« Caroline Smulders »

Dans le monde de Tinka Pittoors

Sur Art Paris Art Fair, impossible de passer près du stand de la Galerie Caroline Smulders sans y regarder à deux fois. Avec son tapis vert, ses murs ornés de fleurs artificielles et de flamants roses et un mannequin grandeur nature de Michelle Obama, les visiteurs sont immédiatement attirés par ce nouveau monde, un solo show de l’artiste belge Tinka Pittoors. L’espace mélange les références à la vie quotidienne et de grandes fantaisies. Caroline Smulders, également d’origine belge, considère son travail auprès de Tinka Pittoors comme un retour aux sources. Leur collaboration a débuté, comme souvent pour Caroline Smulders, par l’admiration que la galeriste a voué à son travail.  « Je tombe souvent amoureuse du travail d’un artiste avant de le rencontrer, puis d’entamer une collaboration. C’est ce qui s’est passé avec Tinka. J’ai vu son travail pour la première fois à une foire, je l’ai acheté, puis je l’ai invitée à participer à la grande exposition « Unlimited Bodies » au Palais d’Iéna en 2012. Après cela, je savais que je voulais organiser un solo show avec elle à Art Paris. » Quand de nombreuses galeries font le choix d’un accrochage de groupe, Caroline Smulders tend plutôt à exposer un seul artiste, pour « lui donner la chance de développer un vrai projet ». Elle concède : « C’est un gros risque, mais je préfère cela aux accrochages de groupe que les visiteurs oublient souvent. » Tinka Pittoors créant fréquemment des environnements entiers, combinant éléments naturels et artificiels, la décision allait de soi. Interrogée sur les intentions de Tinka Pittoors, Caroline Smulders explique que son stand vise à créer un paysage poétique, à travers des tons pâles, des jeux spatiaux et des formes libres. L’une des œuvres les plus en vue est In Dreams, une statue de l’ancienne première femme des États-Unis sur un banc, entourée d’un véritable tourbillon de matière, semblable à des ADN, planant au-dessus de ses paumes serrées. Pour Caroline Smulders, cette grande masse est censée représenter les rêves...

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« Le dessin est un langage autonome »

L’édition 2016 d’Art Paris Art Fair propose un nouveau cycle d’expositions, qui réunit aussi bien des créations historiques que contemporaines réalisées spécialement pour la foire. « Les Murs » se sont installés au nord et au sud de la Nef du Grand Palais. Pour l’une de ces expositions, Emmanuel Régent expose  sa dernière série de dessins : Chiens errants et naufrages. Ces dessins, réalisés à l’encre de Chine, suggèrent une sensibilité versatile. Présentés en grands formats, ils se révèlent autant par le support que par le trait lui-même, associant des idées hautement spéculatives avec un minimum de moyens graphiques. Pour Emmanuel Régent, « le dessin est un langage autonome, peut-être le moyen d’expression visuel le plus rudimentaire. De la même manière que le poète détruit la structure régulière du langage, l’artiste doit détruire le dessin en une forme simple qui lui suffit à guider le regardeur dans une direction. » Entre lenteur et furie, absence et présence, la série Chiens errants et naufrages appelle autant de questions qu’elle n’offre de réponse. Les dessins de ces navires qui s’éloignent et qui coulent reprennent des caractéristiques graphiques que l’on retrouve dans une autre série plus ancienne, représentant des littoraux rocailleux et avec laquelle Emmanuel Régent a gagné le Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo en 2009. Ce n’est qu’au travers des mouvements les plus imperceptibles de sa main que l’artiste crée des mers entières qui semblent avaler les bateaux, laissant le spectateur à des questionnements tels que : « Où est passé l’équipage ? » ou encore «Qu’y a-t-il sous les vagues ? ». Ces œuvres sont disposées sur le mur sud du Grand Palais, avec le soutien de la galerie Caroline Smulders, qui montre en même temps un dessin monumental de Palmyre sur Drawing...

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