PhotoMonaco : « L’expérience du moment photographique »

 Monaco  |  10 mars 2018  |  AMA  |  Tweet  |  LinkedIn

C’est un tout nouveau spot de printemps, très french Riviera, qui bientôt fera vibrer le Rocher… Du 5 au 8 avril prochain, PhotoMonaco, salon international de la photo d’art et de collection, lancera sa première édition en Principauté. Entretien avec Renaud Siegmann, directeur général de l’événement.

 

Il est connu pour son engagement en faveur de l’image, apprécié pour le regard inspiré qu’il porte depuis près de 30 ans sur la création contemporaine. Après avoir assuré le commissariat de Marrakech Art Fair en 2010 et 2011, après avoir piloté l’European Art Fair de Monaco comme directeur exécutif en 2016, Renaud Siegmann s’attaque au 8e art… Histoire de revisiter le médium photographique en profondeur. Observateur engagé des scènes émergentes, de la Chine au Brésil, en passant par le Royaume du Bahreïn et la Russie, ce curateur exigeant, ancien ingénieur culturel pour l’Exécutif écossais à Edimbourg, est heureux de lancer une nouvelle plateforme : un salon international dédié à la photo d’art et de collection à Monaco. Un événement à l’élégance toute « grimaldienne », placé sous le haut parrainage du Prince Albert II de Monaco. L’enjeu ? Éclairer le regard, jouer avec la lumière… Bref, créer des rencontres inédites avec l’image, afin que le public puisse ici flirter avec la matière sensibilisée. Pour cette première édition, Renaud Siegmann a misé sur « l’expérience du moment photographique ». Un moment intime, fait de beautés fugitives et de nostalgies littéraires, propre à dilater toutes les pupilles… Sur le thème du « Temps du Regard », c’est très bientôt, à Monaco !

 

Quelle est la singularité de PhotoMonaco, dans un paysage culturel – celui des foires et des biennales de photographies – où ce médium est déjà très représenté ?

La singularité de PhotoMonaco, c’est de proposer l’expérience du moment photographique. Ce n’est pas un énième salon spécialisé sur un pôle uniquement marchand. L’axe culturel est une idée qui m’est chère, que nous partageons avec mon associé Stéphane Gautier, qui est aussi le directeur de la communication du salon PhotoMonaco. Parce que si le marché est en effet créateur de goût, il n’est pas le seul garant de la créativité. Il s’agit pour moi d’une démarche significative quant à la défense de l’image, mais aussi de l’édition, avec un niveau d’exigence très élevé. Sur chacune des éditions de PhotoMonaco, je compte par exemple présenter une grande collection de photographies, qu’elles soient historiques, modernes ou contemporaines, pour donner le tempo qualitatif à l’événement. Cette année, j’ai choisi d’exposer la collection Rolf Mayer, originaire de Stuttgart, qui s’est intéressé à la photographie d’art dès 1975 et qui possède l’un des plus beaux ensembles au monde encore en mains privées, portant sur la période dite « archaïque », 1840-1880. Soit 70 des plus beaux tirages d’une collection qui en compte 134. Soixante-dix clichés les plus représentatifs des pionniers de la photographie, les Muybridge, Nadar, Atget, Cameron, Fox Talbot, avec des témoignages des grandes campagnes héliographiques qui ont été menées en Orient par Maxime Du Camp ou Désiré Charnay… Proposer un plateau cohérent, où le marché rencontre le muséal, où le visiteur peut embrasser toute l’amplitude de la photographie, voilà la spécificité de PhotoMonaco. Au-delà de la vocation commerciale du salon, qui dure quatre jours, j’ai également souhaité proposer un parcours culturel de valorisation du patrimoine, par l’image photographique, qui permet de mettre le 8e art à l’honneur dans plusieurs centres d’attractivité du Rocher. Trois hauts lieux patrimoniaux de la Principauté accueillent notre programme culturel, les Grands Appartements du Palais princier, le Musée océanographique et la Collection de Voitures anciennes de SAS le Prince de Monaco.

