« Centre Georges Pompidou »

Centre Pompidou : des idées dans les tuyaux

Livré par les architectes Richard Rogers et Renzo Piano en 1977, le Centre Pompidou vient de fêter ses 40 ans. Retour sur une aventure muséale, sociétale, monumentale ! Le récit de la « Pompidou’s touch », un exemple de transdisciplinarité et de rayonnement culturel. L’anniversaire des 40 ans du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, à Paris, constitue un événement national d’envergure. Très vite, le Centre Pompidou est devenu une icône mondiale, le symbole de l’esprit d’avant-garde français, voulu par le président de la République Georges Pompidou, avec, notamment, son architecture, autrefois controversée, conçue par le couple italo-britannique d’architectes, Richard Rogers et Renzo Piano. À l’époque, certains comparaient le bâtiment à un supermarché… « Tant mieux, les gens n’auront pas peur d’y entrer », aurait répondu Piano. « Pompidou voulait réconcilier la France avec la culture de son temps, constatant que, si notre pays, sous l’impulsion d’André Malraux, s’était adonné aux arts avec conviction, il avait une certaine difficulté à prendre la mesure des innovations plus récentes de la création contemporaine », analyse le président du musée entre 1996 et 2002, Jean-Jacques Aillagon, pour Le Figaro. Dans un quartier jadis populaire, avec l’excavation des Halles de Paris, le projet du musée, puis son édification, ont été un véritable coup de poker, embarquant avec lui plusieurs galeries d’art moderne et contemporain, comme la toute première à s’installer là, celle de Daniel Templon, au 30 rue Beaubourg, en 1972, alors face au trou béant du musée. Il faut dire que sur la scène de l’avant-garde internationale – qui commençait à se mondialiser, avec une forte concurrence –, Paris avait besoin d’un musée qui rebatte les cartes de l’art contemporain. Inauguré en 1977 avec une exposition montée autour de Marcel Duchamp et réalisée sous la houlette de Jean Clair, le musée enchaîne...

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Le langage de l’aquarelle : un entretien avec Bera Nordal

Situé à Skärhamn, sur l’île de Tjörn, en Suède, le Nordiska Akvarellmuseet (le Musée nordique de l’aquarelle) est à la fois un lieu isolé sur les côtes sauvage de Scandinavie et une institution à la pointe de l’art nordique et international. Avec une grande collection d’aquarelles classiques et un engagement pédagogique fort, le musée ne cesse de se développer depuis son ouverture en 2000. Bera Nordal est à la tête du projet depuis ses débuts, après avoir été la directrice de la Galerie nationale d’Islande et du Malmö Konsthall, en Suède. Art Media Agency est allé à la rencontre de cette experte de l’aquarelle. Le musée célèbre son 15e anniversaire cette année. Comment décririez-vous son évolution ? A-t-il atteint ses objectifs depuis son ouverture en 2000 ? Je pense qu’il n’a cessé de croître depuis l’ouverture. Le musée est situé de façon atypique en marge du centre, et le contenu lui-même est aussi très spécial. Au cours de ces années, nous avons procédé à la construction et à la sécurisation du sol pour les différentes sections du musée. À présent nous avons un bon mélange d’œuvres d’artistes internationaux et scandinaves pour notre programme d’expositions. Nous avons également mis l’accent dès le début sur le programme éducatif, et nous avons progressivement constitué une collection. Tout de suite, la préoccupation centrale a été le dialogue avec le public. Concernant l’aquarelle, diriez-vous que la perception de ce medium a changé au fil du temps ? Qu’est-ce qu’une aquarelle contemporaine ? Vous pouvez l’appréhender de façon classique; c’est à dire le papier, les pigments et l’eau, mais pour nous, il s’agit également de la force d’expression de l’aquarelle. Par exemple, l’aquarelle peut être comparée à l’acrylique; vous pouvez avoir la force de la transparence, de la lumière et d’autres qualités qui sont très associées à la technique de l’aquarelle et que...

