Art Cologne, à l’avant-garde du marché de l’art

 Cologne  |  7 avril 2018  |  AMA  |  Tweet  |  LinkedIn

Du 19 au 22 avril se déroule la 52e édition d’Art Cologne. La doyenne des foires allemandes présente 200 galeries venant de 31 pays, réparties en quatre secteurs principaux. Environ 50.000 visiteurs sont attendus pour ce grand rendez-vous de l’art moderne et contemporain.

Créée en 1967 par les galeristes Hein Stünke et Rudolf Zwirner, Art Cologne est aujoud’hui l’une des plus anciennes foires d’art en Europe. Depuis plus d’un demi-siècle à présent, l’événement assure le rayonnement de ses acteurs sur le marché de l’art international. Avec pour devise un seul mot d’ordre : faire voir, découvrir et acheter de l’art. Dirigée par Daniel Hug depuis 2008, Art Cologne semble aujourd’hui reprendre du poil de la bête. Après un léger passage à vide dans les années 2000, les organisateurs sont revenus depuis quelques éditions à une politique raisonnée. En privilégiant la qualité à la quantité, ceux-ci ont fait le choix d’une stratégie qui semble aujourd’hui porter ses fruits. De 300, le nombre d’exposants a été réduit à 200. Le parcours a également été revu et se concentre sur un espace plus restreint qu’auparavant. En apportant une nouvelle vision, Daniel Hug est ainsi parvenu à redorer le blason de l’événement, qui avait quelque peu perdu de sa superbe – less is more, comme on dit.

Cette 52e édition d’Art Cologne vient donc confirmer les bienfaits de cette orientation, tant pour les professionnels que pour le public. Seule petite ombre au tableau, finalement : la question du planning. En 2017, les organisateurs avaient programmé la foire en même temps que le Gallery Weekend de Berlin. Une décision qui avait provoqué des remous jusque sur les rives de la Sprée. Cette année, Daniel Hug a choisi de revenir aux dates traditionnelles, afin de permettre aux collectionneurs d’assister aux deux événements. Mais dans le calendrier surchargé des foires internationales, il devient désormais délicat de ménager la chèvre et le chou… En contrepartie de quoi, cette année, Art Cologne tombe en même temps qu’Art Brussels, qui fête ses 50 ans. Motif légitime, s’il en est, pour encore se surpasser.

La fine fleur des galeries internationales

En 2018, les 200 galeries participantes sont issues de 31 pays et présentent des œuvres de plus de 2.000 artistes. Celles-ci sont réparties en quatre secteurs principaux : Galleries, Neumarkt, Collaborations et New Positions. La section principale, Galleries, accueille environ 180 professionnels figurant parmi les plus reconnus sur le marché. Elle présente une sélection du meilleur de l’art moderne et contemporain. Où l’on retrouve de nombreux poids lourds internationaux, comme David Zwirner, Larry Gagosian, Hauser & Wirth, Lisson, White Cube ou Gio Marconi. Notons également la présence des grandes galeries allemandes, telles Sprüth Magers, Michael Werner, Gisela Capitain, Karsten Greve, Daniel Buchholz, Max Hetzler ou Konrad Fischer. Parmi les nouveaux arrivants, citons les noms de Kamel Mennour (Paris), Julian Sander (Cologne), Kanalidarte (Brescia), Ernst Hilger (Vienne) ou Setareh (Düsseldorf). Un vent de fraîcheur renforcé par la venue de professionnels originaires de régions souvent peu représentées : 1335 Mabini (Manille), Piero Atchugarry (Uruguay), Erika Deák (Budapest), On the Move (Tirana), Vartai (Vilnius) ou Moderne (Silkeborg). Enfin, de nombreuses galeries allemandes offrent une belle représentativité du marché à l’échelle locale, comme Mike Karstens (Münster), Löhrl (Mönchengladbach), Döbele (Mannheim), Hoffmann (Friedberg), Koch (Hanover), Schlichtenmaier (Grafenau) ou encore Philipp Pflug Contemporary (Frankfurt).

