« Bâle »

Frame, la petite dernière des foires off d’Art Basel

Impossible de concurrencer Art Basel et ses 290 galeries exposant 4.000 artistes. Les foires off profitent plutôt de l’attraction de ce mastodonte pour proposer d’autres formats. Sur les 7 foires off présentes à Bâle cette année, certaines jouent le jeu de la spécialisation (photographie, livres), tandis que d’autres parient sur l’expérience proposée : c’est le choix retenu par la nouvelle venue Frame. Définie comme un espace d’art collectif, la foire repose sur la collaboration de treize galeries qui mettent en commun leurs ressources et expertise. Suivant le principe « on n’est jamais mieux servi que par soi même », Frame se met au service des galeries – et des collectionneurs. « Je pense que l’on atteint la fin d’un cycle » prédit Bertrand Scholler, galeriste parisien et co-fondateur de Frame. « Les équipes des grandes foires dépensent l’essentiel de leurs moyens à vendre des mètres-carrés au lieu de se pencher sur le contenu. Pendant ce temps, les foires sont comme une drogue pour les galeristes. Ça les détruits mais elles en ont besoin. Et les foires satellites sont devenues des roulettes russes, où la qualité baisse d’année en année. » Frame ambitionne de renverser la tendance, une ville à la fois. La foire se concentre sur de jeunes galeries qui présentent des artistes émergents, loin d’une ambition généraliste. Elle est cependant loin d’être seule sur le segment, puisqu’au moins trois foires off (Liste, Volta et Scope) affichent le même positionnement. Frame parie sur plusieurs choix stratégiques pour se distinguer. La foire de 800 m2, à taille humaine, est située dans le Basel Art Center, où tous les exposants occuperont des stands de même taille. Cette logique « less is more » se retrouve dans le programme VIP et les solos shows. Cette expérience complémentaire attirera-t-elle les visiteurs et les Bâlois ? Affaire à...

Tags : , , , ,

Dans l’atelier de Julian Schnabel

Une heure en compagnie de Julian Schnabel, qui pour Art Media Agency revient sur son parcours, la série des Plate Paintings, la surface et la matière, le cinéma, le soleil et les ombres… Rencontre à Manhattan. Né en 1951 à New York, ville dans laquelle il vit toujours, Julian Schnabel conserve cette réputation d’artiste indiscipliné. Remarqué très tôt par la critique, mais ne voulant se figer dans aucune figure stylistique, il se fait également connaître du grand public, en 1996, avec son film Basquiat. Depuis, il continue à peindre, sculpter ou réaliser des longs métrages, quand il ne surfe pas non loin de sa villa de Montauk. Julian Schnabel est également architecte d’intérieur… C’est d’ailleurs dans son palais vénitien du West Village, à New York, qu’il nous reçoit. Au cœur du Palazzo Chupi, dans lequel l’artiste a installé son atelier et son appartement. Vue sur l’Hudson…   Au tout début de votre carrière, dans les années 1970, avez-vous eu l’impression d’être proche de mouvements européens comme la Trans-avant-garde italienne ? On peut le penser formellement, mais connaissiez-vous les artistes qui la constituaient, tels Francesco Clemente, Sandro Chia, Enzo Cucchi ou Mimmo Paladino ? En 1982, quand Harald Szeemann assurait le commissariat de l’exposition « Settore Arti Visive », à laquelle j’ai participé à la Biennale de Venise, Francesco Clemente en était l’un des artistes. J’ai pu ensuite le revoir quand Jean-Christophe Ammann nous a exposés à Bâle, en compagnie d’Enzo Cucchi ou de Sandro Chia, et nous avons commencé à nous côtoyer. J’aimais particulièrement le travail de Clemente, notamment à cette période-là, et nous sommes ensuite devenus amis, mais avant cette rencontre, je ne savais pas qui étaient ces artistes.   L’époque était également celle de l’art post-conceptuel et minimal. Y avait-il donc chez vous une réaction à cela ? Vouliez-vous faire...

