Art Brussels, le beau cinquantenaire

 Bruxelles  |  7 avril 2018  |  AMA  |  Tweet  |  LinkedIn

Du 19 au 22 avril se déroule la 50e édition d’Art Brussels ! Créée en 1968, la plus contemporaine des foires belges fête un demi-siècle de succès au cœur de la capitale. 30.000 visiteurs sont attendus dans les entrepôts de Tour & Taxis pour découvrir une sélection de 147 galeries.

On aurait presque tendance à l’oublier, et pourtant… Art Brussels est l’une des plus anciennes foires européennes. L’événement, créé en 1968, est né deux ans avant Art Basel (1970) et bien avant la FIAC (1974) ou la Frieze de Londres (2003). En 2018, Art Brussels célèbre 50 ans de succès et devient, l’espace de quelques jours, capitale artistique européenne. 1968… Plusieurs marchands réunis dans l’Association des galeries d’Art actuel de Belgique s’associent et lancent la première édition d’« Art actuel ». Désireux de renouveler l’offre artistique faite au public, ils invitent des confrères étrangers à venir exposer dans la capitale. Rapidement, le salon gagne en notoriété et se développe d’année en année, jusqu’à devenir un rendez-vous incontournable du marché de l’art. L’initiative est résolument moderne pour l’époque : elle inaugure une nouvelle conception des foires en Belgique. Un demi-siècle plus tard, en 2018, la manifestation conserve l’esprit pionnier qui la caractérise depuis ses débuts. Celle-ci a connu de nombreuses phases d’évolution depuis. Art actuel est devenue Art Brussels. Au fil des années, la foire s’est installée dans plusieurs lieux successifs. Il y a eu le Casino de Knokke, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ou plus récemment le Heysel… Depuis 2016, Art Brussels déploie ses stands sous les sheds des entrepôts Tour & Taxis. Le site est l’un des plus beaux exemples de patrimoine industriel de la ville.

La foire, dirigée par Anne Vierstraete, réunit cette année 147 galeries originaires de 32 pays. 68 % des participants sont d’origine internationale, tandis que la proportion de professionnels belges atteint 32 %, soit une nette augmentation par rapport à 2017 (18 %). La foire se répartit en quatre secteurs clefs : Prime, Rediscovery, Discovery et Solo. Prime et Rediscovery constituent la section principale et réunissent 114 galeries. Discovery, le secteur consacré aux artistes émergents, compte 33 participants. La section Solo propose enfin 21 présentations personnalisées. Au total, cette 50e édition fait la part belle à 36 nouveaux arrivants (soit 24 % de taux de renouvellement).

La sélection des galeries a été assurée par deux comités. Le Comité de sélection international a étudié les candidatures des secteurs Prime, Rediscovery et Solo. Celui-ci est composé de huit galeristes belges et internationaux : Albert Baronian (Galerie Albert Baronian, Bruxelles), Michael Callies (Galerie dépendance, Bruxelles), Simon Devolder (Galerie Xavier Hufkens, Bruxelles), Rodolphe Janssen (Galerie Rodolphe Janssen, Bruxelles), Thomas Krinzinger (Galerie Thomas Krinzinger, Vienne), Loïc Bénétière (Galerie Ceysson & Bénétière, Luxembourg, Paris, Saint-Étienne et New York), Benedicte Goesaert (Galerie Zeno X, Anvers) et Polina Stroganova (Galerie Proyectos Monclova, Mexico). Les galeries du secteur Discovery ont été sélectionnées par un comité composé de cinq spécialistes du monde de l’art : Michael Callies (Dépendance, Bruxelles), Adam Carr (curateur et critique d’art, Liverpool), Martha Kirszenbaum (curatrice et critique d’art, Los Angeles), Barbara Seiler (Galerie Barbara Seiler, Zurich) et Sofie Van de Velde (Galerie Sofie Van de Velde, Anvers).

