« art libanais »

À l’ombre du pavillon libanais, entretien avec Janine Maamari

Collectionneuse et commissaire d’expositions, Janine Maamari a accepté de rencontrer Art Media Agency pour évoquer son futur projet, l’organisation du Pavillon libanais au sein de Singapore Art Fair — foire dédiée à la création artistique de la vaste région ME.NA.SA (Middle East, North Africa, South and South East Asia). Elle se déroulera au SUNTEC Singapore Convention & Exhibition Center du 27 au 30 novembre prochain. Au-delà de ce projet spécifique, l’entretien est également l’occasion d’élargir le propos : bouillonnement de la scène artistique libanaise, notamment grâce à une vivace nouvelle génération d’artistes, ébauche d’institutions muséales à Beyrouth et dynamisme de ses structures dédiées à la création artistique. Ne pas se limiter à un seul artiste Sollicitée par les deux promoteurs de Singapore Art Fair, Laure d’Hauteville et Pascal Odille, déjà à l’origine de Beyrouth Art Fair, Janine Maamari coordonne un pavillon de taille modeste, mais indépendant, dévoilant la première exposition consacrée aux artistes libanais de Singapour. La commissaire qualifie ce projet de « challenge personnel » et ne souhaite pas se limiter à un seul artiste, mais au contraire, proposer un véritable panorama. Découlant de cette volonté première de faire découvrir les talents de son pays, la sélection s’est ensuite déroulée à l’appréciation de la curatrice et selon le consentement des artistes. Onze artistes libanais contemporains Le Pavillon sera l’écrin de onze artistes libanais contemporains : Laudi Abilama, Mohamad-Said Baalbaki, Tagreed Darghout, Najla El Zein, Omar Fakhoury, Bassam Geitani, Dima Hajjar, MarwanSahmarani, Nadia Safieddine, Hiba Kalache et Alfred Tarazi. Chacun d’entre eux s’exprime via des médias variés : installation, sculpture murale, peinture à l’huile, acrylique, photographie etc. « L’art au-delà de la violence » Contrairement à sa démarche habituelle, Janine Maamari ne leur a pas suggéré de se pencher sur un thème particulier en les sollicitant au préalable de l’exposition. Mais, de visite d’atelier en discussions à bâtons rompus, elle s’est...

Tags : , , , , ,

« Art is the Answer! », à la fondation Boghossian

Bruxelles, le 12 avril 2012, Art Media Agency (AMA). La fondation Boghossian, installé à la villa Empain à Bruxelles, présente jusqu’au 2 septembre 2012 l’exposition « Art is the Answer! », consacrée à la scène artistique contemporaine libanaise. Selon le communiqué diffusé par la Fondation, il a fallu attendre les années 2000 pour que les artistes orientaux puissent communiquer avec les dynamiques artistiques occidentales. L’art permet aujourd’hui, néanmoins, d’exprimer et d’illustrer les frustrations des peuples face à l’instabilité. Cette activité artistique et culturelle suscite l’intérêt des occidentaux et contre-balance la peur issu du terrorisme. Le Liban affirme sa particularité. Préservée de la guerre dans les années 1960, mais dévastée par elle entre 1975 et 1990, Beyrouth est aujourd’hui encore en reconstruction. Les artistes évoquent alors souvent les dégâts de la guerre et participent au devoir de mémoire. Ils sont en première ligne en 2006, au moment de la guerre de trente-trois jours menée par Israël, réalisant des œuvres sur tous les supports, exposées dans le monde entier. L’ouverture en 2009 du Beirut Art Center, et celle en 2010 du Beirut Exhibition Center, sonnent comme un retour au calme dans la capitale libanaise. C’est cette histoire que retrace « Art is the Answer! », avec des œuvres de Ziad Abillama, Ziad Antar, Ayman Baalbaki, Mohamad-Said Baalbaki, Chaza Charafeddine, Zena el Khalil, Fouad Elkoury, Najla el Zein, Hiba Kalache, Karen Kalou, Nadim Karam , Abdulrahman Katanani, Taline Kechichian ou encore Alfred Tarazi. Les stylistes et designers Karim Chaya, Karen Chekerdjian, Nada Debs, Milia Maroun, Wyssem et Cécile Nochi ou Ranya Sarakbi sont également au programme. Par ailleurs, un diptyque du photographe français Franck Christen, Cèdres, Bcharré (2002), prêté par la galerie Kettaneh Kunigk de Beyrouth, fait figure d’œuvre de bienvenue pour ces artistes libanais. Un catalogue signé par l’historien de l’art Gregory Buchakjian sera disponible...

Tags : , , , , , , ,

Le Liban sera présent à la Biennale de Venise même sans pavillon

Venise, le 27 avril 2011, Art Media Agency (AMA). Il n’y aura pas de pavillon libanais à la 54ème Biennale de Venise. Le projet « Le Liban : un état d’esprit » n’a pas plu à de nombreux libanais travaillant dans le domaine culturel. Le commissaire libanais Georges Rabbath avait annoncé fin 2010 que le Liban aurait pour la deuxième fois son pavillon à la Biennale de Venise. Huit artistes devaient être exposés dont deux avaient été désignés après la déclaration. Certains d’entre eux feront partie du nouveau projet tels que Ricardo Mbarkho, Shawki Youssef, Cornelia Krafft, Etel Adnan et Annabel Daou. Georges Rabbath a effectivement annoncé que même sans pavillon le Liban serait présent à la biennale. Dans l’espace réservé au Danemark ainsi que dans d’autres lieux, le projet « Le Liban : un état d’esprit » se présentera sous la forme de performances dont le sujet sera celui de nouveaux amendements pour la constitution libanaise. Ceux-ci seront inventés par les spectateurs. Le but est d’initier l’idée d’une constitution ou de prendre conscience que cela est impossible. Le système de la biennale est très controversé car on accuse les organisateurs de favoriser les pays riches et plus particulièrement l’occident. La biennale se veut être un des évènements les plus représentatifs de la scène internationale mais ne le serait pas tant que...

Tags : , , , , , , , ,

Ad.