Tags : , , , , , , , , ,

Alexis Hubshman : « Scope est faite pour être défricheuse »

Scope fête cette année son onzième anniversaire, avec le lancement de Scope Haus, un nouveau centre d’art privé à Bâle. Son président, Alexis Hubshman, a su faire émerger cette foire qui rencontre aujourd’hui un grand succès. Pour cette édition, 70 exposants ont été sélectionnés. Indépendante, atypique… Scope est restée fidèle à ses engagements. Scope a maintenant seize ans. Son président, Alexis Hubshman, ne sort pas d’une école de commerce. C’est un artiste… et un entrepreneur. Il a travaillé dans une agence de paysage, il a même inventé un système pour marcher avec des patins à roulettes ! Il avait 20 ans. Finalement, avec ses gains, Alexis Hubshman a ouvert une galerie d’art dans le quartier de Meatpacking, à New York. Un quartier où il n’y avait pas encore de jeunes galeries. Trois ans plus tard, il décidait de créer sa propre foire d’art contemporain, Scope. Depuis, il a curaté bon nombre d’expositions, sur la Chine, l’Inde ou la diaspora du Moyen-Orient…   Pouvez-vous me parler du contexte général de Scope ? Nous avons commencé, il y a plus de dix ans, à Bâle, dans un très bel espace et nous nous installons désormais dans un bâtiment du Crédit Suisse, au cœur de la ville. C’est un très beau lieu, que Scope a maintenant pris en sa possession pour les cinq prochaines années, tous les jours de toute l’année. Je parle de ça car je suis d’abord venu à Bâle, au tout début, le plus simplement du monde, pour montrer de l’art contemporain émergent. Mon affaire a commencé il y a seize ans, au moment où il n’y avait pas de foires satellites ; nous avons ainsi été la première. Notre but est de montrer de jeunes marchands et des artistes émergents, alors qu’Art Basel, l’Armory, Cologne sont établies. Nous...

Tags : , , , , , ,

« Volta, plus de flexibilité dans le système »

Rendez-vous sur Volta, où la sélection est tout à la fois inventive et rigoureuse. Soixante-dix galeries vous y attendent, du 12 au 17 juin, pour le treizième opus de cette foire toujours très courue. Une balade dans les allées, en compagnie d’Amanda Coulson. Avant de créer Volta New York en 2008, elle a cofondé Volta Bâle. C’était en 2005. Aujourd’hui, critique d’art et commissaire d’exposition, Amanda Coulson est également directrice de la National Art Gallery of the Bahamas. Elle vit à Nassau. Son approche du marché ? Une vision avant tout curatoriale, un regard marqué par un grand sens critique… Pour sa treizième édition, la directrice artistique accueille sur Volta pas moins de 70 galeries issues de 43 villes différentes.   Pouvez-vous nous décrire cette édition 2017 ? Quelle en est l’atmosphère ? C’est une question plutôt difficile, car il y a du nouveau chaque année et c’est tout l’intérêt ! Nos galeries évoluent, certaines participent à des foires importantes, d’autres ont des projets différents… Mais nous travaillons de manière très organisée. Ainsi, à New York, nous ne présentons que des solo shows, tandis qu’à Bâle nous faisons des choses plus diverses, tout en demandant vraiment à nos galeries de changer leur programme pour chaque nouvelle édition. Nous ne sommes pas une foire qui cherche à glaner le plus de monde possible, nous souhaitons plutôt faire de Volta un lieu attirant pour les curateurs, les conservateurs ou les collectionneurs qui se sentent impliqués. Dès le départ, nous avons pensé que Volta prendrait place dans un hôtel de luxe, une auberge de jeunesse bon marché ou bien un boutique hotel… L’idée d’un concept soigné, mais à taille humaine, car nous avons toujours voulu constituer une sorte de répit par rapport aux foires principales, un endroit où les gens peuvent également venir se relaxer....

Tags : , , , , , ,

La galerie von Bartha représente Felipe Mujica et Ricardo Alcaide

La galerie von Bartha (Bale) représente les artistes Felipe Mujica et Ricardo Alcaide. Felope Mujica est né en 1974 à Santiago. Son travail mêle différentes pratiques telles que l’installation, le dessin, des sculptures éphémères et des gravures. Influencée par la modernité artistique internationale, son œuvre ajuste les mouvements de l’art à l’échelle internationale avec la situation politique et sociale de son pays, notamment les mouvements politiques des années 1960 et 1970. Il vit et travaille à New York depuis 2000. Ricardo Alcaide est né en 1967 à Caracas, au Vénézuala. Il vit et travaille à Sao Paulo. Son travail explore les environnements artificiels à partir d’une esthétique minimaliste, réalisant des œuvres qui introduisent les problématiques urbaines et architecturales tout en reflétant les problématiques sociales telles que la ghettoïsation, l’exclusion, ou encore la...

Tags : , , , , , ,

Ad.