La sélection des participants a été assurée par un comité composé de dix galeristes reconnnus dans le monde de l’art : Jan Kaps (Cologne), Eleni Koroneou (Athènes), Christian Nagel (Berlin/Cologne), Stefania Palumbo (Supportico Lopez, Berlin), Deborah Schamoni (Munich), Aurel Scheibler (Berlin/Cologne), Benoit Sapiro (Le Minotaure, Paris), Daniela Steinfeld (Van Horn, Düsseldorf), Rob Tufnell (Londres/Cologne) et Martin van Zomeren (Amsterdam). « Le travail en comité s’est fait dans un réel esprit de collégialité, commente Benoît Sapiro, directeur de la galerie Le Minotaure. Chacun apporte ses spécificités et les visions se complètent. Il y a eu un réel travail d’échange et de conversation entre tous les membres. La sélection montre qu’Art Cologne est avant tout un salon d’art et de goût, au-delà de la seule considératon commerciale ».

L’avant-garde de l’art contemporain

Depuis 1980, New Positions est un secteur soutenu financièrement par le gouvernement fédéral. Ce programme se déploie dans la foire sous la forme de stands de 25 m² accolés aux galeries. De jeunes artistes y présentent leurs œuvres à titre personnel. En 2018, pas moins de 21 créateurs ont été sélectionnés pour mettre en avant leur travail. Le jury a souhaité valoriser la question des frontières classiques entre les médiums, les techniques et les matériaux. Celui-ci est composé de Renate Goldmann (directeur du Leopold-Hoesch Museum et du Papiermuseum de Düren), Martin Liebscher (artiste et professeur à l’Université de l’art et du design d’Offenbach), Nikolai Forstbauer (journaliste), Klaus Webelholz (galeriste) et Thomas Rehbein (galeriste).

Parmi les artistes sélectionnés, on remarquera le travail de Mathieu Bonardet pour ses dessins tout en nuances de graphite (Galerie Jean Brolly, Paris). L’artiste évolue sur une ligne de crête en noir et blanc, à la jonction du goût pour la ligne formelle (celle qui dessine) et pour la ligne esthétique (celle qu’on dessine). Le motif retranscrit le geste, le mouvement du corps duquel il procède, parfois jusqu’à la rupture (Lignes, 2011). L’énergie libérée est capturée dans des formats parfois originaux (diptyques, fresques, spirales). Dès lors s’ouvre la perspective d’un horizon, d’une route, d’une architecture. De son côté, Rebecca Ann Tess fige en photo ou en vidéo les architectures des grandes villes (Galerie Philipp von Rosen, Cologne). L’artiste se pose en témoin lucide du progrès technique de nos sociétés. Dans ses séries, elle retrace la fascination de l’homme pour l’élévation symbolique. Celle-ci ne date pas d’hier, comme le montrent les clichés consacrés au village médiéval de San Gimignano. La série « The Tallest », consacrée aux tours les plus hautes du monde, offre un point de vue critique sur l’essor fulgurant des mégalopoles en Amérique, au Moyen-Orient ou en Asie. Autant de démonstrations de force qui ne manquent pas de soulever la question des contreparties économiques et sociales reléguées à l’ombre des tours. La créativité foisonnante de l’artiste multimédia Alona Rodeh s‘exprime tant en sculpture, en vidéo ou en photo qu’au travers de performances encadrées par des installations de son et de lumière (Galerie Christine König, Vienne). Créatrice protéiforme, Alona Rodeh se joue des formats artistiques qu’elle scinde et fusionne à volonté. La démarche critique sert l’exploration artistique et débouche sur l’apparition de nouvelles formes d’expressivité.

Le secteur New Positions permet aussi de découvrir Martin Groß (Galerie Eigen+Art, Berlin et Leipzig), Lutz Braun (Galerie Nagel Draxler, Cologne), Ruth May (Galerie Barbara Gross, Munich), Sebastian Dannenberg (Galerie Anke Schmidt, Cologne), Andrej Dubravsky (Galerie Dittrich & Schlechtriem, Berlin) ou Lito Kattou (Galerie Eleni Koroneou, Athènes). À noter par ailleurs, la remise du prix New Positions, qui aura lieu durant la foire. Cette distinction soutenue par Deutsche Telekom permet au lauréat d’organiser un solo show à l’Artothek de Cologne. Paul Spengemann, le lauréat 2017, y inaugure son exposition le vendredi 20 avril.

