« Aborigènes »

Effet Boomerang à Genève

Le MEG consacre une exposition à la diversité et la richesse des arts d’Australie. «  L’effet boomerang. Les arts aborigènes d’Australie  », propose aussi une réflexion sur la colonisation de la terre australe, à travers une perspective politique et esthétique. C’est en  1770 que l’explorateur britannique James Cook, représentant du roi Georges  III, posa le premier pied occidental sur la terra incognita, aujourd’hui appelée Australie. Il baptisa ce territoire pourtant peuplé la Terra nullius – la «  terre de personne  », une expression qui en dit long sur le regard porté sur les autochtones longtemps considérés comme l’incarnation de la société primitive. Pourtant, les «  cultures matérielles  » développées par les quelque 270  ethnies d’Australie, au cours de leurs 60.000  années de présence sur le territoire, n’ont pas manqué de susciter l’intérêt des voyageurs occidentaux. Nombreuses marchandises européennes se sont échangées contre des fétiches locaux, parfois sans violence, car les aborigènes pouvaient facilement reproduire ces artefacts. C’est durant cette période que l’Australie est donc devenue une «  zone de contact  » entre deux mondes, deux espaces-temps. Dans la seconde préface à Bajazet, Racine affirmait que «  l’éloignement spatial répare en quelque sorte la trop grande proximité des temps  ». En découvrant l’Australie, l’Occident venait de conquérir le bout du monde, et faisait la rencontre d’une altérité radicale, considérée au départ selon une axiologie assortie d’un certain nombre de préjugés opposant le primitif à l’évolué ou le naturel au social. Restait alors à construire des ponts entre deux territoires mais aussi entre les siècles. La chose n’allait pas de soi comme le rapportent les anthropologues Herbert Spencer et Francis James Gillen. Chez les Aborigènes, le temps des individus s’intègre dans la notion de Dreaming ou Dreamtime, soit le «  Temps du Rêve  », expression poétique forgée par l’anthropologue Francis James...

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Marina Abramović retire ses propos sur les Aborigènes

Les propos de l’artiste Marina Abramović à propos des Aborigènes, rapportés dans ses mémoires Walk Through Walls, qui ont suscité l’ire des médias sociaux (via #TheRacistIsPresent), seront coupés de l’édition finale. Il s’agit de son séjour de six mois avec Ulay, dans le désert, parmi les tribus Pintupi et Pitjantjatjara, suite à la Biennale de Sydney en 1979. Abramović avait écrit : « Quand vous les rencontrez pour la première fois, il faut faire un effort (…). Pour des yeux d’Occidentaux, ils ont l’air terrible. Leurs visages ne ressemblent à aucun autre sur Terre ; ils ont des gros torses (…) et des jambes comme des piquets ». Abramović a expliqué que ses sentiments à leur égard avaient changé depuis et qu’elle devait « le plus grand respect pour le peuple aborigène, à qui (elle) doit...

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Robert Neill chez Sotheby’s

Sydney, le 8 août 2013, Art Media Agency (AMA). Le 27 août 2013 Sotheby’s propose une vente intitulée « Masterpiece of Australian Colonial Art for Auction ». Lot star de la vacation, la peinture figurative de Robert Neill, Aborigines of Van Dieman’s Land 1828 est estimée entre 180.000 et 250.000 $. Le peintre, arrivé en 1820 en Australie et qui était employé au service public colonial, offre avec cette œuvre un aperçu de la vie des Aborigènes d’Australie au moment du contact avec les colons. Cette dernière, qui a une valeur historique importante, est reconnue comme la plus ancienne toile représentant les Arborigènes Palawa de...

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