Diotima Schuck
6 février 2023
6 février 2023
Paris

Le 15 février 2023, la Funghi Gallery inaugurera son lancement par l’exposition et la vente de NFTs, intitulée « Make me dream » et consacrée au thème du rêve.

Dédiée à la représentation d’œuvres numériques, la Funghi Gallery réunira pour sa vente cinq artistes travaillant avec ce médium, entre art génératif et art vidéo. Marina Núñez, Charlesai.eth, Ivona Tau, Selay Karasu et Elina Crespi ont ainsi créé une œuvre exclusive à l’occasion de l’exposition. L’événement se tiendra en ligne, sur le métavers Spatialio. Une visite guidée sera organisée en présence des artistes. Les ventes, elles, seront privées les 15 et 16 février, puis ouvertes au public à partir du 17 février.

La Funghi Gallery a été fondée en 2021 par Joséphine Louis, diplômée la même année en Art Market Management de l’EAC, école privée parisienne. Elle a, en parallèle, travaillé pour des expositions dédiées au numérique et des ventes de NFTs, notamment chez FauveParis, la maison de ventes aux enchères qui a organisée en mars 2022 l’une des premières ventes NFTs.

« Dans le monde des NFTs, nous sommes censés fonctionner sans intermédiaire grâce à la blockchain, mais en tant qu’acheteuse, je me suis retrouvée à voir de tout et de rien en quantité sur les marketplaces, confie Joséphine Louis. Personne ne se charge d’effectuer un travail d’écriture ou de valorisation. Souvent, dans les NFTs, ce sont de nouveaux artistes, personne n’a encore écrit sur eux. À l’inverse, tous les artistes numériques n’ont pas sauté le pas des NFTs. C’est pourquoi il est important pour eux d’être représentés par une galerie, car c’est un lieu qui, quelque part, légitime leur travail. Il y a une plus-value sur la curation de la part d’une petite institution qui sélectionne peu, mais bien. »

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Diotima Schuck
4 février 2023
Paris

En proposant une exposition autour du travail de l’artiste Edvard Munch, le musée d’Orsay a signé un événement historique que la présence des 724.414 visiteurs recensés n’a pas démenti. Intitulée « Un poème de vie, d’amour et de mort », elle s’est tenue du 20 septembre 2022 au 22 janvier 2023.

Peintre norvégien né en 1863 et mort en 1944, Edvard Munch s’est consacré à la création artistique pendant près de six décennies. Connu et célébré pour son Cri, l’exposition s’est attachée à faire état de la complexité de l’œuvre du peintre qui a occupé une place charnière entre les XIXe et XXe siècles à travers la présentation d’une centaine de peintures, dessins, estampes ou blocs gravés.

Avant la pandémie, le musée d’Orsay avait consacré une exposition majeure à Picasso qui a connu un véritable succès. C’est record battu pour Munch, et le signe d’un retour en force du public dans les institutions culturelles alors que l’année 2020 avait connu son seuil d’affluence le plus bas, avec 867.274 entrées seulement. En 2022, ce sont 3,2 millions de personnes qui se sont rendues au musée, un résultat auquel « Un poème de vie » a participé.

Musée d’OrsayexpositionEdvard Munchbilanvisiteur
Diotima Schuck
3 février 2023
Paris

Très bonne nouvelle pour la capitale française : la mairie de Paris a annoncé, début février 2023, l’augmentation du budget prévu pour la culture, soit onze millions d’euros en plus, que les institutions pourront se partager.

Suite à la pandémie, le budget avait été coupé de près de 3 %, une décision dont avaient grandement souffert des institutions comme la Philharmonie, la Gaîté-Lyrique ou le Centquatre. Avait suivi l’inflation de 2022, et des difficultés financières en conséquence pour ces structures.

L’arrivée d’Aurélie Filippetti à la tête des affaires culturelles de la ville en novembre 2022 avait inquiété ; c’est ici à son initiative qu’une telle somme pourra être débloquée — à condition que les élus valident la proposition en mars puis en juillet cette année. Cette augmentation de près de 10 % de la somme annuelle allouée à la culture permettra ainsi aux établissements de souffler.

politique culturelleVille de ParisAurélie Filippetti
Diotima Schuck
3 février 2023
Los Angeles

Ce sera la plus grande édition jamais organisée par la Frieze à Los Angeles, du 16 au 19 février 2023, à l’aéroport de Santa Monica. En ce début de mois, la foire s’organise et se précise : elle sera 24 % plus grande que celle de 2022.

