« Cécile Fakhoury »

Dalila Dalléas Bouzar lauréate du prix l’Art est Vivant

A l’occasion d’Art Paris Art Fair, le prix l’Art est Vivant récompense un jeune artiste exposé dans l’une des galeries du secteur « Promesses » de la foire — dédié à douze galeries émergentes exerçant depuis moins de six ans. Cette année le prix a été décerné à l’artiste Dalila Dalléas Bouzar présentée par Cécile Fakhoury. Dalila Dalléas Bouzar est une artiste d’origine algérienne ; elle vit et travaille actuellement à Bordeaux. Sa peinture vise à se libérer de « l’histoire récente du monde qui réduit souvent les artistes africaines issues d’ex-colonies européennes aux nouvelles formes artistiques et aux revendications politiques». Lauréate du prix, Dalila Dalléas Bouzar n’a pas manqué d’exprimer sa joie  : « C’est ma première exposition importante à Paris. C’est vraiment important pour moi parce que c’est là que j’ai grandi et découvert l’art. » En parlant de peinture et de dessin, Dalila Dalléas Bouzar a aussi fermement exprimé sa position : « Pour moi, il est très important d’être ici. Je fais de la peinture et du dessin, et j’ai dû me battre pour assurer mon travail et avoir les matériaux nécessaires. » À ses côtés, la galeriste Cécile Fakhoury, basée depuis 5 ans à Abidjan, en Côte d’Ivoire. En se concentrant sur la promotion d’un art africain créatif et diversifié, la galerie a déjà marqué son empreinte internationale tout en représentant des artistes émergents comme Vincent Michéa, Yéanzi ou François-Xavier Gbré. Ce prix est rendu possible par le groupe L’Art est Vivant, composé de collectionneurs et amateurs d’art passionnés qui, chaque année, soutiennent de jeunes artistes. Pour Denis Fizelier, l’un des fondateurs du groupe, le prix est destiné à « incarner un esprit d’aventure ». Dans le travail de Dalila Dalléas Bouzar, le jury a « aimé la diversité » qu’elle propose. C’est « l’ensemble de ses œuvres présenté sur le stand de la galerie » qui a tout de suite attiré son attention. L’Art est Vivant propose...

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Sadikou Oukpedjo : La conscience de l’animalité

Depuis 2012, la galerie Cécile Fakhoury, basée à Abidjan en Côte d’Ivoire, œuvre à la promotion de l’art contemporain sur le continent africain. Elle accueille expositions individuelles et collectives afin de donner plus de visibilité à la créativité et à la diversité de la scène africaine. Jusqu’au 11 juin 2016, la galerie présente pour la première fois le travail de l’artiste togolais Sadikou Oukpedjo. Art Media Agency est allé à la rencontre de l’artiste lors du vernissage de son exposition « Anima » à Abidjan. Quel est votre parcours ? J’ai commencé à sculpter avec mon professeur d’art plastique, au collège — il était sculpteur. C’est lui qui a remarqué mes dessins en premier et il m’a demandé de l’aider dans son atelier de sculpture. J’ai arrêté mes cours en troisième, mais j’ai continué la pratique de la sculpture. En 1998, je suis rentré à atelier de Paul Ahyi, un maître de la sculpture et l’un des pionniers de l’art contemporain au Togo. Il m’a formé durant quatre ans en peinture, sculpture et céramique. En 2002, ma première exposition a été organisée au Centre Culturel Français à Cotonou (Bénin). Après, mes œuvres ont été présentées dans d’autres pays, à la 1:54 Contemporary African Art Fair 2014 à Londres ou à l’espace Art Twenty One à Lagos (Nigéria). Quelle influence a eu Paul Ahyi pour vous ? Cela peut paraître bizarre, mais il n’a pas eu d’influence sur mon travail. J’ai fui cela en fait. Tous ceux que Paul Ahyi a formés n’ont pas su se détacher de son travail ; beaucoup sculptent et dessinent encore comme lui. Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai été remarqué d’ailleurs. Je fais le contraire de ce qu’il faisait. C’est votre première exposition à la galerie Cécile Fakhoury. Cécile Fakhoury a découvert mon travail à la Biennale de Dakar il...

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Interview avec Cécile Fakhoury

En septembre 2012, Cécile Fakhoury, ouvrira sa première galerie à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest. Voyageant depuis une dizaine d’années en Afrique, elle a découvert sur le continent une richesse culturelle exceptionnelle et les rencontres avec les artistes africains l’ont finalement inspiré à développer ce projet. La Côte d’Ivoire, jadis connu pour son économie florissante et sa stabilité politique, traverse depuis une dizaine d’années des périodes de crises sociales et politiques. La Galerie Cécile Fakhoury est un projet excellent, ayant le potentiel de contribuer au développement du secteur culturel en Côte d’Ivoire. Art Media Agency était ravi d’avoir l’opportunité d’interviewer la Française sur son projet et le rôle de l’art en Afrique. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Je suis née à Paris, j’y ai fait mes études, une école de commerce et un 3ème cycle en commerce de l’art contemporain à l’Institut d’études supérieures des arts. Ce parcours a été ponctué d’expériences professionnelles et de stages en France et aux États-Unis dans des galeries et des maisons de ventes. Je voyage en Côte d’Ivoire depuis une dizaine d’années, ce sont mes rencontres avec les artistes et mon installation à Abidjan qui m’ont poussé à  développer un projet en ce sens. La structure de la galerie c’est très rapidement imposée. D’où vient votre passion pour l’art africain et particulièrement pour l’art ivoirien? J’ai un réel intérêt pour l’art depuis longtemps. Mes parents ont une galerie d’art moderne à Paris, j’ai toujours été sensibilisée à la création. J’ai ensuite découvert l’art contemporain puis en voyageant en Afrique j’ai eu l’opportunité de rencontrer des artistes et de découvrir une richesse culturelle très forte. J’ai vécu ces premières rencontres comme de vrais chocs, j’ai vu des choses différentes, des artistes avec des regards et un rapport...

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