Le soutien aux jeunes acteurs

Comme chaque année, Art Cologne fait du soutien aux jeunes acteurs une priorité inscrite au cœur de sa programmation. Une volonté qui concerne non seulement les artistes émergents, mais également les galeristes qui les représentent. L’organisation des secteurs Neumarkt et Collaborations en témoigne. Pour les galeries participant à ces secteurs, les stands sont à prix réduits. Dans le cas de Neumarkt, par exemple, un stand de 20 m² coûte 4.000 euros, un stand de 30 m² 6.000 euros. Un choix délibéré des organisateurs, visant à promouvoir tous les acteurs de la scène actuelle. « À ces tarifs-là, on ne fait pas de profit, commente Daniel Hug, le directeur de la foire. Ces prix sont inférieurs à ceux d’une page de publicité dans certains magazines spécialisés. Nous souhaitons vraiment aider les jeunes galeries et leurs artistes à s’implanter dans le paysage d’Art Cologne. Nous sommes la première grande foire à introduire ce concept de stands moins chers pour les jeunes galeries ».

Du côté de Neumarkt, le secteur comporte des solo shows ou des group shows organisés par de jeunes artistes (trois dans le même espace au maximum). Ceux-ci sont présentés par des galeries âgées de moins de dix ans. Une représentativité d’avant-garde qui fait partie intégrante de l’identité de la foire, depuis toujours. Une vingtaine de projets ont été sélectionnés, présentés par des enseignes comme Alma (Riga), 22,48 m² (Paris), Union Pacific (Londres), Polansky (Prague) ou Xavier Laloulbenne (Berlin).

On notera cette année la décoration originale du hall d’entrée Sud de la foire. Celui-ci accueille un tapis créé par l’artiste polonaise Zuzanna Czebatul (Galerie Piktogram, Varsovie). L’œuvre s’intitule Higher Than The Sun. « L’installation fait référence à l’intérieur des casinos de Las Vegas, commente Zuzanna Czebatul. Dans ces endroits, tout est pensé pour inciter les joueurs à dépenser leur argent. Sur les motifs se déploient des mots comme NOW, SPEED, MEGA ou CASH. Aucun endroit n’est probablement plus approprié que l’entrée d’une foire internationale pour exposer une œuvre pareille ».

Le secteur Collaborations permet également de découvrir une vingtaine de projets. Ceux-ci mettent davantage en avant les pratiques collaboratives. Les galeries Isabella Bortolozzi et Fons Welters présentent Olga Balema et Juliette Blightman. Les galeries Nächst St Stephan, Esther Schipper et Jocelyn Wolff soutiennent le solo show d’Isa Melsheimer. On appréciera aussi le travail d’Haegue Yang, présentée par la galerie Barbara Wien (Shöneberger). Rappelons que Haegue Yang est lauréate du Prix Wolfgang Hahn 2018, décerné par le Museum Ludwig de Cologne. Elle présente actuellement sur place l’exposition « ETA – 1994-2018 ».

L’héritage de l’Aufklärung

Comme chaque année, Art Cologne met également les professionnels du marché de l’art à l’honneur. En 2018, deux prix distinguent notamment les acteurs publics et les acteurs privés. Le samedi 21 avril sera remis le Prix ADKV-Kunstvereine. Comme son nom l’indique, celui-ci récompense le Kunstverein menant la politique la plus innovante et la plus dynamique à l’échelle nationale. Organisations sans réel équivalent en France, les Kunstvereinen sont des associations d’intérêt public nées dans l’héritage de l’Aufklärung à la fin du XVIIIe siècle. La bourgeoisie des villes allemandes développe ces structures d’un nouveau genre afin de libéraliser la culture et l’art, jusqu’alors dominés par les élites nobiliaires. On compte aujourd’hui environ 300 Kunstvereinen en Allemagne, réunissant plus de 100.000 membres. Ceux-ci sont réunis au sein de l’ADKV, dirigé depuis 2014 par Meike Behm (Kunstverein Lingen). Plus d’un million de visiteurs découvrent chaque année les expositions organisées au sein de ces différents pôles. Cette année, une vingtaine de Kunstvereinen sont en lice pour se voir attribuer le prix doté d’une récompense de 8.000 euros : Berlin, Dresde, Hambourg, Lübeck, Rostock, Postdam, Cologne… En 2017, la récompense avait été attribuée au Hartware MedienKunstVerein de Dortmund.

