« Bertrand Scholler »

Bertrand Scholler ou l’esprit Bellechasse

Plus qu’une adresse, le 55Bellechasse est un lieu singulier, parisien mais pas trop, où se croisent des talents hors-frontières. Une galerie d’art contemporain dont l’initiateur, Bertrand Scholler, encourage à « ré-humaniser le marché de l’art ». Dans le VIIe arrondissement de Paris, quartier cher aux ambassades, non loin de l’ancien couvent des Dames de Bellechasse, est nichée une galerie aux accents très contemporains. Le maître des lieux, Bertrand Scholler, s’y emploie depuis février 2013 « à combiner certaines traditions du métier de marchand d’artistes avec une vision entrepreneuriale et internationale des enjeux qui bouleversent ce métier depuis une dizaine d’années ». L’exercice est ambitieux, qui demande d’ailleurs quelques éclaircissements. Rencontre avec un homme de l’art, défenseur de nouveaux talents et artisan d’histoires exclusives. 55Bellechasse, c’est une jolie adresse, mais au-delà, quelle est la singularité de cette galerie ? On doit être la seule galerie, assez folle, pour présenter des artistes inconnus en foire. En général, les galeristes y présentent des œuvres relevant du second marché, des valeurs affirmées ou bien des choses très commerciales. Ce n’est pas notre cas, et je crois que notre singularité réside là. C’est une stratégie qui signifie aussi un engagement sur la durée, en faveur d’artistes émergents dont les signatures sont encore assez inédites. Ces artistes, je les réuni deux fois par an, je réexplique alors le propos, qui consiste à fonctionner comme une équipe. Niloufar Banisadr, Pascal Vochelet, Christiann Conradie, Vladimir Sulyagin… Ils sont tous très différents et, pour moi, très complémentaires. Le dénominateur commun, c’est qu’ils ont décidé de dédier leur vie à l’art, dans un engagement total, au point qu’ils ne pourraient sans doute pas faire autre chose. L’implication, c’est ça « l’esprit Bellechasse » ? Il y a en effet un « esprit Bellechasse », comme il y a aussi...

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