« antiquaires »

La Biennale Paris : le vent du renouveau

Nouvelle formule pour une foire historique. Cette année, La Biennale Paris entame sa renaissance dans le plus pur respect des traditions. À constater de visu au Grand Palais, jusqu’au 17 septembre. Le salon le plus huppé de la planète, fort de son héritage, s’ouvre vers de nouveaux horizons. « Confiance, confiance, confiance ! » Telle pourrait être, s’il en fallait une, la devise de cette 29e édition de la Biennale, ex-Biennale des Antiquaires, qui se tient actuellement au Grand Palais jusqu’au 17 septembre… Et ce n’est sûrement pas Christopher « Kip » Forbes, président de ce nouvel opus, qui prétendrait le contraire. « La Biennale Paris est la foire la plus importante dans son domaine en France et l’une des plus importantes au monde », affirme le milliardaire américain qui, cette année, succède à Henri Loyrette, l’ancien président du Louvre. « J’essaierai de conserver le niveau d’excellence établi par mes éminents prédécesseurs et j’espère contribuer à faire de cette édition de la Biennale la plus brillante ayant jamais existé ». Le pari est lancé… Christopher Forbes parviendra-t-il à le tenir ? Christopher Forbes, ambassadeur de choc En faisant appel cette année à une personnalité majeure du marché de l’art, le Syndicat National des Antiquaires, organisateur de l’événement, a fait le choix de la compétitivité. Dans le milieu, Christopher Forbes est en effet de ceux que l’on ne présente plus. Forbes, c’est avant tout un nom à la résonance planétaire, associé au magazine éponyme, l’une des principales revues financières américaines, connue pour son classement annuel des plus grandes fortunes mondiales. La renommée de l’homme d’affaires parle donc en sa faveur et au bénéfice des actions qu’il soutient. S’il fallait résumer le profil de Christopher Forbes, on pourrait dire que celui-ci correspond, à peu de choses près, à celui du parfait amateur d’art. Après...

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Un prêt inédit du musée de l’Ermitage

La Biennale des Antiquaires présente une exposition sans précédent d’objets et de meubles français du XVIIIe siècle, issus de la collection de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Un événement de tout premier ordre. Le vice-président du Syndicat National des Antiquaires et directeur de la Galerie Dragesco-Cramoisan à Paris, Bernard Dragesco, a été choisi pour assurer le commissariat scientifique de l’exposition « Un siècle d’élégance française, chefs-d’œuvre du XVIIIe siècle ». Soit trente-cinq pièces emblématiques des arts décora-tifs français du siècle des Lumières, provenant du musée de l’Ermitage. Un prêt exceptionnel, constitué de pièces n’ayant jamais quitté le sol russe. Bernard Dragesco révèle ici les coulisses de cet accrochage et revient sur le marché des objets XVIIIe. Comment cette exposition a-t-elle pu être montée ? Jean-Daniel Compain, le directeur général de la Biennale, et l’ancien haut fonctionnaire du ministère de la culture, Georges-François Hirsch, ont eu l’idée de mon-ter une exposition sur les arts décoratifs français du XVIIIe avec des œuvres de l’Ermitage. Nous souhaitions faire venir des objets qui ne sont jamais venus en France pour que ce soit une belle exposition pour le grand public, mais aussi qu’elle reflète un fort intérêt pour les spécialistes tant en France qu’à l’étranger. L’exposition a pu ainsi être montée grâce à l’expérience et aux bonnes relations de Georges-François Hirsch avec la direction et les conservateurs de l’Ermitage, ainsi qu’au soutien très actif de l’Institut français à Saint-Pétersbourg. Les conservateurs du musée ont d’abord établi une première liste d’une centaine de numéros. Et nous avons fait des choix avec une liste plus restreinte pour avoir un ensemble cohérent de trente-cinq objets. Nous avons tenu compte de l’intérêt et de la rareté, et de ce qui existe déjà dans les collections françaises. Je suis allé sur place pour les voir tous et vérifier leur état. Qu’y a-t-il...

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Dominique Chevalier : vendre du rêve… mais pas seulement !