Les collectionneurs seront également mis à l’honneur avec la remise du Art Cologne Prize. En 2018, les organisateurs ont choisi de rendre hommage à Julia Stoschek. Héritière de Max Brose (fondateur de l’entreprise automobile Brose-Fahrzeugteile), Julia Stoschek a ouvert en 2007 un espace à Düsseldorf-Oberkassel afin de présenter sa collection privée au public. Celle-ci comprend essentiellement des œuvres allant des années 1960 à nos jours, avec pour thématique dominante l’image et les médias. Le fonds se compose d’environ 700 créations (vidéos, photos, art numérique). Celles-ci sont réalisées par les plus grands artistes contemporains : Marina Abramovic, Ed Atkins, Francis Alys, Doug Aitken, Björk, David Claerbout, Keren Cytter, Simon Denny, Olafur Eliasson, Ryan Trecartin, Jon Rafman, etc. Julia Stoschek se présente elle-même comme une « archiviste de la production artistique contemporaine ». La collectionneuse est également membre de nombreuses institutions culturelles, comme le Kunst-Werke (Berlin), le MoMA PS1 (New York), la Tate Gallery (Londres) ou le Whitney Museum (New York). En remportant l’Art Cologne Prize cette année, Julia Stoschek succède ainsi à d’autres fameux collectionneurs allemands, Charlotte Zander (1997), Ingvild Goetz (2001), Frieder Burda (2002) ou Harald Falckenberg (2009). Elle recevra le prix et les 10.000 euros de dotation à l’Hôtel de Ville de Cologne, le jeudi 19 avril.

Les talks, un programme foisonnant

Les organisateurs d’Art Cologne ont enfin planifié un important programme de talks et de conversations portant sur le marché de l’art. De nombreux professionnels du milieu traiteront de sujets permettant de décrypter l’actualité du moment. Le jeudi 19 avril, la première journée sera consacrée à l’évolution des valeurs sur le marché de l’art. Quel système de confiance appliquer aujourd’hui, dans un milieu où tout semble volatile (cotes des artistes, modes éphémères) ? Quelles sont les réelles valeurs auxquelles se fier en tant qu’amateur ou professionnel ? Les échanges se feront en présence d’Yilmaz Dziewior (Museum Ludwig), Gregor Jansen (Kunsthalle Düsseldorf), Stefanie Kreuzer (Museum Morsbroich), Bettina Böhm (Outset, Germany-Switzerland), Lutz Casper (LBBW-Sammlung) ou Patricia Kamp (Museum Frieder Burda).

Une thématique qui animera également la journée du vendredi 20 avril, consacrée à l’économie dans le marché de l’art. Le matin aura lieu le 7e Cologne Art Insurance-Talk (Europasaal). Le débat de cette année porte sur la question de la provenance de l’oeuvre d’art. Est-il réellement possible d’assurer l’authenticité d’un tableau ou d’une sculpture ? Face à la réalité du marché, la demande est croissante : mais quels sont les risques encourus ? Quelles sont les limites des assureurs ? Jusqu’où peut-on aller dans cette logique ? Une épineuse question, directement corrélée à la formation et au monopole des métiers de l’expertise. Avec la participation de Peter Grabowski (WDR), Maurice Philip Remy (auteur du livre Der Fall Gurlitt), Julia Barbara Ries (Ergo assurances), Karin Schulze-Frieling (Galerie Utermann) et Amelie Ebbinghaus (Provenance Researcher, Art Loss Register). Le reste de la journée, d’autres talks seront consacrés aux relations entre artistes et sponsors, à la restauration des oeuvres d’art ou encore à la liberté de création dans le système actuel. L’occasion, au passage, de fêter les 65 ans du prestigieux Ars Viva Prize. Cette distinction est décernée depuis 1953 à un jeune artiste vivant en Allemagne, par l’Association of Arts and Culture of the German Economy.

Le samedi 21 avril, l’après-midi commencera avec la remise du prix New Positions. Suivra la remise de l’ADKV-Award for art criticism and art associations, puis celle du Gaffel-Glass Design Award. La journée se concluera avec une discussion consacrée à Internet. Organisée en collaboration avec le Kunstforum International, celle-ci s’intitule : « Where are we headed in the web ? » Le débat portera sur l’impact de la démocratisation digitale dans le marché de l’art. À nouveau canal de communication, nouveau public, nouveaux métiers, nouvelle critique, nouveaux moyens… Bref, nouveau système. Si tous les acteurs reconnaissent aujourdhui l’aspect pratique d’Internet, ils déplorent également l’effet de dépendance lié aux nouveaux outils du numérique. Comment s’y retrouver dans le marché de l’art 2.0 ? Autour de la table seront présents Barbara Hess (Texte zur Kunst), Heinz-Norbert Jocks (Kunstforum International), Joanna Reich (artiste), Kolja Reichert (Faz) et Uta M. Reindl (Kunstforum International).

