« Antoine Boudin »

La mauvaise herbe, ça existe ? entretien avec Antoine Boudin

Le travail d’Antoine Boudin, designer français, est au cœur de différents projets à Paris, alors que les D’Days mettent le design à l’honneur jusqu’au 25 mai. Le Palais de Tokyo et la maison Hermès présentent tous les deux son travail avec la canne de Provence, graminée géante très présente dans le sud de la France. Au Palais de Tokyo, l’exposition « arundo e estrambord » lui est dédiée. Il en assure d’ailleurs la scénographie. En parallèle avec cette exposition, il a été invité par Hermès et Pascale Mussard — directrice artistique de Petit h — à travailler cette plante souvent qualifiée de « mauvaise herbe ». Ce projet propose une ligne d’objets uniques fabriqués en collaboration avec les ateliers Hermès. Le jeune designer évoque pour AMA son parcours, son travail et sa vision du design contemporain. De quelle manière le design s’est-il inscrit dans votre parcours ? Le design m’est venu assez naturellement. Au départ, je souhaitais être architecte naval. Mais, j’étais un cancre en mathématiques et en sciences. Quelque part, mon cerveau m’en a empêché. De fil en aiguille, j’ai développé un véritable intérêt pour l’art. Je travaillais aussi tous les étés chez un menuisier, lorsque j’étais adolescent. Mon cheminement est finalement assez cohérent. J’ai suivi l’enseignement d’une école préparatoire à Paris, avant d’intégrer l’école cantonale d’art de Lausanne, en Suisse. Trois ans plus tard, j’y recevais le diplôme de designer industriel. Pour ce diplôme, j’ai conçu un bateau de camps à voile latine, Quieu Bagna. Je suis ensuite parti à Londres et je suis devenu l’assistant d’un designer qui s’appelle Alexander Taylor. Et en 2009, j’ai remporté le Grand Prix Design Parade de la villa Noailles. Pourriez-vous nous en dire plus sur l’objet qui vous a permis de remporter ce prix ? Il s’agit d’un fauteuil, D’eici se vei l’Almanarre. Cela signifie :...

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