Quelques précisions pour la 57e Biennale de Venise

 Venise  |  1 juillet 2016  |  AMA  |  Tweet  |  LinkedIn

La 57e Biennale de Venise continue de se mettre en place. Ainsi, Gal Weinstein représentera Israël, Zad Moultaka représentera le Liban et Tamara Chalabi et Paolo Colombo seront les commissaires du pavillon irakien.

Né à Ramat Gan en 1970, Gal Weinstein vit et travaille à Tel-Aviv. Il a participé à la biennale de Sao Paulo en 2002, a connu des expositions personnelles dans les plus grands musées d’Israël et aussi au San Francisco Art Institute. Le commissaire du pavillon israélien, Tami Katz-Freiman, et Gal Weinstein ont été sélectionnés par un comité comprenant Mira Lapidot et Meir Aharonson. À travers la peinture, la photographie, l’installation, la sculpture, la vidéo, il s’intéresse aux procédés de recherche et de compréhension scientifiques sur les phénomènes de la nature ainsi qu’au chaos qui traverse le monde physique. Tamara Chalabi, Paolo Colombo seront les commissaires du pavillon irakien. Tamara Chalabi est présidente et co-fondatrice de la Ruya Foundation, et Paolo Colombo, art advisor au Istanbul Museum of Modern Art. L’exposition, intitulée « Archaic », interrogera la dualité des notions d’histoire ou d’antiquité, en présentant des artefacts de la région mis en dialogue avec des œuvres d’art moderne et des productions d’artistes irakiens contemporains.

Zad Moultaka représentera quant à lui le Liban. Artiste et compositeur, Zad Moultaka présentera une œuvre multimédia dans l’église déconsacrée Santa Maria della Misericordia, dans le quartier de Cannaregio. C’est Emmanuel Daydé qui sera commissaire de l’exposition. Pour ce dernier, Zad Moultaka conjugue « l’invention musicale avec la recherche plastique, dans une démarche où la technologie s’inspire de l’archaïque ». Son œuvre explore les thèmes de la déchirure et de la séparation, le temps immémorial et la mémoire de l’instant. L’artiste a dévoilé quelques précisions sur ce projet et son ambition : « En ces temps où le Moyen-Orient s’effrite sous nos yeux et sombre dans des guerres fratricides, tout acte, toute pensée doivent être mus par cette catastrophe annoncée. Notre terre brûle, nos racines sont arrachées, notre futur se noie dans l’indifférence. Il y a urgence à questionner le sol, urgence à replacer le spirituel dans l’art, urgence à remettre le naturel dans le cœur de l’homme. Descendre dans les profondeurs du temps, c’est remonter à la lumière éternelle : celle qui naît à l’Orient. L’homme d’aujourd’hui a été arraché au sol, il a décroché du ciel. Sourd et aveugle à l’essence des choses, il programme son propre effacement, précipitant avec lui, par angoisse, l’effritement du monde. Au sein de cet univers qui se perd sur les rives du matérialisme et se noie sur la surface du visible, il y a l’extrême urgence à questionner le sacré dans le cœur même de l’homme. Le projet du pavillon libanais pour la Biennale de Venise se veut au centre de ce questionnement. »

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