Ce sont 124 exposants venus de 22 pays qui vont se retrouver à la Frieze Los Angeles, au cœur d’un programme qui propose d’étendre l’événement au-delà des stands avec « Now Playing », une série de performances et d’œuvres d’art qui auront lieu sur tout le site et « Against the Edge », le nom donné à une exposition d’œuvres présentées dans des bâtiments historiques de la ville. Cette exposition sera composé de cinq espaces à proximité du site principal.

Alors que la Frieze se tenait en ligne en 2021, elle était revenue en force post-pandémie en 2022 pour une troisième édition californienne, avec cent galeries et un niveau d’affluence presque normal avec plus de 30.000 visiteurs. Un seuil que la foire prévoit sans aucun doute de dépasser de par l’ampleur de l’événement cette année.

FriezeFrieze Los Angelesfoireévénement
Diotima Schuck
2 février 2023
Los Angeles

Basée à Los Angeles, la galerie d’art contemporain Luis de Jesus a accueilli l’artiste Hector Dionicio Mendoza. Elle représentera désormais son travail à travers cette collaboration, annoncée le 2 février 2023.

La galerie représente des artistes en milieu de parcours ou émergents, avec un axe fort porté sur la diversité intersectionnelle. Œuvrant depuis 2007, Luis de Jesus a débuté sa carrière à San Diego avec Jay Wingate à Seminal Projects. Il ouvre ensuite son propre espace en 2010 à Santa Monica et, en 2021, déménage dans un vaste lieu dans le quartier des arts du centre-ville de Los Angeles. Exposant de la peinture principalement, il permet à ses artistes de s’exprimer de manière tant formelle que conceptuelle.

Dans cette lignée, Hector Dionicio Mendoza est un artiste multi-média, né en 1969 au Mexique. Aussi curateur et éducateur basé dans la vallée Salinas en Californie, il aborde la question du territoire et de l’environnement à travers des pratiques sociales : le culte, la foi, la mémoire. Ces thèmes s’élaborent sous la forme de sculptures, d’installation ou d’œuvres en deux dimensions combinant matériaux organiques ou synthétiques. L’artiste a reçu un prix en 2022, il a participé à plusieurs programmes de résidence en Europe et son travail a été reconnu lors d’événements institutionnels. Sa représentation à la galerie lui permettra donc de s’inscrire plus avant sur le marché de l’art.

représentationLuis de JesusHector Dionicio Mendoza
Diotima Schuck
2 février 2023
Paris

Jeudi 2 février 2023, le Centquatre, espace culturel parisien à la programmation éclectique, a communiqué son bilan à l’issue de la Foire foraine d’art contemporain organisée du 17 septembre 2022 au 29 janvier 2023. Au terme des cinq mois, soit 101 jours d’ouverture, il a accueilli près de 104.000 visiteurs.

Un « parc d’attraction artistique », c’est ainsi qu’est définie la foire par le Centquatre, qui a réuni une quarantaine d’artistes internationaux pour accueillir son public sous le signe du divertissement et de la sensation forte plutôt que de la contemplation. L’exposition, conçue pour être immersive, a présenté des œuvres-attraction, entre sculptures, peintures, photos et installations. Le public pouvait aussi faire des tours de manège, de train fantôme, participer à des jeux d’adresse ou encore visiter un palais des glaces ou une maison de l’horreur.

En comparaison, la Biennale de Némo, une exposition d’art numérique organisée d’octobre à janvier 2021, soit un mois de moins que la foire foraine, avait rassemblé 103.402 visiteurs. Avec ses 259 artistes présentés et ses 28 lieux partenaires, sa portée était aussi plus large. La Foire foraine, pour sa part, peut se targuer d’une véritable visibilité sur les réseaux, avec plus de 500.000 vues de la page d’exposition.

