« art contemporain africain »

Marie-Ann Yemsi : « Notre futur est africain »

Celle qui sera la prochaine commissaire des Rencontres de la photographie de Bamako revient sur sa passion pour l’art contemporain africain et la découverte – bien tardive – de la richesse de ce continent de création. Après des études qui la destinaient à une grande carrière de cadre au sein de groupes internationaux, Marie-Ann Yemsi prend un virage en 2005 lorsqu’elle fonde Agent Créatif(s), une agence qui lui permettra de mêler son appétit pour l’art contemporain et sa soif entrepreneuriale. Ses origines allemandes et camerounaises l’ont emmenée de voyage en voyage, d’aventure en aventure. Non contente de superviser cette année le focus africain d’Art Paris Art Fair, elle est également commissaire de l’exposition « Le jour qui vient » à la Galerie des Galeries. En décembre, le public pourra découvrir sa sélection d’artistes vidéastes et photographes à l’occasion des 11e Rencontres de Bamako. Marie-Ann Yemsi nous explique pourquoi c’est enfin le moment de l’art contemporain africain et pourquoi il était grand temps ! À quand remonte votre passion pour l’art contemporain ? À ma petite enfance. Mes parents m’ont toujours emmenée dans des musées. Nous voyagions également beaucoup, sur plusieurs continents, ce qui m’a probablement forgé une certaine ouverture du regard… Après une première partie de carrière dans le luxe et la communication, j’ai souhaité trouver une activité qui me permette de vivre ma passion. C’est devenu Agent Créatif(s), une structure à la jonction entre le conseil et l’accompagnement de projets concernant l’art contemporain africain et la production artistique. Parlez-nous de votre rencontre avec Guillaume Piens et les organisateurs d’Art Paris. C’est à l’occasion de mon exposition à Bruxelles, au Brass, « Odyssées africaines », qui présentait 17 artistes du Sud-Est africain. Il s’agissait de pièces importantes d’une jeune génération, qui n’avaient jamais été vues jusqu’alors. En tout cas,...

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André Magnin : il paraît que l’art contemporain africain est à la mode…

Le dernier dîner-débat organisé par Art Media Agency mettait à l’honneur André Magnin, spécialiste réputé de l’art africain, invité à converser autour du thème « Il paraît que l’art contemporain africain est à la mode… » Retour sur la tendance. Des cheveux blancs en bataille, un air malicieux caché derrière des lunettes rondes transparentes, un air — à dessein ? — distrait, un style cultivant le négligé chic. André Magnin est un baroudeur qui a traversé l’Afrique de part en part. Il en a gardé un esprit libre, un brin provocateur, que l’on retrouve déjà dans le titre qu’il a souhaité donner à l’événement : « Il paraît que l’art contemporain africain est à la mode… » Pour Magnin, cela fait déjà longtemps que l’art africain est une tendance forte, peut-être depuis son enfance passée à Madagascar ? Assurément, depuis qu’il a commencé à arpenter le continent noir au milieu des années 1980 — ainsi que la Papouasie et le « Grand Nord » —, à la recherche de nouveaux artistes pour l’exposition « Les Magiciens de la Terre » qu’il organisait aux côtés de Jean-Hubert Martin. L’exposition a été présentée en 1989, conjointement au Centre Pompidou et à la Grande Halle de la Villette. C’était la première du genre à s’intéresser réellement aux arts non occidentaux. Des Magiciens de la Terre à la CAAC Mais le basculement opère véritablement quand André Magnin devient directeur artistique de la « Contemporary African Art Collection » (CAAC), collection privée de l’investisseur italien Jean Pigozzi, qui s’est imposée en deux décennies comme une référence dans le monde de l’art. Cette collection, qui flirte avec les 12.000 pièces, c’est André Magnin qui l’a créée, peu ou prou. Rassembler les œuvres était une chose, encore fallait-il les montrer, les faire connaître. Ce à quoi s’est attaché André Magnin de 1989 à 2009 avec « des centaines de prêts »...

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Le springtime de l’art contemporain africain ?