« Art Brussel est un rendez-vous incontournable du marché de l’art, commente Loïc Bénétière, nouveau membre du comité cette année. Plus que jamais, les organisateurs tiennent à profiter des 50 ans de la foire pour affirmer son rôle novateur en tant que découvreur de talents. La présence des grandes maisons internationales permet également de présenter un panorama du meilleur de la création artistique ».

Retour aux fondamentaux

Pour fêter dignement le cinquantenaire, les organisateurs ont mis en avant les deux caractéristiques qui forgent l’identité d’Art Brussels depuis toujours : l’ancrage territorial et l’ouverture aux nouveaux horizons. « Cette année, nous revenons à nos racines avec un fort soutien des principales galeries belges, commente Anne Vierstraete, la directrice générale. Art Brussels continuera à être une plateforme passionnante pour la découverte et un rendez-vous incontournable pour des galeries reconnues internationalement ».

Un état d’esprit qui se confirme d’emblée dans le secteur principal de la foire, Prime. Celui-ci propose de découvrir une sélection d’œuvres des meilleurs artistes modernes et contemporains. Où l’on retrouve les grandes galeries du marché belge, comme Albert Baronian, Meessen De Clercq, Dépendance, Xavier Hufkens, Rodolphe Janssen, Harlan Levey Projects, Greta Meert, Maruani Mercier, Almine Rech, Michel Rein, Sorry We’re Closed, Sofie Van de Velde, Axel Vervoordt ou encore Nadja Vilenne. Aux enseignes locales s’ajoutent de nouvelles maisons internationales. Celles-ci participent pour la première fois à la foire ou reviennent après quelques années d’absence. Notons la présence d’AYE (Pékin), Blain-Southern (Londres, Berlin), Thomas Fischer (Berlin), Gana Art (Séoul, Busan), Kalfayan (Athènes, Thessalonique), Martos (New York), Anne-Mosseri-Marlio (Bâle), Tatjana Pieters (Gand), Pop/Off/Art (Moscou), Sage (Paris) et 10 Chancery Lane (Hong Kong).

Le même esprit d’ancrage local et d’ouverture internationale est également visible dans le secteur Rediscovery. Celui-ci aborde le marché de l’art sous l’angle inédit de la redécouverte d’artistes oubliés ou sous-estimés. Un point de vue original dans une foire, visant à rendre leur place à des créateurs trop souvent méconnus. Rediscovery propose un focus sur des œuvres réalisées entre 1917 et 1987. Deux dates posées comme des jalons, qui délimitent une période allant du début de l’art conceptuel jusqu’au néo-conceptualisme de la fin du XXe siècle. Cette année, quatre galeries se prêtent au jeu de la redécouverte. Luis Adelantado (Valence) revient sur l’œuvre du peintre-photographe Dario Villalba, figure majeure de l’art espagnol des années 1960. Henrique Faria (New York) remet à l’honneur les artistes conceptuels Jaime Davidovich, Carlos Ginzburg et Osvaldo Romberg. Antoine Laurentin (Paris, Bruxelles) propose pour sa part un focus sur Evelyne Axell, Jacques Verduyn et Pol Mara. Enfin, la galerie Axel Vervoordt (Wijnegem, Hong Kong) revient sur la carrière de l’artiste moderne Ida Barbarigo, célèbre pour ses séries de chaises.

L’esprit de découverte

Comme chaque année, Art Brussels explore les nouveaux horizons dans le secteur Discovery. En 2018, 33 galeries de la scène contemporaine émergente présentent des œuvres réalisées par de jeunes artistes. Les créations ont été conçues au plus tôt en 2015. Le Prix Discovery vient compléter la présentation. Celui-ci récompense la meilleure galerie de la section. Il sera remis durant la foire par un jury spécial composé d’Aaron Cezar (directeur de la Delfina Foundation, Londres), Joseph Kouli (collectionneur), Suzanne Swarts (directrice du Voorlinden Museum, Wassenaar), Anne-Mie Van Kerchkoven (artiste) et Tanguy Van Quickenborne (collectionneur).