 

Le positionnement stratégique du salon semble très équilibré, jouant à la fois sur le négoce et la culture, faisant aussi la balance entre les galeries et les éditeurs…

Les premières éditions sont toujours des empreintes à partir desquelles on bâtit les suivantes. Cette année, 35 exposants sont réunis, dont quinze galeries internationales, plutôt nordiques, venant d’Oslo, de Copenhague, de Cologne ou de Londres, venant aussi des États-Unis, avec une enseigne de Miami. On verra également à PhotoMonaco de nombreuses galeries issues du Sud de la France. C’est important pour moi que la Principauté puisse aussi fédérer des galeries d’intérêt sur un plus proche périmètre. Je pense à Rodez, Aix-en-Provence, Opio, Six-Fours, Nice, Monaco… La vingtaine d’autres exposants constitue un pôle lié à l’édition, que j’ai voulu très fort. C’est un axe essentiel, la photo s’étant faite connaître par ce vecteur qui, historiquement, a joué un rôle de révélateur, avant même que l’image ne soit accrochée en tant qu’œuvre d’art. C’est un révélateur pour ces artistes qui ont ainsi pu être édités… et lus – la photo étant un médium que l’on regarde, bien sûr, mais qui se laisse également lire, ce qui permet de mieux regarder. Les éditeurs sont donc présents, grâce à la sélection opérée avec le concours de Friends of Cosmos, ce laboratoire d’expressions dans le domaine des pratiques photographiques contemporaines et des arts visuels, bien connu pour ses participations collectives d’éditeurs spécialisés aux Rencontres d’Arles notamment. PhotoMonaco, c’est un équilibre, en effet, ce sont des croisements nécessaires, une manière en tout cas de traverser l’espace photographique. Un positionnement qui concourt à une valorisation mutuelle, à la fois esthétique et commerciale, de l’image.

 

Nous sommes là dans un marché de niche, dont l’angle est serré. Quelle focale avez-vous choisi cette année, pour vous démarquer ?

La thématique retenue, pour cette première édition, c’est « Le Temps du Regard », qui est une notion mécanique et technique en matière de photographie. Cela renvoie à la prise de vue, au temps de pose, à l’œil du photographe tutoyant les fractions de la seconde. Le temps, c’est la profondeur de l’image, son intensité. À partir de l’instant passé, l’image recrée, sinon une nostalgie, en tout cas une histoire. Une histoire du regard, qui est aussi le point de vue du regardeur sur la photo regardée. Avec ce thème, « Le Temps du Regard », PhotoMonaco aborde aussi le temps de la collection, la rencontre de l’image avec son public, et puis la relation que les images entretiennent entre elles, le tout à l’épreuve de la durée… C’est cette équation aventureuse qui est passionnant, ce mélange d’époques, de genres ou d’auteurs différents, qui dans le produit de leur association redonne à voir une dimension singulière de l’image, qui est immense.

 

Le dynamisme du marché est un bon marqueur… Vous diriez que le médium photographique a aujourd’hui la cote ?

En termes de chiffres, si on se réfère au marché des ventes aux enchères, le prix d’un tirage original a pour le moins triplé en dix ans. Pour preuve, le produit mondial des enchères liées à la photographie est passé de 50 M€ en 2002 à 150 M€ en 2015, soit 4 % du produit global du marché de l’art. En valeur, l’indice des prix du médium a augmenté de 48 % depuis l’an 2000, alors que celui du marché Fine art enregistrait une croissance de 36 % sur la même période. C’est ainsi, les valeurs de placement financier sont aujourd’hui des placements de valeur esthétique. Au-delà, l’un des mérites de la photographie est qu’elle permet l’achat d’un tirage signé d’un grand maître, quand pour la même somme, sur le marché de l’art contemporain, on ne pourrait prétendre qu’à une œuvre mineure. Et puis, s’il existe une vraie cote d’amour à l’endroit de la photographie, c’est qu’elle fait désormais partie de notre façon de voir le monde. Elle a transformé un nombre considérable de domaines d’activité, dans le champ artistique bien sûr, mais aussi dans l’espace industriel. L’image a transformé l’architecture, la mode, le design, elle a modifié jusqu’à l’idée que l’on se faisait de la recherche scientifique. L’image a cette vertu d’être à la croisée de toutes les préoccupations de l’époque, elle mène à toutes les sphères, elle est conceptuelle et sensible, patrimoniale et contemporaine, anthropologique et historique. Elle agit comme témoin.