Enfin, la journée du dimanche 22 avril clôturera la foire avec un voyage dans le temps. Celui-ci permettra de revisiter l’histoire de l’art moderne et contemporain en quatre escales : la fondation du Bauhaus par Walter Gropius en 1919, les artistes de la génération 1968, les années 1990 en Allemagne et l’art numérique aujourd’hui. De nombreux experts en la matière seront encore présents, parmi lesquels Annemarie Jaeggi (Bauhaus-Archive), Marion von Osten (Bauhaus imaginista), Katia Baudin (Kunstmuseen Krefeld), Andreas Beitin (Ludwig Forum for International Art, Aachen), Alice Schwarzer (éditrice du magazine EMMA), Christian Nagel (Galerie Nagel Draxler), Caroline Nathusius (photographe et curatrice), Sabine Oelze (journaliste), Martin Germann (SMAK, Gand), Julia Höner (KAI 10, Arthena Foundation) et Ola Kolehmainen (photographe).

Un voyage dans le temps artistique à compléter sur place en allant voir le show « Networks of Avant-garde Galleries in the Nineties » (hall 11-3). Organisée en collaboration avec le ZADIK (Central Archive of the International Art Trade), l’exposition propose de revenir sur l’âge d’or des années 1990 à Cologne. Après la chute du Mur, l’Est s’est vu confronté à une crise sociale et financière, mais s’est également ouvert à de nouveaux horizons. L’art devait en tirer un certain profit. En revisitant cette période, l’exposition devient instrospection et permet de redécouvrir l’histoire des artistes, des galeristes… et de la foire elle-même.

 

 

Mémo

Art Cologne, du jeudi 19 au dimanche 22 avril (vernissage le mercredi 18 avril, de 16 h à 20 h). Koelnmesse GmbH, Messeplatz 1, Cologne. www.artcologne.de

 

 

Zoom

L’art au fil du Rhin

La programmation off d’Art Cologne 2018 offre une grande diversité d’événements dans l’ensemble de la région rhénane. À Cologne même, l’Artothek propose de découvrir le solo show de l’artiste-vidéaste Paul Spengemann, lauréat du Prix New Positions 2017 (jusqu’au 2 juin). Le Käthe Kollwitz Museum présente une exposition consacrée à Gerhard Marcks, « Reflections of a sculptor, from the preliminary draft to the finished sculpture » (jusqu’au 3 juin). On se déplacera au Makk pour découvrir l’événement « #all-rounder », organisé à l’occasion des 150 ans de la naissance de Peter Behrens (jusqu’au 1er juillet). L’artiste fut l’un des pionniers du design industriel. On pourra aussi aller voir l’exposition de Haegue Yang au Museum Ludwig, « ETA – 1994-2018 » et le group show « Tracing transformations » au SK Stiftung Kultur. Celui-ci présente des photos et des œuvres de Laurenz Berges, Michael Collins et Paola De Pietri.

Dans le voisinage de Cologne, on poussera jusqu’à Bonn pour découvrir l’exposition « Traces in Space » organisée par l’Art and Exhibition Hall of the Federal Republic of Germany. L’événement présente les travaux de plusieurs artistes, accueillis par la Konrad Adenauer Foundation (jusqu’au 22 avril). Le Kunst Museum de Bonn propose quant à lui deux shows, « Thomas Scheibitz – Masterplan\kino » (jusqu’au 29 avril) et « Heidi Specker – Photographer » (jusqu’au 27 mai). À Bergisch Gladbach, la Villa Zanders propose pour sa part trois événements, consacrés à Reinhold Koehler, Wolfgang Heuwinkel et au duo d’artistes Thomas Kocheisen & Ulrike Hullmann. Enfin, à Leverkusen, le Museum Morsbroich vous invite à découvrir le group show « Gegen die Strömung Reise ins Ungewisse » (jusqu’au 29 avril). Pas de temps à perdre !

 

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