Centquatreexpositionbilanvisiteur
Diotima Schuck
1er février 2023
Paris

C’est le modèle de Bugatti Chiron Profilée le plus cher jamais vendu sur le marché des enchères, adjugé pour 9,8 M€ à Paris le 1er février 2023 dans les quartiers de la RM Sotheby’s, maison de vente dédiée aux automobiles de luxe.

Elle était estimée entre 4,2 et 5,5 M€. Les offres sont pourtant montées bien plus haut que prévu, entre les acheteurs présents dans la salle de vente et ceux qui misaient en ligne ou par téléphone. Si le prix de base du modèle avoisine généralement les 3,5 M€, c’était la toute dernière voiture neuve disponible, produite à 500 exemplaires uniquement — mais un seul pour la version « profilée ». D’où l’intérêt des collectionneurs pour ce modèle.

Un événement marquant pour l’entreprise, RM Sotheby’s, née de la collaboration débutée en 2015 entre RM, tenue par le canadien Rob Myers, et Sotheby’s. Sa rapide évolution lui a permis de totaliser 925 M$ de vente en 2022, notamment à travers la vente de voitures vintage. L’année précédente, elle avait amassé 22 M$ pour une Ferrari de sport vintage. Un résultat impressionnant pour la Bugatti donc, auquel la maison n’est toutefois pas étrangère.

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Diotima Schuck
1er février 2023
Paris

Depuis le 1er février 2023, et jusqu’au 28 du même mois, un appel à candidatures a été ouvert pour la dixième édition des Rencontres photographiques du 10e qui se tiendront durant un mois, de fin septembre à octobre. Un appel ouvert à tout photographe résidant ou travaillant à Paris ou en région parisienne, ou dont le travail a un lien avec le 10e arrondissement de la capitale.

À cette occasion, l’arrondissement se transformera en galerie photo, proposant expositions, événements, projections, rencontres et ateliers. En 2021, douze artistes lauréats ont été sélectionnés pour participer à l’exposition centrale de la biennale autour de thèmes faisant écho au quartier. Amateurs et professionnels sont bienvenus et auront peut-être la possibilité d’exposer leurs pièces dans des galeries, centres d’animation, bibliothèques, boutiques ou même restaurants.

Initié par la bibliothèque du Château d’eau et la mairie du 10e, l’événement prend la forme d’une biennale, organisée depuis 2005. C’est Fetart qui en tiendra la direction artistique et l’organisation, collectif de dix commissaires d’exposition indépendants spécialistes en photographie, et d’une équipe permanente. Familiers de ce genre de projets, ils organisent aussi le festival de la jeune photographie européenne au Centquatre qui aura lieu prochainement du 25 mars au 21 mai.

festivalphotographieRencontres photographiques du 10eappel à candidatures
Diotima Schuck
1er février 2023
Séoul

Début janvier, l’exposition satirique « Goodbye in Seoul » s’ouvrait à Séoul, accueillant le travail de 32 artistes. Le Secrétariat de l’assemblée nationale de Corée a toutefois rapidement annulé l’événement la semaine du 9 janvier 2023. Les organisateurs ont dénoncé un acte de censure.

L’exposition donnait à voir 80 œuvres, soutenue par douze législateurs libéraux. Elle avait été approuvée par le Secrétariat au préalable, informés de la teneur de certains thèmes abordés, visant des personnalités politiques coréennes. C’est la représentation du président coréen Yoon Suk-yeol élu en mars 2022 sur deux des tableaux qui a déclenché la réaction des autorités, mettant en avant le non-respect de la moral publique et de l’éthique sociale du pays.

Ce cas constitue un nouveau jalon dans la politique menée par le président, qui soulevait déjà questions et craintes pour la liberté d’expression l’année passée. En novembre, l’équipe de MBC, un média coréen, s’était vu refuser l’accès à l’avion présidentiel en raison de leur positionnement critique vis-à-vis de Yoon Suk-yeol.

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Diotima Schuck
1er février 2023
Pékin

Au sortir des confinements successifs qu’a traversé la population chinoise ces dernières années, les événements culturels se sont multipliés. Au 31 janvier 2023, les différentes industries culturelles du pays ont annoncé un bilan extrêmement positif, et une forte demande de la part du public.