 

C’est d’ailleurs un curieux paradoxe : le marché de la photographie est étroit, mais d’Arles à Bamako, on ne parle que d’image…

Parce que le monde a changé, il est devenu exponentiellement imagé. Nous sommes au cœur de la civilisation, non plus du livre, mais de l’image. Tout passe par elle. Mais la photographie est un vecteur intelligent, indispensable à l’équilibre de notre regard. Et on sait que le regard sur les choses, c’est aussi l’idée que l’on se fait du monde… L’image, au fond, c’est ce grâce à quoi on peut aujourd’hui réinstaurer une véritable relation esthétique avec le réel.

 

L’une des problématiques des foires, c’est de faire venir les collectionneurs. Quelle est votre méthode ?

Très au fait des enjeux contemporains de l’image, le Prince Albert II de Monaco nous a fait la grande faveur d’accepter d’être président d’honneur de PhotoMonaco. L’impact de ce parrainage est évidemment énorme. Par ailleurs, nous sommes liés à un partenaire majeur, qui est Larry’s List, un collectif de collectionneurs internationaux issus de plus de 70 pays, comptant plus de 3.500 adhérents, dont 1.800 grands collectionneurs ou patrons de fondations privées. Nous sommes intégrés à leur VIP Tour, un Pass est donc offert à tous ses membres. L’attractivité de PhotoMonaco réside aussi dans son parcours culturel, avec trois pôles d’intérêt visuel. Et puis, en raison de mon expérience, ayant assuré par le passé la direction exécutive de l’European Art Fair de Monaco, je peux compter sur un réseau d’influences et d’amitiés nouées avec des collectionneurs engagés, qui s’intéressent à l’art… et de plus en plus à la photo d’art.

 

Quelle est d’ailleurs votre cible ? Les tarifs affichés sur ce salon sont-ils plutôt médians ?

J’insiste sur le fait que PhotoMonaco est un salon de la photo d’art et de collection, les galeries qui y participent sont connues pour leur exigeance, travaillant dans des champs très variés, le fictionnel, le reportage, l’esthétique humaniste, la photographie plasticienne… Je dirais qu’on oscille entre 5.000 et 15.000 € pour une œuvre maîtrisée, notoire, reconnue, avec pedigree parfois. Nous présentons aussi quelques tirages d’exception, pour lesquels on peut passer la barre des 30.000 €. Vous trouverez ici peu de photographes émergeants, mais plutôt des signatures confirmées, ce que l’on appelle les established and mid-career artists, en vintage, moderne et contemporain.

 

L’accrochage reprend la scénographie décloisonnée de certaines foires, comme Fotofever, Unseen ou Cutlog, avec des stands très ouverts…

L’idée, c’est le « musée imaginaire » cher à André Malraux, mais où tout serait à acheter. Une fois encore, ce qui est en jeu, c’est l’expérience du moment photographique. Les galeries ne sont donc pas cloisonnées, afin d’encourager la promenade visuelle, la flânerie. Sur PhotoMonaco, on cultive le regard ; on ne visite pas des caisses de transport, on n’expose pas du fret visuel. Notre scénographie permet un véritable accrochage, sans vis-à-vis, où chaque espace est privatisé à la façon d’un cabinet d’amateur, mais néanmoins ouvert.

 

Quels sont les deux ou trois spots que vous me conseillez ?