Cette année, la galerie Francisco Fino (Lisbonne) présente l’artiste Karlos Gil. S’attachant à la dimension symbolique de l’objet, le créateur espagnol explore les notions de temporalité et de spatialité, à la lisière de la condition et du conditionnement. La perception d’une œuvre ne dépend jamais que de l’environnement dans lequel elle se trouve : c’est ce dernier qui définit les caractères d’un regard forcément extérieur. Les travaux récents de Karlos Gil traitent notamment des rapports entre le technologique et le naturel, entre l’organique et l’artificiel, entre le naturel et l’industriel. La galerie Parisian Laundry (Montréal) propose pour sa part de découvrir le travail de David Armstrong Six. Un artiste pour qui les notions de spatialité et de temporalité sont aussi au centre du processus créatif, dans un autre genre néanmoins. L’intuition libre et spontanée préside à l’élaboration des sculptures dont il se fait le premier spectateur. De son côté, la galerie israélienne Braverman (Tel Aviv) présente un focus sur l’artiste Oren Eliav. Dans ses peintures, celui-ci explore la question du regard à travers la thématique religieuse. Entre le voir et le croire, quel est le sens d’une œuvre ? Révélation ou mirage ? Fragment concret ou chimère artistique ? Une invitation à l’évasion spirituelle, entre illusion et réalité. Le secteur Discovery permet également de découvrir Alfredo Aceto, Martin Belou et Mohamed Namou (Galerie Levy Delval, Bruxelles), Dorian Gaudin et Manuel Scano Larrazàbal (Galerie Pact, Paris),  Bob Eikelboom (Galerie Barbara Seiler, Zurich),  Megan Christiansen et Virgil Abloh (Galerie Stems, Bruxelles) ou David Polzin (Galerie Waldburger Wouters, Bruxelles).

Un processus d’esthétisation

Le secteur Solo constitue un autre point fort de cette 50e édition. Celui-ci présente des projets individuels soutenus par des galeries issues des sections Prime ou Discovery. Les propositions se déploient soit dans l’intégralité du stand principal, soit dans une extension de 25 m² accolée à celui-ci. On appréciera notamment le travail d’Alice Anderson (La Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach, Bruxelles). L’artiste est connue pour ses chorégraphies arachnoïdes, grâce auxquelles elle tisse de véritables toiles opaques en fil de cuivre autour des objets du quotidien (voiture, échelle, guitare, téléviseur, etc.). Dans l’exercice de la performance, le geste se fige en matière et trace le souvenir d’une œuvre éphémère, d’un circuit mémoriel. Avec en toile de fond un questionnement constant sur l’évolution de notre rapport au monde… La galerie parisienne Ceysson & Bénétière présente le duo d’artistes Florian Pugnaire et David Raffini. En privilégiant une approche déconstructiviste de la sculpture, Pugnaire et Raffini réinvestissent des objets industriels auxquels ils infligent un sort prématuré de pétrification matérielle. La règle des usages codifiés est ainsi détournée au bénéfice d’un processus d’esthétisation, qui n’en est pas moins également sujet à spéculation. Dès lors qu’il vit sans exister pour lui-même, qu’une fonction extrinsèque se substitue à son essence originelle, l’objet est-il encore le même ? « L’œuvre présentée sur la foire s’intitule L’Onde, commente Loïc Bénétière. Elle propose de matérialiser la progression d’un choc sur plusieurs plaques d’inox. Il s’agit d’un mouvement formalisé, la légèreté qui s’en dégage tranche avec la lourdeur des matériaux ». On appréciera aussi dans la section Solo l’art coloriste du plasticien suisse Beat Zoderer (Galerie Semiose, Paris). Celui-ci est aujourd’hui l’un des héritiers les plus talentueux du constructivisme zurichois, auquel il confère une nouvelle modernité en ouvrant la structure au mouvement. Beat Zoderer détourne les matériaux du quotidien de leur fonction première. Il révèle la portée artistique des articles de papeterie, inspiré par les couleurs flashy des classeurs, des étiquettes et autres chemises en plastique. Un moyen comme un autre de revenir à la marotte des artistes concrets, le Materialgerechtigkeit (« vérité du matériau »). Les âmes poètes prolongeront la rêverie en poussant jusqu’au stand de la galerie Xavier Hufkens (Bruxelles). On y découvrira le charme unique des œuvres de Nicolas Party. En format mural ou en tableau de chevalet, les créations de l’artiste suisse se déclinent dans un esprit onirique qui n’est pas sans rappeler la naïveté du Douanier Rousseau ou de Magritte, le surréalisme métaphysique de Giorgio de Chirico… Dans l’atmosphère étrange d’une forêt ou dans la plasticité d’une orange molle, Nicolas Party se livre à une démonstration de style magistrale et revisite les codes les plus fameux de la figuration classique. Natures mortes, portraits ou paysages semblent soudain réinventés. L’artiste est à suivre de près, sans faute.

