« art brut »

Pour en finir avec « l’art des fous »

Le docteur Anne-Marie Dubois est psychiatre, responsable de l’unité d’art-thérapie au sein de l’hôpital parisien Sainte-Anne. Elle assure également la responsabilité scientifique du musée dédié à la création asilaire. Quand la psychiatrie rencontre l’histoire de l’art…   Les ateliers se multiplient, la demande des patients augmente… Du traitement de l’anxiété à celui de la schizophrénie, l’art-thérapie connaît depuis une trentaine d’années un engouement croissant au sein des institutions de soins. Utilisées dans le champ psychiatrique, les techniques de l’art-thérapie, dites « psychothérapies à médiation artistique », pourraient aussi changer notre regard sur l’altérité. Et nos peurs envers la folie… Pour en savoir plus sur cet art aux contours encore flous, nous sommes allés à la rencontre d’un médecin psychiatre, le docteur Anne-Marie Dubois, en charge de l’unité d’art-thérapie à la Clinique des Maladies Mentales de l’Encéphale. Au cœur de l’hôpital parisien Sainte-Anne, cette clinicienne est également responsable scientifique du Musée d’Art et d’Histoire, dont la création remonte à la fin du XIXe siècle. On lui doit de nombreuses expositions, en qualité de commissaire, dont « Les Unes et les Autres », « Psilocybine » ou « Elle était une fois », consacrée à la Collection Sainte-Anne (accrochage jusqu’au 28 février 2018). Des enjeux thérapeutiques à l’engagement esthétique, Anne-Marie Dubois revient sur cet « art psychopathologique ». Elle évoque pour nous cette pratique singulière, aux frontières de la maladie mentale et de l’histoire de l’art. Entretien.   Avec l’exposition « Elle était une fois », vous revenez sur l’histoire de la collection de l’hôpital Sainte-Anne. Quelles en sont les grandes lignes ? Les œuvres les plus anciennes datent de 1858. Au XIXe siècle déjà, un certain nombre de psychiatres et d’artistes se sont intéressés à ces productions spontanées de malades, au sein des hôpitaux. Des malades qui découvraient pour certains,...

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Art contemporain : bilan positif pour la semaine parisienne

Alors que la Frieze Art Fair obtenait à Londres début octobre des résultats mitigés, l’édition parisienne de la FIAC, du 20 au 23 octobre derniers, a pris son envol. Outre la programmation des galeries présentes sous la nef du Grand Palais, l’actualité dans la capitale était foisonnante : foires off, expositions muséales, mais aussi dans les galeries. La fréquentation de la Foire Internationale d’Art Contemporain était au beau fixe, « avec 0,5 % de hausse de fréquentation, ce qui est un exploit », souligne la directrice de la foire, Jennifer Flay, au magazine Le Figaro­, et ce malgré une baisse du côté des visiteurs américains. Alors que ces derniers ont déserté Paris, les visiteurs européens, eux, ont permis de contrebalancer cette tendance — avec une augmentation de la présence des VIP à hauteur de 9 %. L’avenue Winston-Churchill, rendue piétonne pour l’occasion, a su ravir les amateurs, qui pouvaient passer du Grand au Petit Palais en admirant les œuvres peintes à même le sol de Jacques Villeglé ou encore Lawrence Weiner, avant de se plonger dans un univers différent du premier. Alors que le Grand Palais accueillait les galeries les plus importantes — la Galerie 1900-2000, notamment, vendait une trentaine d’œuvres, dont l’une estimée à 500.000 $, quand le Salon Jean Perrin offrait, lui, des stands aux programmations pointues — le Petit Palais regorgeait d’œuvres monumentales s’étant insérées dans les collections permanentes, à l’occasion d’In Situ. On avait bien du mal à parcourir tous les événements, tant Paris comptait de foires off réunies dans cette folle semaine. Citons par exemple la foire Outsider, consacrée à l’Art brut, qui a connu de bons résultats malgré le manque là aussi des collectionneurs américains. Une belle édition, grâce entre autres à la présentation d’œuvres d’artistes historiques comme Henri Darger — exposé au Musée d’Art Moderne...

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L’Outsider Art Fair 2017

Après l’édition parisienne de l’Outsider Art Fair, qui s’est tenue en parallèle de la FIAC, avec Becca Hoffman aux manettes, on prépare déjà l’opus américain. Les dates sont fixées à la rentrée 2017, du 19 au 22 janvier très exactement. C’est à New York, au Metropolitan Pavilion, que l’on se rendra pour assister à cette foire (re)lancée en janvier 2013 par le galeriste Andrew Edlin. Un événement qui, au fil des années, a permis de réunir les collectionneurs autour de cet art dit « singulier ». Une jolie programmation, donc, mêlant les grands classiques de l’art brut aux productions des artistes...

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Précisions pour la prochaine Outsider Art Fair 2016

La 4e édition parisienne de l’Outsider Art Fair aura lieu du 20 au 23 octobre 2016, à l’Hôtel du Duc, sur un espace d’exposition de 1000 m2 réunissant comme chaque année une sélection des galeries internationales spécialisées dans l’art brut et outsider. Cette édition se déroulera trois mois avant la 25e édition de la foire à New York qui se déroulera au Metropolitan Pavilion. Cette édition comporte comme nouveautés l’entrée de treize nouvelles galeries dont la Galerie Chave (Vence), The Good Luck Gallery (Los Angeles), Bruce Haines (Londres), la Galerie Anders Hus (Paris), Alessio Menesini (Gênes), la Galerie Frederic Moisan (Paris), Shrine (New York), qui exposeront aux côtés d’Andrew Edlin (New York), de la Galerie du Marché (Lausanne), de Creative Growth (Oakland), Ricco Maresca (New York), La S Grand Atelier (Vielsalm, Belgique), Cavin Morris (New York) et Rizomi Art Brut (Turin). Cette année encore, l’édition se produit en partenariat avec La Halle Saint-Pierre qui hébergera la librairie de référence de la foire en proposant une sélection de livres, de catalogues et d’ouvrages inédits en France. Fondée en 1993 à New York, l’Outsider Art Fair a été reprise en 2012 par Wide Open Arts, agence dirigée par Andrew...

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Un musée d’art brut ouvre à Montpellier

Un nouveau musée consacré à l’art brut a ouvert à Montpellier le 9 avril dernier : l’atelier-musée des Arts brut, singulier et autres. Le musée est installé dans le quartier des Beaux Arts, précisément au 1 rue Beauséjour à Montpellier. Après Paris, Lille, Lausanne. 300 créateurs sont exposés sur 600 m2. L’art brut présente des artistes présentant une forme d’altérité, sociale, mentale, culturelle, souvent autodidactes. L’art brut présente des créations qui n’entrent pas dans les codes de l’art contemporain. L’initiative est à mettre au crédit de Patrick et Denys Michel, les fils de Fernand Michel, lui-même auteur d’art brut, surnommé « l’artiste zingueur » parce qu’il était fasciné par le zinc dans son activité de relieur. Lui même avait réuni une collection d’art brut qui comprenait environ 750 oeuvres. Un projet porté par ses deux fils, étalé sur sept ans, le temps qu’il a fallu pour réunir près de 800 nouvelles pièces majeures de l’art brut pour un total de 2.300 œuvres réalisées par près de 250 créateurs. L’atelier-musée ouvre par une rétrospective consacrée à Fernand Michel, visible d’avril à septembre 2016. L’occasion aussi de retrouver les grands noms de l’art brut tels qu’Aloïse Corbaz, Adolf Wölffli ou encore Augustin...

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