Allez faire un tour à la Galerie Quai Antoine Ier, on y présente un solo show consacré à Nikos Aliagas, qui cette année est notre ambassadeur. De la même manière qu’il existe des hommes de lettres, Nikos, lui, est un homme d’images, attaché aux marques du temps. Parallèlement à sa carrière télévisuelle, il poursuit depuis un certain nombre d’années un travail photographique très personnel, dans un esprit résolument humaniste, avec de grands formats en noir et blanc. Son exposition regroupe une trentaine de tirages réalisés sur le thème de la Méditerranée, avec une forte présence des visages, des mains… Allez vous promener aussi du côté du Studio Harcourt. Chaque année, en effet, un espace sera réservé à une enseigne qui par ses caractéristiques techniques, stylistiques, ou par son histoire, est exemplaire. Le Studio sera à Monaco, le temps du salon, pour permettre à chacun de s’offrir l’authentique portrait Harcourt, avec cette lumière de plateau cinéma, inimitable, qui ne ressemble à nulle autre.

 

Monaco, c’est le bon tremplin pour développer une stratégie européenne ?

C’est le meilleur tremplin dont on puisse rêver. Toutes les potentialités du marché de l’art, au XXIe siècle, sont réunies ici, en Principauté, pour en faire une place forte du négoce, celui de l’art en général et de la photographie de collection en particulier. Il y a à cela quantité de raisons. La relation de Monaco à l’image, on la connaît, grâce au lifestyle en Riviera. On sait que la lumière du Sud a attiré depuis toujours de grands artistes, des signatures majeures de la photographie, que l’on pense à Helmut Newton ou Karl Lagerfeld. Mais aussi, plus concrètement, Monaco offre un faisceau d’avantages, en termes de sécurité, de confidentialité des transactions… Outre qu’elle est une place financière très professionnelle, Monaco est connue pour son responsive, sa manière très ajustée de répondre au séjour des collectionneurs, grâce notamment à ses palaces, ceux de la Société des Bains de Mer, la très fameuse SBM. Voilà un patrimoine vivant, une histoire qui vient nourrir un séjour. Sans parler des facilités d’accès, avec en sept minutes des liaisons par hélicoptère sur Monacair, depuis l’aéroport international de Nice-Côte d’Azur.

 

Vous pensez engager des partenariats ? Je pense à ces banques très actives en matière de collections d’entreprises…

Nous avons déjà un main sponsor, la Société Générale Private Banking, à Monaco, maison dont on connaît l’implication en matière d’art contemporain, grand mécène ayant ouvert la voie de la collection dans l’entreprise. En matière de partenariat, je suis très made in Monaco. Je privilégie des acteurs impliqués dans la vie économique et culturelle de la Principauté.

 

Votre dernier coup de cœur ? L’image qui vous a caressé la rétine, récemment…

Là, je voudrais faire un clin d’œil à Patrick Chelli, qui est notre photographe officiel sur cette édition, et à qui nous offrons une exposition monographique. Patrick Chelli, oui, qui s’inscrit dans la tradition humaniste en noir et blanc, qui est un réel portraitiste, connu pour ses images de vernissages et de défilés internationaux prises sur le vif. J’aime sa théâtralité, sa manière très sensible de capter, par exemple, les célébrités du monde de l’art et de la mode. Patrick est aussi un artiste plasticien, un collagiste, un créateur mixed medias très talentueux, je trouve, maître dans l’art du photomontage et des surimpositions. « Floreana », son exposition au restaurant-galerie Castelroc, place du Palais, va révéler son univers, proche de Cocteau et de Prévert. Voilà ce qui me plaît, cette capacité de la photo à se métamorphoser, créer des espaces oniriques, des dialogues poétiques…

 

 

Mémo

PhotoMonaco. Du jeudi 5 au dimanche 8 avril 2018. Vernissage le jeudi 5, de 18h à 21h, sur invitation. Ouverture au public à partir du vendredi 6 avril, à 13 h. Entrée libre. Salle des expositions, 4 quai Antoine Ier, Port Hercule, Monaco. Organisateur : Imagenko (Art Business Marketing Culturel) : 28, boulevard Princesse Charlotte MC 98000, Monaco. www.photomonaco2018.com

 

 

Zoom

Un triptyque sur le Rocher

En marge du salon de la photo d’art et de collection, PhotoMonaco décline sa présence sur trois pôles d’intérêt visuel… dans trois hauts lieux de la Principauté. Un parcours culturel on the rock(s).

