Art Élysées, design & co 

   |  25 octobre 2015  |  AMA  |  Tweet  |  LinkedIn

Fidèle à son ADN mêlant l’art et le design, la foire Art Élysées accueille une dizaine de galeries spécialisées présentant les réalisations des plus grandes signatures du design. De Jeanneret à Perriand en passant par Pia Guidetti Crippa, ils sont tous présents dans les allées de la foire, jusqu’au 26 octobre.

Comme à l’accoutumée, la majorité des galeries viennent de France (galerie Desprez Bréhéret (Tours)) et même de région parisienne (galerie Loft, galerie Messine, etc.). D’autres ont choisi de traverser l’océan, à l’instar de la 1950 Gallery (New York) qui présente des pièces de Cat Loray ou Marianne Vissière.

Premières fois
Art Élysées est magnétique. Un magnétisme que la foire a savamment entretenu depuis huit éditions. Benjamin Desprez, de la galerie Desprez-Bréhérét, fait partie des exposants se jetant dans le grand bain pour la première fois. Il explique : « Nous visitons Art Élysées depuis longtemps et nous sommes séduits par sa qualité. La direction nous a approchés et nous avons accepté sans hésiter. »

Luc Allemand, de la galerie Luc Allemand et François Foucher, partage cette analyse. Lui aussi a vu son intérêt pour Art Élysée grandir avec le temps. Cette année, il sera présent pour la première fois sur la foire : « Depuis la création d’Art Élysée, nous sommes des visiteurs attentifs et réguliers et nous pensons que le moment est venu de passer du côté exposant. »

Leurs ambitions ? Pour cette première édition, Luc Allemand espère « rencontrer des collectionneurs et décorateurs tout en faisant découvrir [sa] galerie. » Il faut dire que le galeriste a dû surligner l’évènement sur son calendrier : « Nous ne participons pas à d’autres foires spécialisées car nous nous sommes essentiellement concentrés sur le développement de notre espace rue de Lille. »

Un marché haut de gamme, des collectionneurs exigeants 
Dans un marché du design exigeant, les foires apparaissent comme une opportunité sans commune mesure pour céder des pièces de qualité.

Selon Alexandre Guillemain, directeur de la galerie éponyme, le marché est en « dent de scie, mais les pièces importantes trouvent toujours acquéreur rapidement ». Un avis partagé par Benjamin Desprez : « Le marché du design se porte bien si tant est que les pièces offertes soient de grande qualité. » Le galeriste ajoutant : « Les collectionneurs avertis sont exigeants et attendent le meilleur ! »

Quand l’exigence des collectionneurs prime, les galeristes espèrent donc les approcher au plus près. Benjamin Desprez le souligne : « Nous apprécions l’échelle humaine de cette manifestation » et « ses participants, jeunes et très avertis ».

Alexandre Guillemain, en habitué de la foire, déclare avec confiance et mesure : « Art Élysées permet de toucher une clientèle internationale et les ventes y sont plutôt intéressantes. » Il ajoute : « Ce salon est devenu incontournable pour les passionnés du design ».

Il faut souligner que pour Alexandre Guillemain — qui se rend également à PAD —, « les [deux] évènements représentent 30% de [son] chiffre d’affaires annuel. »

Le design du XXe siècle à l’honneur
L’offre dans les allées d’Art Élysées est foisonnante et à en croire les galeristes, portée sur le haut de gamme. Elle couvre l’essentiel du design du XXe siècle. Ainsi, la galerie A1043, spécialisée dans le luminaire d’auteurs de 1960 à 1980, expose des pièces de Pia Guidetti Crippa. La Galleria Portuondo propose pour sa première participation une sélection de mobiliers et objets de la seconde moitié du XXe siècle en regard avec le travail d’artistes contemporains latino-américains.

De son côté, la galerie Luc Allemand et François Foucher présente une sélection de pièces des années 70 de l’architecte-Décorateur Michel Boyer ainsi que des luminaires de créateurs emblématiques des années 1950 à l’instar de Pierre Guariche, Georges Jouve, Joseph-André Motte, Mathieu Matégot ou Pierre Jeanneret. Selon les galeristes, il s’agit d’une sélection « fidèle aux lignes fonctionnalistes et minimalistes que propose la galerie depuis deux ans et demi ».

La galerie Alexandre Guillemain propose quant à elle une sélection de design américain (Kagan, Paul Evans, T.H Robsjohn Gibbings) et une exposition monographique sur les assises de Pierre Guariche, désigner français des années 1950. Il s’agit selon le galeriste d’un « vrai virage » pour proposer à ses clients plus de design américain « qui allie à la fois les lignes pures, la qualité de réalisation et le fonctionnalisme recherchés par nos clients ».

La galerie Desprez-Béhéret a opté pour un stand mêlant l’histoire et l’actualité du design. Elle expose des pièces de créateurs des années 1950 à 1970 (Perriand, Chapo, Guariche ou Guillerme & Chambron) aux côtés d’œuvres récentes de Guy Bareff, un sculpteur et céramiste représenté par la galerie. Pour le jeune marchand, « ce choix a été cornélien ».

Et Corneille de lui répondre par ce vers du Cid : « Dans le bonheur d’autrui, je cherche mon bonheur. » Un adage parfait pour achever les deux derniers jours de la foire Art Élysées.

 

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