« Cellules »

Louise Bourgeois, l’expérience intérieure

Jusqu’au 4 septembre 2016, le Guggenheim Bilbao accueille l’exposition « Louise Bourgeois. Structures de l’existence : les Cellules », qui rend hommage à l’œuvre qui a hanté les vingt dernières années de la vie de l’artiste. Louise Bourgeois n’avait pas pour habitude de transiger. Pour elle, « l’espace n’existe pas. C’est une métaphore construite pour structurer nos existences. » C’est dans cette optique de la négation qu’elle a conçu durant les vingt dernières années de sa vie les Cells, ou Cellules, sa propre métaphore de l’espace. Les Cells sont des œuvres complexes. Selon Julienne Lorz, commissaire de l’exposition associée à Petra Joos, elles « se situent dans un lieu indéterminé entre la muséographie, la mise en scène, la création d’atmosphères et l’installation ; il s’agit d’une entité sculpturale qui, à cette échelle, et à ce niveau formel n’a pas d’équivalents dans l’histoire de l’art. » « Louise Bourgeois. Structures de l’existence : les Cellules », elle non plus pourrait ne pas avoir d’équivalent, tant elle multiplie les superlatifs. Pour l’exposition, la Haus der Kunst de Munich et le Guggenheim Bilbao ont rassemblé 28 de ces espaces architecturaux, qui impressionnent par leur dimension et leur force d’évocation. Rassembler toutes ces pièces a été un tour de force. Julienne Lorz témoigne : « Cette exposition, par la diversité des prêteurs et la complexité de sa mise en œuvre, est unique. On ne pourra sûrement pas revoir un tel évènement avant des dizaines d’années. » Les œuvres proviennent de collections éparses : The Easton Foundation et le Louise Bourgeois Trust, bien sûr, mais aussi la National Gallery of Canada, The Museum of Contemporary Art Kiasma (Helsinki), la collection Daskalopoulos, le Carnegie Museum of Art, le Centre Pompidou, et maintes collections privées. Voir ces œuvres rassemblées est un évènement rare, et c’est d’ailleurs...

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