Où il est question de renouveau, d’identité et de stratégie, de vetting et d’une certaine fraîcheur retrouvée. À la manœuvre, Dominique Chevalier, président du Syndicat National des Antiquaires. Explications. La Biennale des Antiquaires change de rythme. Désormais annuel, l’événement le plus chic du marché de l’art voit aussi son principe d’organisation connaître des « évolutions profondes ». Le Syndicat National des antiquaires, qui organise ce raout d’excellence depuis plus de cinquante ans, promet pour cette vingt-huitième édition « un nouveau rayonnement »… AMA a voulu en savoir plus sur les coulisses de ce rendez-vous annoncé comme la « quintessence de l’art de vivre à la française ». À la veille du vernissage, où près de 7 000 invités sont attendus, une visite backstage. Peter Fuhring, Robert Landau, Maryvonne Pinault… Le gotha des arts est réuni au sein d’une nouvelle « commission Biennale ». Quel regard ces « personnalités qualifiées » ont-elles apporté à cette édition ? Ce que souhaite le public de la Biennale des Antiquaires, aujourd’hui, c’est être surpris. C’est important, d’autant qu’il existe désormais un assez grand nombre de manifestations, foires et salons d’antiquaires, et qu’il n’est d’ailleurs pas rare de retrouver d’un événement à l’autre les mêmes tableaux, les mêmes meubles… Notre première motivation a donc été d’apporter à cette nouvelle édition une vraie fraîcheur, avec notamment quelques petites touches de contemporain. Cette « commission Biennale » a été constitué par Henri Loyrette (ancien patron du musée du Louvre, de 2001 à 2013, NDLR), avec l’idée de rééquilibrer le pouvoir du conseil d’administration du Syndicat National des Antiquaires, composé de marchands. Le choix de ces nouvelles « personnalités qualifiées » – qui dressent la liste des exposants – permet d’éviter l’entre-soi. Cela permet de se dégager des amitiés et des inimitiés. J’aime cette idée de transversalité, avec une commission accueillant désormais des collectionneurs, des historiens d’art, des conservateurs et des...

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Biennale des Antiquaires, le rendez-vous superlatif

Un plateau international, la fine fleur du négoce d’art… C’est la Biennale des Antiquaires, le spot le plus élégant de la rentrée parisienne. Du 10 au 18 septembre, sous la verrière du Grand Palais. Lumineux. Deux fois plus… C’est un peu l’esprit qui préside à cette nouvelle édition de la Biennale des Antiquaires : l’événement sera désormais annuel. Au risque de secouer les règles de la sémantique calendaire, de la tradition culturelle et de l’arithmétique marchande, le très sérieux Syndicat National des Antiquaires abrège le temps, mais conserve l’espace (toujours le Grand Palais, à Paris). Pour sa vingt-huitième édition, le SNA n’a pas ménagé sa peine. Une petite révolution copernicienne à l’envers, donc, qui pourrait bien faire de cette manifestation créée en 1962 le rendez-vous le plus géocentré du commerce d’art. Conjonction ultime du goût et de l’argent, aspirateur de beautés superlatives, l’endroit semble idéal pour un shopping de rentrée. À la tête de ce Syndicat à l’élégance toute parisienne, Dominique Chevalier, grand ténor du négoce de la tapisserie, installé quai Voltaire, déroule la trame. « L’ambition du conseil d’administration est de conforter et d’amplifier la place unique et incontournable qu’occupe la Biennale dans le calendrier des grandes manifestations internationales, tout en répondant à la dynamique et à l’évolution du marché actuel ». Comprenez : pas question de courber l’échine face à la concurrence frontale exercée par la Tefaf de Maastricht (The European Fine Art Fair), autre blockbuster de l’excellence qui, chaque année en mars, casse la baraque dans un coin perdu des Pays-Bas… et lance deux sessions new-yorkaises, en octobre prochain et mai 2017. Des évolutions profondes Bien sûr, en art comme en amour, en esthétique comme en marketing, tout est dans le tempo. Mais pas que… Le « nouvel élan de la Biennale » ne se résume pas à un vote...

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23 ème édition de la Chelsea Antiquarian Book Fair

Londres, le 2 septembre 2013, Art Media Agency (AMA). Les 2 et 3 novembre 2013, la 23e Chelsea Antiquarian Book Fair se tient au Chelsea Old Town. Organisée par l’Antiquarian Booksellers’Association (ABA), membre de l’International League of Antiquarian Booksellers (ILAB), la manifestation réunit 80 marchands britanniques et étrangers, qui proposent tous types de livres, manuscrits et éphémères. Graham York de l’ABA Chelsea Committee, précise « Nous répondons à la demande d’acheteurs de tous âges et goûts, qui cherchent à combler un manque dans une collection, ou à trouver l’inspiration pour commencer une petite collection. […]. Les livres, manuscrits et documents éphémères seront en vente à des prix allant de quelques pounds à plusieurs milliers, et certains des plus grands experts dans leur domaine seront présents […] Dans l’ère numérique impersonnelle, rien ne vaut probablement l’expérience consistant à voir, à manipuler et acheter de beaux livres, avec une garantie d’authenticité. »    ...

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