« Akademie der Künste »

Biennale de Berlin : travestir le présent, un art contemporain

La 9e Biennale de Berlin, intitulée « The Present in Drag », fermera ses portes le 18 septembre dans les cinq lieux qu’elle occupait — Akademie der Künste, ESMT, Feuerle Collection, KW Institute et sur les bateaux Blue-Star. Cette nouvelle édition, dont le commissariat a été dirigé par le collectif DIS, commente le présent et ses contradictions, le « post-contemporain », à travers le prisme de l’art. La 9e Biennale de Berlin, on y entre par la petite porte. C’est par une entrée tout à fait banale du KW Institute for Contemporary Art que l’on se retrouve projeté dans l’installation d’Amalia Ulman (Privilege, 2016). Moquette grise, rideaux gris, trois écrans, une barre de pole dance, quelques ballons rouges à même le sol et un pigeon. Une ambiance à la « black lodge » qui reprend les couleurs et les thèmes prisés de la jeune artiste sur Instagram — plateforme où elle accuse quelque 120.000 abonnés. Le pigeon, Bob 2.0, est un clin d’œil au sidekick « Bob The Pigeon » omniprésent dans la mythologie d’Amalia Ulman, où sa légèreté adoucit les interstices dans lequel se place le travail de l’artiste : les relations de pouvoir, la question de l’égalité homme/femme, mais aussi les complaintes de la grossesse — privilège des femmes. Si cette fameuse porte renforce l’aspect immersif de l’installation, la première salle de « The Present in Drag » donne globalement le ton. Une volonté de casser les codes, de changer les tropismes de la monstration de l’art, de favoriser l’immersion et rétablir la place de l’artiste dans le dialogue social. Où cela nous emmène-t-il ? La 9e Biennale de Berlin était une biennale… Il y a du classique dans cette 9e Biennale de Berlin, qui accueille son lot d’artistes rompus au circuit des expositions internationales. Korakrit Arunanondchai, Jon Rafman, Camille Henrot ou Simon Fujiwara font ainsi partie du contingent. Camille Henrot...

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Le prix Käthe Kollwitz 2011 décerné à Cardiff et Bures Miller

Berlin, le 28 juin 2011, Art Media Agency (AMA). Le prix Käthe Kollwitz 2011 a été remis au duo d’artistes, Janet Cardiff et George Bures Miller. En récompense, ils pourront exposer quatre de leurs œuvres lors d’une exposition au Pariser Platz, dans l’Akademie der Künste. Janet Cardiff est née en 1957 au Canada et vit actuellement entre Berlin et Grindod — située au Canada —, tout comme George Bures né par contre, en 1960. Les deux artistes sont en couple. Cardiff et Bures Miller ont représenté le Canada à la 49e Biennale de Venise à travers leur pièce, Paradise Institute, réalisée en 2001. L’œuvre est une salle de cinéma de 16 places, dans laquelle les spectateurs regardent des films et prennent part à l’action au titre de témoin du crime mis en scène. Ils ont gagné avec Paradise Institute le prix spécial de la biennale. Le jury du prix Käthe Kollwitz 2011 s’est décidé en faveur de ce duo d’artistes, car celui-ci a largement fait évoluer en 20 ans l’usage du son dans l’art contemporain. Bures Miller et Cardiff cherchent à dérouter la perception sonore de l’homme, considérée comme plus difficile à perturber que la perception visuelle. Dans Paradise Institute, les participants devaient mettre des écouteurs, afin d’entendre l’atmosphère sonore d’une vraie et grande salle de cinéma et non pas de la salle de 16 places dans laquelle ils se situaient. Ainsi et avec succès, les artistes sont parvenus à faire perdre leurs repères auditifs aux spectateurs part le biais d’une illusion auditive. La seconde étape consistait à éveiller leur instinct animal, plus apte à se révéler dans ces conditions, en envoyant des sons visant à susciter la peur. La peur primale et les ressentis intenses sont deux thèmes majeurs de l’œuvre de Cardiff et Bures...

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Exposition Sigmar Polke à Berlin

Berlin, le 14 janvier 2011. AMA. Dans son hommage à Sigmar Polke (1941-2010), Klaus Staeck revient sur l’amitié et les relations professionnelles longues de quatre décennies, dédiant une exposition très personnelle à l’Akademie der Künste de Berlin à un des artistes allemands les plus importants. L’amitié avec Polke était due au fait que Staeck n’était pas seulement un éditeur et un galeriste mais aussi un collègue artiste. L’exposition à la Pariser Platz présente 90 feuilles de grande taille de Polke, couvrant plusieurs décennies. Des objets comme le célèbre Kartoffelmaschine de 1969 ou encore des témoignages et des photographies révélant une vie artistique riche sont présentés. Staeck ouvre ses archives privées documentant une intimité qu’il accompagne de photographies. Il présente pour la première fois des correspondances par fax utilisées de manière ludique par Polke, des factures, invitations et catalogues incorporés, édités et dessinés. Les documents révèlent le caractère politique et public de l’artiste Sigmar Polke. L’exposition montre aussi la série Wir Kleinbürger – Zeitgenossen und Zeitgenossinneun. L’ensemble de dix pièces des années 1974-76 comporte une variété unique d’images, de symboles et de citations provenant de l’imagerie populaire. Elle joue un rôle central dans le travail de Polke. Avec l’aide de la Michael & Susanne Liebelt-Foundation, la série est montrée dans l’exposition de l’Akademie der Künste. « Sigmar Polke. Eine Hommage » est à voir jusqu’au 13...

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