Le Nouvel An chinois a été célébré à travers tout le pays le 22 janvier. Mais malgré la fin du festival national, le marché de la culture et du tourisme ont continué à battre leur plein. Le Bureau national du cinéma a fait part de ses recettes : ce sont plus de dix milliards de RMB qui ont été engrangé, un record jamais atteint pour un mois de janvier. L’Association chinoise de l’industrie des arts du spectacle, elle, a annoncé la tenue de 9.400 représentations dans tous les pays, soit une hausse de 40,92 % par rapport à 2022.

Les musées d’art ne sont pas en reste, alors que le Musée national d’art de Chine, à Pékin, a accueilli presque 6.000 visiteurs par jour — sa limite d’affluence —, tandis que les lieux culturels traditionnels ont attiré un vaste public.

Chinepolitique culturelleCOVID-19crise sanitairecultureévénement
Diotima Schuck
1er février 2023
New York

L’œuvre Le Père peint par Marc Chagall en 1911 a été récemment restituée aux descendants de son propriétaire d’origine. Le 1er février 2023, le musée juif de New York a annoncé son exposition à partir du 16 du même mois.

Le tableau a été restitué le 1er avril 2022 par le ministère de la Culture français. Il était conservé au musée d’art et d’histoire du Judaïsme avant d’être rendu aux ayants droit de David Cender, rescapé d’Auschwitz et dépossédé de tous ses biens en 1940 à Łódź, Pologne. La peinture, elle, était entrée dans les collections nationales en 1988. Sa provenance incertaine avait conduit à des recherches approfondies par le musée. Quinze autres œuvres ont été restituées au même moment par le gouvernement français dans le cadre d’un effort continu pour identifier les œuvres pillées par les nazis pendant la guerre.

L’œuvre de Chagall a été récupérée puis vendue aux enchères chez Phillips en novembre 2022, que le nouveau propriétaire a décidé de prêter au musée juif. L’institution exposera ainsi le tableau pendant un an, jusqu’au 1er janvier 2024.

expositionpillageMusée juif de New YorkMarc Chagallpolitique culturellerestitution
Diotima Schuck
1er février 2023
Séoul

Jun Hye-joo a emporté cette année la 22e édition du Songeun Art Award, prix attribué chaque année à un artiste coréen contemporain. Elle sort vainqueur d’une compétition entre vingt artistes, le plus grand nombre de nominés depuis la création du prix en 2001.

Organisé par la Songeun Art and Cultural Foundation, centre d’art contemporain situé à Seoul fondé en 1989 — qui a créé cette année une bourse curatoriale pour le développement et l’exposition des acteurs culturels coréens —, le Songeun Art Award est l’un des prix les plus prestigieux de Corée du sud, et récompense tous les ans un artiste dont le travail reflète différents aspects de la création contemporain coréenne dans divers médiums incluant la vidéo et le son.

Jun Hye-joo a étudié en Allemagne, notamment en expérimentations spatiales sous la direction d’Olafur Eliasson. Dans son œuvre intitulée Hummer, elle concentre son attention sur les particules microscopiques présentes dans l’air et respirées dans les espaces urbains, qu’elle convertit en ondes, mettant en parallèle l’impact des armes militaires et celui de ces particules sur les corps. Travail critique grâce auquel elle a emporté la bourse de 20 M₩, soit presque 15.000 €, ainsi qu’un solo show à la fondation Songeun.

Les vingt participants auront toutefois l’opportunité de participer à une résidence à la Delfina Foundation à Londres, institution partenaire de Songeun. Des modalités que le centre d’art coréen ne cesse de transformer à travers les années pour octroyer un meilleur soutien à la création émergente.

prixSongeun Art Awardart contemporaincréation émergenteart contemporain coréen
Diotima Schuck
31 janvier 2023
Chongqing

En Chine, le musée d’art de Chongqing, situé au centre du pays, est arrivé premier du « Top 100 des espaces culturels publics 2022 » ce 31 janvier 2023. Les institutions participantes ont été sélectionnées dans ce « concours des plus beaux espaces culturels publics du delta du fleuve Yangtze et de certaines provinces et municipalités nationales ».