Une collection de photos d’archives exposées dans les Grands Appartements du Palais princier (d’avril à octobre)… Découvreurs dans l’âme, les princes de Monaco ont depuis toujours marqué l’aventure savante et culturelle du Rocher. Avec l’invention de la photographie, c’est Albert Ier qui ouvre la voie à plus de 150 ans d’engagement en faveur des arts et des sciences humaines. Avec le même goût du savoir et de la connaissance, Rainier III puis Albert II de Monaco incarnent au même titre l’esprit des mécènes. À travers leurs voyages et leurs expériences, c’est donc le patrimoine de Monaco que cette exposition historique se propose de retracer en images sur le Rocher, à partir des Archives du Palais princier.

Une exposition d’images photographiques avec le concours d’Energy Observer, au Musée océanographique de Monaco (au mois de mai)… Issue des reportages documentaires d’Energy Observer, l’exposition « Oceania » présente un ensemble de photographies signées Jérémy Bidon. Entre l’art et l’écologie, l’exposition témoigne de l’influence des hommes sur le milieu marin. Réaliser la première circum-navigation planétaire grâce aux énergies renouvelables comme l’hydrogène, sans émission de gaz à effet de serre ni particules fines, c’est le défi que s’est lancée l’équipe d’Energy Observer. L’expédition est aussi un défi humain : un tour du monde de six ans, 50 pays et 101 escales. Une odyssée à la rencontre de tous ceux qui dessinent aujourd’hui le monde de demain…

Une scénographie d’installation photos au Musée de l’automobile (d’avril à octobre)… Symbole de la Révolution industrielle, l’automobile a parfois quitté sa fonction de simple véhicule pour s’inviter dans le monde de l’art. Elle a ainsi souvent constitué une source d’inspiration pour les artistes, qui ont vu en elle une matière fascinante et/ou critique à l’endroit de la société de consommation. De César à Bertrand Lavier, d’Ichwan Noor à Gabriel Orozco, l’automobile a maintes fois été détournée.  Au sein de la collection du Prince de Monaco, « Sur les chapeaux de roues » prolonge le dialogue esthétique entre l’art et l’industrie. Cette exposition propose d’animer un parc automobile à travers divers environnements agencés en relief, à partir d’images du musée.

 

 

Bio express

Renaud Siegmann

Directeur culturel chez Imagenko, Renaud Siegmann fut d’abord directeur exécutif du Salon d’art ancien et d’art moderne European Art Fair Monaco, en 2016. Historien et critique d’art depuis plus de vingt ans, il fut aussi commissaire général de Marrakech Art Fair en 2010 et 2011. Spécialiste de l’édition, il participa en 2009 au lancement du magazine d’art Diptyk publié par la Compagnie Marocaine des Œuvres et des Objets d’Art (CMOOA). Secrétaire particulier de M. Lucien Bodard (1986-1990), il a démarré sa carrière chez Artcurial (1994-1998). Après ça, il est devenu curateur associé près de l’UNESCO (1998-2001), puis ingénieur culturel pour l’Exécutif écossais à Édimbourg (2001-2004). Journaliste d’art pour L’Œil, La Gazette Drouot, Le Journal des arts, ses écrits l’ont fait voyager dans le monde entier depuis l’an 2000, couvrant les scènes émergentes en Chine, Corée du Sud, Japon, Qatar, Bahreïn, Émirats arabes unis, Liban, Turquie, Maroc, Russie, Cuba, Brésil et Mexique. Auteur d’ouvrages d’art, il a signé un livre d’entretiens avec l’artiste Praemium Imperial, Lee Ufan, pour sa rétrospective au musée Guggenheim de New York au printemps 2011, sans omettre une anthologie sur l’art moderne au Royaume du Bahreïn, sortie à l’automne 2015. Diplômé Sciences-Politiques d’un Master2 en Medias Management, Renaud Siegmann est aussi un grand passionné de yachting à la voile et breveté Officier de la Marine marchande au grade de Capitaine 200 UMS.

 

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