis les années soixante-dix. Le tableau a été réalisé après 1959, soit au moins quatre ans après la mort de Fernand Léger (1881–1955). La toile était conservée dans les réserves de la Collection Peggy Guggenheim à Venise. Elle n’avait jamais été exposée, à cause de cette incertitude quant à son...

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