Le musée d’art de Chongqing a ainsi été élu. Fort d’une superficie de 12.000 m2, il dispose de six salles d’exposition, propose notamment des activités d’éducation publique et a reçu depuis l’ouverture de son nouveau bâtiment en 2013 environ deux millions de visiteurs.

Dirigé par le département des services publics du ministère de la Culture et du Tourisme chinois, la compétition a vu 1.692 espaces publics s’affronter pour emporter les différents prix, entre 112 préfectures et trois préfectures autonomes, de quinze régions administratives. Les prix comprenaient le prix du plus bel espace culturel public, le prix du top 100 des espaces culturels publics, le prix du cas exceptionnel d’espace culturel public et le prix de la popularité en ligne.

Une large gamme de prix donc, et un nombre surprenant d’institutions primées, dû à une politique culturelle propre au pays.

concoursprixChineespace culturel
Diotima Schuck
31 janvier 2023
Paris

La galerie suisse Galerie C qui représente Lukas Hoffmann a annoncé le 31 janvier 2023 l’acquisition du travail du photographe par deux musées : Photo Élysée à Lausanne et le département de photographie du Centre Pompidou à Paris. En question, la série Strassenbilder, récemment exposée à Arles et à Paris Photo.

Photo Élysée a acquis cinq photographies, tandis que le Centre Pompidou en a sélectionné sept, parmi la série de 500 images produites par l’artiste et réalisées dans les zones piétonnes de Berlin entre 2018 et 2021. Le travail de Lukas Hoffmann privilégie la spontanéité, photographiant les corps en mouvement dans des plans rapprochés, en noir et blanc.

L’artiste a présenté des expositions personnelles à la Kunsthaus Zoug, au Photoforum Pasquart à Bienne, au centre d’art Le Point du Jour de Cherbourg ou encore au musée d’art de Lucerne. Il a également participé à des expositions collectives en Suisse, à Paris, Berlin ou Munich. Exposée au Monoprix d’Arles lors des Rencontres de la photographie, la série lui a permis d’asseoir une renommée déjà établie, alors que son travail figure déjà parmi les collections d’institutions telles que le Cnap, la Fondation Hermès, ou de Neuflize Vie.

acquisitionCentre PompidouRencontres d’ArlesLukas HoffmannphotographieGalerie CPhoto Élysée
Diotima Schuck
31 janvier 2023
Arles

Le 31 janvier 2023, l’appel à candidatures pour participer à la seconde édition de la Serendipity Arles Grant a été lancé. Les participants souhaitant soumettre leur travail photographique auront la possibilité de présenter leur dossier jusqu’au 15 mars.

Dédiée au soutien des professionnels de la photographie, de la vidéo et des nouveaux médias en Asie du Sud, la bourse est destinée aux artistes d’Afghanistan, du Bangladesh, du Bhoutan, de l’Inde, de Myanmar, du Népal, du Pakistan ou encore du Sri Lanka. Le futur lauréat recevra environ 15.000 € ainsi que la possibilité d’exposer son travail aux Rencontres de la photographies à Arles qui ouvriront le 3 juillet prochain.

Soutenue par l’Institut français et l’Ambassade de France en Inde, la Serendipity Arles Grant se déroule ainsi dans le cadre des Rencontres d’Arles, mais aussi du Serendipity Arts Festival, un festival artistique annuel fondé en 2016 à Goa par l’homme d’affaires indien Sunil Kant Munjal. L’année dernière, pour sa première édition, la SAG avait primé le photographe indien Sathish Kumar. Les dix derniers candidats retenus, eux, avaient reçu une dotation de 800 €.

Cette année, ce sont cinq candidats qui seront pré-sélectionnés pour présenter leurs œuvres à la sixième édition du Serendipity Arts Festival 2023, qui sera aussi ouvert à la production artistique numérique et virtuelle, alors que le gagnant sera exposé à Arles.

Serendipity Arles GrantRencontres d’ArlesSerendipity Arts FestivalbourseprixphotographieSathish Kumar
Diotima Schuck
30 janvier 2023
Moscou

Le 30 janvier 2023, le journal indépendant Moscow Times a fait état d’un rappel à l’ordre du ministère de la Culture russe auprès de la Galerie Tretiakov, une institution muséale située à Moscou. Dans une lettre adressée au musée, le gouvernement demandait de se conformer aux « valeurs spirituelles et morales » russes.

