« bilan »

Que retenir d’Art Paris Art Fair 2017 ?

Une de plus ! La 19e édition de la foire Art Paris Art Fair rassemblait 139 galeries de 29 pays, avec plus de 1.500 artistes représentés. Que retenir de ces cinq jours qui ont vu presque 55.000 visiteurs arpenter la foire ? Cette édition a donné lieu à de belles découvertes avec un focus réussi sur la création artistique africaine, les jeunes galeries du secteur « Promesses » et plus d’une vingtaine de solo shows d’artistes modernes, contemporains ou émergents. Les galeries du focus africain ont montré, dans leur grande majorité, une certaine satisfaction. Les oeuvres sur soie de Billie Zangewa chez Afronova (Johannesburg) ont eu un succès retentissant — le stand est sold out. Même son de cloche chez Artco (Aachen) qui a cédé l’intégralité de son stand, composé d’oeuvres de Marion Boehm. Francesco Giaveri, directeur de la galerie ADN (Barcelone) qui présentait Kendell Geers, se taille d’un laconique « il y a eu du bon et du moins bon ». Les galeries du secteur « Promesse » ont eu des réussites plus ou moins prononcées. Carton plein pour l’Espace L de Genève qui a cédé une quinzaine d’œuvres de Julien Spiewak et d’Anna Marra Contemporanea (Rome) qui a vendu six œuvres d’Elvio Chiricozzi. Pour Ana Patricia Gomez, directrice de la Balsa Arte (Bogota), qui présentait notamment les excellents dessins de Juan Osorno, « c’est très cher pour nous de venir sur Art Paris Art Fair car nous devons, en outre du stand, payer les transports des oeuvres. Néanmoins, cette foire est très importante pour nous. Nous devons représenter nos artistes en Europe. » Après de bonnes ventes au début de la foire, les choses se sont tassées pour sa deuxième participation à la foire. Certains stands ont eu un écho particulier, par leur excentricité ou leur audace. Le solo show fantasque de Tinka Pittoors chez Caroline Smulders a été un...

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Pierre Bergé & Associés : le bilan

Pour le premier semestre 2016, Pierre Bergé & Associés a réalisé un volume consolidé d’adjudications de 12,3 M€, répartis entre 10,77 M€ pour la France et 1,53 M€ pour la Belgique. Outre le design et la bibliophilie, c’est notamment dans le domaine de l’archéologie que la maison a réalisé de belles enchères, comme avec une stèle égyptienne en calcaire à 126.700 €. Parmi les objets d’art, une paire de globes de Blaeu s’est envolée à 232.610 €, quand dans la partie bijoux un collier de perle fine a été adjugé à 176.540...

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Le bilan de Christie’s Monde

Pour le premier semestre 2016, Christie’s a totalisé 2,1 Mrds £, imposant cette maison comme la première mondiale, même si c’est une baisse sensible par rapport à la même période de 2015, qui avait totalisé 2,9 Mrds £. Mais ces vacations ont été marquées par un record pour Henry Moore (Reclining Figure: Festival) à 24.722.500 £, une Mise au Tombeau du Greco pour plus de 6 M$. L’ensemble se caractérise d’ailleurs par une forte demande des collectionneurs pour les chefs-d’œuvre, puisque 88 % des transactions dépassent les 5...

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C’était l’année 2015…

Déjà 2015 s’achève. À cette occasion, Art Media Agency a choisi de revenir sur quelques tendances marquantes de l’année qui vient de s’écouler. Petit tour d’horizon, nécessairement subjectif, de ce qu’était le monde de l’art en 2015. Marché : entre boulimie et méfiance   Côté marché, le déséquilibre entre l’upper market et les autres segments du marché n’a jamais été aussi grand. Qu’entend-on par upper market ? Le marché constitué des pièces de qualité muséale, à la provenance prestigieuse. Les marchés de l’art contemporain, d’après-guerre et moderne favorisent une centaine d’artistes majeurs et bluechips, aux pratiques identifiées.  Plus que jamais, le marché recherche les signatures, quitte à y mettre le prix. Quelle meilleure preuve que l’achat par le Qatar de Nafea faa ipoipo ? (1892) de Gauguin pour 300 M$ (la plus grande transaction du monde de l’art) ? Du côté des auctioneers, Christie’s achève l’année 2015 du haut de 209 enchères dépassant les trois millions de dollars (source : Artprice). Et le record de l’oeuvre d’art la plus chère sur le second marché est une nouvelle fois tombé, en mai dernier, par l’intermédiaire des Femmes d’Alger (Version Ô) (1955) de Picasso vendu chez Christie’s en onze minutes pour 179,3 M$. Christie’s, dont le chiffre d’affaires a enregistré une progression de 56 % au premier semestre 2015, se dirige vers une année faste. De son côté, Sotheby’s a eu des résultats plus mitigés, son PDG Tad Smith déclarant en juillet :  « Notre entreprise a réalisé des ventes solides mais certains éléments ont pénalisé les résultats. » En parvenant à sécuriser la collection Taubman — au prix d’immenses garanties —, Sotheby’s a frappé un grand coup, mais doit prendre des risques pour rester compétitive face à sa concurrente. Parallèlement, en septembre, artnet constatait que les ventes d’œuvres contemporaines sur le...

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Bilan de Outsider Art Fair Paris 2015

La Outsider Art Fair, à Paris s’est déroulée du 22 au 25 octobre 2015, attirant de nombreux collectionneurs pour 38 exposants. Le fondateur de la foire, Andrew Edlin, a commenté ce bilan en se référant à Jean Dubuffet, qui a posé le terme « art brut » et qui « défendait des artistes qu’il trouvait dans des hôpitaux psychiatriques et des prisons, des lieux où il y avait des artistes qui ne se considéraient même pas comme artistes eux-mêmes. » Des exposants tels que la Librairie Galerie Nicaise, à Paris, qui exposait des œuvres d’André Robillard, un artiste français de 84 ans interné depuis l’âge de 14 ans. Découvert par Jean Dubuffet, il est connu comme le dernier artiste vivant mis en avant par le fondateur de l’art brut. Ses œuvres se composent d’armes composées d’objets récupérés, vendus à des prix allant de 1.000 à 20.000 €. Fleisher/Ollman Gallery, de Philadelphie, présente des collages de Felipe Jesus Consalvos, un ouvrier cubano-américain issu d’une usine de cigares, dont l’œuvre a été découverte après sa mort, des paysages par Joseph Yoakum et des dessins par Scottie Wilson, un vendeur britannique. Des travaux de James Castle, un illustrateur sourd et illettré venant d’Idaho, aux États-Unis, se sont vendus entre 10.000 et 30.000 $. Claire Iltis, directrice associée de Fleisher/Ollman, a attesté du grand intérêt des collectionneurs. Cependant, elle a ajouté : « Il y a une sensibilité nécessaire aux marchands lorsqu’ils vendent ce type d’œuvre », redoutant l’exploitation du manque de maîtrise formelle de l’artiste dans la discussion autour de ses travaux. Jean-David Mermod, représentant de la Galerie du Marché, à Lausanne, a commenté ainsi : « Ici, vous pouvez encore acheter un chef-d’œuvre 100.000 €. Il n’y a pas d’autre genre qui permet cela....

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