« Biennale de Dakar »

Dakar à l’heure rouge

Jusqu’au 2 juin se déroule la 13e édition de la Biennale de Dakar, au Sénégal. Durant un mois, des dizaines d’artistes et de curateurs font vibrer la capitale africaine au rythme de l’art contemporain. Un événement d’ampleur internationale qui témoigne de l’intérêt croissant pour l’art actuel. Il y a deux ans, la Biennale de Dakar rendait hommage à Léopold Sédar Senghor en prenant pour thématique « La cité dans le jour bleu ». En 2018, place à un autre chantre de la négritude avec, en prime, un changement de couleur… Cette année, Dak’art rend hommage à Aimé Césaire et passe à « L’heure rouge ». La formule est poétique et engagée ; elle invite à l’évasion et à la colère. Pouvait-il en aller autrement avec Césaire ? « L’heure rouge » est une expression tirée de la pièce Et les chiens se taisaient, écrite en 1946. Un texte qui aborde les thèmes chers à l’auteur africain, comme l’émancipation, la liberté et la responsabilité. Événement incontournable de la vie culturelle africaine, Dak’art 2018 se place ainsi sous le double signe d’une revendication culturelle et politique. La manifestation se déroule sous le haut patronage du président de la République du Sénégal, Macky Sall. La Biennale est par ailleurs soutenue à 75 % par le ministère de la Culture, dirigé par Abdou Latif Coulibaly. Un engagement étatique qui pourra laisser songeur, vu d’Europe ou d’Amérique… Et pourtant, les pouvoirs publics sénégalais ont bien compris l’enjeu du champ culturel dans ses rapports avec la question identitaire. Il y a peu, le ministre de la Culture précisait que l’édition Dak’art 2018 serait placée « sous le double sceau du renforcement des acquis et de l’innovation ». La promotion de la créativité africaine à l’échelle internationale permet ainsi, tous les deux ans, de faire de la Biennale de Dakar une vitrine du dynamisme continental. Cette...

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Mónica de Miranda représentée par la Galerie Sabrina Amrani de Madrid

La Galerie Sabrina Amrani de Madrid représentera dorénavant l’artiste et chercheuse portugaise d’origine angolaise, Mónica de Miranda. L’artiste est diplômée du Camberwell College of Arts, de l’Institute of Education de Londres et est titulaire d’une thèse de doctorat soutenue à l’Université de Middlesex. Elle a fondé le projet de résidence d’artistes Triangle Network au Portugal, ainsi que le Hangar Center for Artistic Research, à Lisbonne. En 2016, elle a été désignée comme lauréate du Novo Banco Photo Prize et a exposé au Museu Coleção Berardo à Lisbonne. Elle a aussi été nominée pour le Prix Pictet. L’artiste a participé à des expositions de groupe comme « Contemporary African Art and Aesthetics of Translations » à la Biennale de Dakar (Sénégal, 2016), « Telling Time » aux Rencontres de Bamako Biennale Africaine de la Photographie (Mali, 2015), « Ilha de São Jorge » à la 14e Biennale d’architecture de Venise en 2014, ou encore « Do you hear me » à la Fundação Calouste Gulbenkian (Portugal, 2008). Elle participera à la foire 1:54 à Londres pendant la semaine de...

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