L’Afrique connaît depuis un certain temps un immense intérêt sur le marché de l’art international. À l’occasion de AKAA, foire parisienne d’art contemporain et de design d’Afrique, Art Media Agency a tourné son regard vers les événements liés à la scène artistique africaine. Panorama. 17.000 visiteurs… venus pour voir uniquement de l’art d’Afrique ! Foire de référence en art contemporain africain, la 1:54 Contemporary African Art Fair a rassemblé 40 galeries venues de 18 pays lors de sa troisième édition, qui s’est déroulée en octobre dernier à Londres. En termes de ventes, le bilan de l’édition est lui aussi plutôt positif. Un prix record d’environ 337.000 € a d’ailleurs été enregistré pour une œuvre de l’artiste caribéen Zak Ové. « Une réflexion encourageante de la popularité en hausse de l’art contemporain africain », considère sa fondatrice, Touria El Glaoui. À Paris, où depuis deux ans se multiplient les événements et expositions autour de l’Afrique, une nouvelle foire d’art contemporain africain vient de voir le jour. Baptisée Also Known As Africa, cette première foire d’art contemporain et de design africain organisée en France présente une trentaine de galeries, dont environ la moitié venant des quatre coins de l’Afrique. Il reste à voir si AKAA atteindra l’ampleur de 1:54. Pour le moment, sa fondatrice, la jeune franco-américaine Victoria Mann, se montre modeste en espérant accueillir entre 5.000 et 8.000 visiteurs. Cet épanouissement du marché de l’art contemporain africain se reflète aussi dans un nombre croissant de foires mettant un focus sur l’Afrique, comme l’a fait cette année l’Armory Show à New York ou le fera en 2017 Art Paris Art Fair. En dépit de cette belle actualité, le nombre des foires se concentrant exclusivement sur l’art contemporain africain reste limité. À cela il faut ajouter que les plus grandes foires internationales d’art contemporain...

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Scènes africaines dans les viseurs du Nord

Alors que l’art contemporain africain gagne un peu plus chaque année en visibilité depuis le tournant du XXIe siècle, il semble que 2015 marque la consécration de l’Afrique sur la scène artistique internationale. Avec le commissaire et critique nigérian Okwui Enwezor à la direction artistique de la section arts plastiques de la 56e Biennale de Venise — qui se termine le 22 novembre — la remise du Lion d’Or à l’artiste ghanéen El Anatsui pour l’ensemble de sa carrière, la première édition new-yorkaise de 1:54 Contemporary African Art Fair du 15 au 17 mai 2015 ou encore le lancement de AKAA – Also Known as Africa, du 3 au 6 décembre 2015, à Paris, les regards se tournent de plus en plus vers les scènes africaines. En 2014, Touria El Glaoui, la fondatrice de 1:54 Contemporary African Art Fair — qui se déroule à Londres jusqu’au 18 octobre 2015 — déclarait à Art Media Agency : « Je crois qu’il s’agit de l’un des derniers continents à découvrir, il n’y a pas encore eu ce focus sur l’Afrique ». Le déploiement de l’art contemporain africain à une échelle internationale remonte à la fin des années 1980, avec notamment la fondation de Dak’Art en 1989, la biennale la plus ancienne d’Afrique et des Rencontres de Bamako, au Mali, en 1994, dont la 10e édition se déroule du 31 octobre au 31 décembre 2015. En 1989, en France, Jean-Hubert Martin, le commissaire de l’exposition « Magiciens de la Terre », au Centre Pompidou, à Paris, voulait étendre un art contemporain qui lui semblait réservé à l’Occident aux expressions artistiques africaines. Pourtant, cette Afrique qui se présente aujourd’hui comme un nouveau bloc d’opportunités pour le marché de l’art est un carrefour d’histoires plurielles. Parmi ses 54 pays, les cultures et les pratiques...

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1:54 Contemporary African Art Fair 2015

1:54, leader européen des foires dédiées à l’art contemporain africain, s’installe à New York du 15 au 17 mai 2015, pour la première fois. L’édition londonienne se tiendra, par ailleurs du 15 au 18 octobre 2015. En référence aux 54 pays qui composent le continent africain, le nom de la foire est évocateur de son éthos : elle se veut une plateforme qui s’engage à représenter la multiplicité et à mettre en valeur la diversité de l’art contemporain africain ainsi que sa production culturelle auprès d’un public international. La foire comprend également une programmation éducative ainsi qu’un programme artistique dirigé par Koyo Kouoh qui propose une série de conférences, de projections et de tables rondes auxquelles sont invités les plus éminents curateurs, artistes et conseillers artistiques. 1:54 a été fondée par la Marocaine Touria El Glaoui, spécialiste en développement de projets, sous le nom d’Art Africa Ltd. L’édition new-yorkaise de cette foire, confiée à Rashid-Ali / RA Projects, se tiendra au Pioneer Works, un immeuble industriel situé dans le quartier de Brooklyn. L’édition londonienne de 1:54 se tient, quant à elle, au Somerset House, immeuble historique et centre culturel majeur, en plein cœur de...

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