Le Solo Prize, décerné par un comité de collectionneurs et de curateurs, récompense le meilleur artiste de la section. La distinction est soutenue par la galerie Van Den Weghe. Elle est dotée d’une récompense de 10.000 euros. En 2018, les membres du jury sont Suzanne Cotter (directrice du MUDAM, Luxembourg), Abaseh Mirvali (curatrice), Beatrix Ruf (curatrice), Patrizia Sandretto Re Rebaudengo (Fondation Sandretto Re Rebaudengo, Turin) et Bruno & Gael van Lierde (collectionneurs).

Quatre projets artistiques majeurs

Au-delà de la programmation par secteurs, les organisateurs ont également mis en place cette année quatre projets artistiques ambitieux. Le public pourra les découvrir in situ ou dans un lieu partenaire. Parmi ceux-ci, l’exposition « Mystic Properties » (Hôtel de la Poste) constitue l’événement à ne pas rater. En collaboration avec le High Institute for Fine Arts de Gand (HISK), la curatrice Elena Sokorina présente des travaux contemporains inspirés du Polyptique de l’Agneau Mystique. L’œuvre, peinte par les frères van Eyck en 1432, figure parmi les pièces majeures de l’histoire de l’art. Elle fait la renommée de la ville depuis des siècles. Dès le XVe, Gand devient le lieu de pèlerinage artistique du Nord, à l’instar de ce que fut Rome en Italie. Pillés, certains panneaux du retable furent vendus, puis rachetés pour enrichir les collections royales étrangères, comme de véritables reliques artistiques. L’œuvre est ainsi considérée comme un morceau de création céleste, disséquée au seul nom du désir terrestre. Près de six siècles après sa réalisation, que trouve-t-on au-delà de la légende ? L’exposition aborde les deux dimensions fondamentales que l’œuvre concentre en elle : l’identité locale et le discours universel. « L’exposition est conçue comme une conversation entre plusieurs générations d’élèves de l’HISK, commente Elena Sorokina. L’institut fonctionne comme un espace d’échange artistique libre et expérimental, dénué de toute organisation hiérarchique ». Au croisement de la passion et de la possession, « Mystic properties » propose ainsi un dialogue entre deux modernités. Un miroir éloquent de notre façon de présenter, d’acheter et d’apprécier l’art aujourd’hui. On découvrira les œuvres de Michiel Alberts, Kasper Bosmans, Raffaella Crispino, Hedwig Houben, Ola Lanko, Ella Littwitz, Almudena Lobera, Philip Metten ou Wesley Meuris.

Dans le parcours de la foire, les cinéphiles pourront assister à la diffusion du film Crossed Wires, réalisé par Philippine Hoegen. L’artiste restitue une série d’entretiens menés auprès de nombreux acteurs de la scène artistique belge de ces 50 dernières années. Où l’on constate comment les trajectoires se croisent, se séparent, s’unissent et se délient au gré des modes et des rencontres, pour former le tissu d’un écosystème artistique local et national. L’occasion également de se souvenir du climat dans lequel naquit Art Actuel en 1968. Au-delà de la France, les conflits sociaux de mai embrasaient aussi la Belgique, et de nombreux artistes protestaient aux côtés des étudiants contre l’establishment culturel alors en place. Ils avaient pour nom Marcel Broodthaers, Roger Somville, Guy Vandeloise, Jacques-Louis Nyst… À noter parmi les interlocuteurs, les apparitions d’Albert Baronian et Amaryllis Jacobs (galeristes), Sonia Dermience (directrice du collectif Komplot), Eva Wittockx (curatrice au M Museum) et de l’artiste Sophie Nys.