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Fred Forest, figure de l’artiste résistant

Fred Forest est un modèle de l’artiste résistant. Très impliqué dans les formes émergentes et les concepts innovants, il a été pionnier de l’art vidéo (dès 1967) puis du Net Art (1996) et a cofondé deux mouvements artistiques notables — bien que poreux —, l’Art sociologique (1974) et l’esthétique de la communication (1983). Son ami Pierre Restany disait d’ailleurs de lui qu’il a participé à la sortie de l’art rétinien. Il fait actuellement l’objet d’une exposition dématérialisée au Musée du Jeu de Paume (« Fred Forest : Medias en partage »). En 2017, le Centre Pompidou lui consacrera une rétrospective. Art Media Agency a rencontré Fred Forest afin d’en savoir plus. Le Centre Pompidou vous consacrera une rétrospective en 2017. Que souhaitez-vous y présenter ? Mon travail a été protéiforme. J’ai utilisé la vidéo, la performance, Internet, etc. Cependant, je ne souhaite pas montrer ce que j’ai déjà produit. Pour cette exposition, j’ai donc choisi un axe de travail : le territoire. Cette notion est la colonne vertébrale de ma pratique artistique depuis 1977. Il ne s’agit donc pas tant d’une rétrospective de votre travail. Le terme rétrospective est effectivement un abus de langage. Je dis « rétrospective » pour avoir droit à un catalogue ! Quelle est la généalogie de cette notion de « territoire » dans votre travail ? Tout a commencé avec le « m2 artistique » en 1977. Cette oeuvre avait pour objet de questionner les marchés de l’art et de l’immobilier en faisant l’amalgame entre l’un et l’autre. Cela paraissait farfelu à l’époque, d’autant plus que je souhaitais créer une exposition de retentissement national — sans appui politique ni artistique. Pour ce faire, j’ai créé la « société civile immobilière du m2 artistique », une véritable entreprise. Puis, à la frontière suisse — le choix...

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Les objectifs de Serge Lasvignes pour le Centre Georges Pompidou

À la tête de l’incontournable musée parisien depuis le 4 mars 2015, le nouveau directeur Serge Lasvignes dévoile les desseins de son mandat le 10 septembre 2015. L’ancien énarque secrétaire général du gouvernement succédait voici six mois à Alain Seban. Serge Lasvignes souhaite illustrer la diversité et l’interdisciplinarité à travers l’institution. Ces notions se retrouvent dans la programmation des expositions à venir. Les mots d’ordre de ce directorat restent fidèles aux enjeux inhérents à la naissance du centre : politique de démocratisation culturelle et valorisation de la jeune création. Le musée a le devoir d’être accessible à tous et doit devenir attractif pour les non-publics, ceux qui se désintéressent de la création contemporaine. Ceci doit se faire par le biais de la médiation et en laissant la parole aux premiers intéressés : les artistes. Un espace de 400m² leur sera d’ailleurs dédié au quatrième étage à la sortie des expositions permanentes, gage de visibilité. Il compte également que le musée soit un outil d’ouverture à l’international et invitera à résidence une communauté d’artistes de pays émergents qui exposeront, un an plus tard, au sein du centre Pompidou. Un réaménagement du parvis, peu employé jusqu’alors, est également prévu pour dynamiser le Centre Pompidou. Si le rôle social du musée apparaît réellement dans les années 70, la tradition du musée « forum » intégrant la population, lieu de débat, comme le souhaite Serge Lasvignes, s’est ancrée dans les années 90, notamment aux Etats-Unis. Le site internet du musée devrait également gagner en accessibilité, et sa visibilité sur les réseaux sociaux tendra à...

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Le Centre Pompidou installe un espace à Maubeuge

Le Centre Pompidou a révélé son intention d’ouvrir un nouvel espace temporaire à Maubeuge, dans le nord de la France. Cette ouverture intervient quatre ans après l’inauguration du deuxième espace permanent de l’institution à Metz. L’espace de 3.000 m2 doit s’installer au Centre Culturel de l’Arsenal et sera entièrement pensé par les architectes Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit. Avec un budget de 5,8 M€, le projet va également recevoir une contribution municipale de 500.000 € du maire nouvellement élu, Arnaud Decagny. Ce lieu a été choisi pour que le centre puisse tirer avantage de la proximité avec Mons, capitale de la culture 2015. Le Centre Pompidou a des ambitions à l’étranger, notamment à Mexico où un centre devrait ouvrir en 2016, dans le cadre d’un programme pour les échanges culturels...

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