Le projet Sculpture permet à la foire de s’engager auprès des artistes de manière originale. En 2018, neuf sculptures monumentales sont présentées sur le site de Tour & Taxis, sur une vaste esplanade de 3.000 m² placée à l’extérieur du bâtiment. On découvrira les installations Flying Machine d’Ali Cherri (2017), Sculptuur de Caroline Coolen (2010), Eupen de Bernd Lohaus ou Candélabres de Stefan Nikolaev (2010).

Enfin, une riche programmation de conversations et de talks est prévue pendant les trois jours de la foire. Autour d’une table, de nombreux professionnels échangent leurs points de vue sur les sujets d’actualité relatifs à la création contemporaine et au marché de l’art. Les talks seront également diffusés en streaming live sur la page Facebook de l’événement.

Art Brussels dans Bruxelles

Comme chaque année, Art Brussels s’accompagne enfin d’une importante programmation off, de nombreux événements se déroulant dans plusieurs lieux et institutions culturelles de la capitale. Le mercredi 18 avril, les galeristes convient le public à déambuler dans la ville lors de la traditionnelle Gallery Night. L’occasion de découvrir les nombreuses expositions qui ont lieu un peu partout dans Bruxelles en ce moment. On ira voir Olaf Holzapfel chez Albert Baronian, Thilo Heinzmann chez Dépendance, Sherrie Levine chez Xavier Hufkens, Jan Fabre à la galerie Daniel Templon, Albert Pepermans chez Zwart Huis… Des dizaines d’expositions portant sur l’ensemble de la production moderne et contemporaine attendent les amateurs en tous genres.

Les musées de Bruxelles ne sont pas en reste et proposent eux aussi un dense programme. Le Palais des Beaux-Arts rend hommage à Fernand Léger, tandis que le Brussels Design Museum propose une plongée inédite dans le design soviétique. À la villa Empain, la Fondation Boghossian présente le group show « Melancholia ». La Fondation Cab propose pour sa part l’exposition « Brutal Play ». Pierre Bonnefille fait son solo show au Horta Museum, la Fondation Hermès accueille Mario Cool et Fabio Balducci. Quant aux cinéphiles, ils pourront prolonger l’aventure avec la tétralogie Invisible Cities, présentée par Grégory Lang en collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. Plus que jamais, en cette année anniversaire, l’art envahit la ville de Bruxelles. Une source d’éternelle jeunesse…

 

 

Mémo

Art Brussels, du vendredi 20 au dimanche 22 avril (vernissage le jeudi 19 avril, de 17 h à 22 h). Tour & Taxis, avenue du Port 86c, Bruxelles. www.artbrussels.com

 

 

Zoom

Les femmes à l’honneur au Belfius Lounge

Belfius Wealth Management, partenaire principal d’Art Brussels pour la deuxième année consécutive, présente en 2018 une sélection exclusive d’œuvres majeures issues de sa collection d’entreprise. L’exposition s’intitule « Inspiring / Inspired: Women in the Belfius Art Collection ». Elle est à voir dans le Belfius Lounge durant toute la durée de la foire. En confrontant plusieurs générations d’artistes belges, l’exposition aborde le rôle que la femme a toujours joué dans l’art, à la fois dans la toile et derrière celle-ci. Tour à tour muse et artiste, modèle et créatrice, celle-ci occupe une place centrale dans l’histoire de la représentation. Le propos invite à comprendre comment les artistes s’opposent et s’influencent, s’inspirent et se complètent les uns les autres à travers les siècles. Avec les œuvres de Lili Dujourie, Marthe Wéry, Berlinde De Bruyckere, Anne-Mie Van Kerckhoven, Michaël Borremans, Paul Delvaux, Rik Wouters, Luc Tuymans…

 

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