La lettre, signée par Natalia Chechel, directrice adjointe du département des musées et des relations extérieures, a été directement envoyée à Zelfira Tregulova, directrice de la Tretiakov. À l’origine de l’initiative, une réclamation de la part du citoyen russe Sergei Shadrin qui s’est dit atteint par les œuvres dépeignant enterrements, alcoolisme ou personnages diabolique, à l’image de la statue sans tête intitulée Pietra faite par l’artiste Alexander Burganov.

La galerie d’État Tretiakov, fondée en 1856, possède l’une des plus importantes collections au monde, avec plus de 140.000 pièces et une majorité d’artistes russes. Elle devra répondre à la plainte d’ici le 6 février et s’aligner plus clairement avec l’État russe pour « préserver et renforcer les valeurs spirituelles et morales traditionnelles », comme demandé par le gouvernement, et donc modifier ses expositions.

Quelques mois plus tôt, l’artiste Tatiana Arzamasova avait dû annuler son exposition prévue dans le musée face à la censure. Un événement récurrent dans le pays, particulièrement pointé du doigt depuis le début de la guerre en Ukraine.

censureRussieart russegouvernementGalerie Tretiakov
Diotima Schuck
30 janvier 2023
Wuhan

C’est un événement insolite qui s’est déroulé à l’United Art Museum de Wuhan, Chine à la fin du mois de janvier 2023 : un jeune étudiant, en visite avec un groupe d’amis, a déposé son sac à dos sous une des lumières d’une salle d’exposition. Celui-ci a rapidement attiré l’attention des visiteurs, qui l’ont pris pour une œuvre.

Interrogé le 30 janvier, l’étudiant, Liu, a expliqué vouloir parodier certaines œuvres d’art contemporain, à l’image de la Comedian de Maurizio Cattelan représentant une banane scotchée sur un mur blanc. Il a ensuite entrepris de photographier son sac pour attirer l’attention des visiteurs qui, pour certains, ont imité son geste.

Le musée, lui, a décidé de considérer l’acte comme une performance. Institution promouvant l’art contemporain, elle a ouvert en 2014 et expose des artistes contemporains chinois, mais aussi internationaux, et collabore avec d’autres institutions dans le monde.

expositionart contemporaininsolite
Diotima Schuck
30 janvier 2023
Paris

Le 30 janvier 2023 s’est tenu le vote de l’assemblée générale du Comité professionnels des galeries d’art à l’issue duquel Marion Papillon a été réélue à 95,8 % des voix. Élue une première fois en 2019, elle se représentait cette année pour un second mandat de trois ans.

Diplômée en stratégie du développement culturel de l’université d’Avignon, Marion Papillon a travaillé au Centre Pompidou, puis à l’ambassade de France à Moscou, à l’AFAA et à Architecte-Studio. Fille de galeriste, elle rejoint l’entreprise familiale en 2007, renommée galerie Papillon en 2016. Elle a fondé Choices en 2014, association qui organise le Paris Gallery Weekend, et est devenue vice-présidente du CPGA la même année auprès de Georges-Philippe Vallois.

Chargé d’assurer le soutien des professionnels et des marchands d’art français depuis 1947, le CPGA a récemment lancé plusieurs projets tels que Un dimanche à la galerie, événement automnal parisien, ainsi que le Paris Gallery Weekend. Pour les années 2023-2025, Marion Papillon se concentrera sur les questions environnementales notamment et sur l’ouverture des galeries à un plus large public à travers une campagne de publicité entamée sur son précédent mandat. Elle sera accompagnée par un conseil de direction élargi à quinze membres, contre onze au mandat précédent.

nominationComité des galeries d’artMarion Papillon
Diotima Schuck
30 janvier 2023
Paris

Depuis le 30 janvier 2023, l’œuvre Partie de bateau peinte en 1877 par Gustave Caillebotte est accessible au public au musée d’Orsay. Celui-ci en a fait l’acquisition grâce à un mécène, le groupe LVMH. Le tableau sera également exposé dans d’autres musées français en 2024 en l’honneur des 150 ans de l’impressionnisme.

L’œuvre a été classée « Trésor national » par l’État français en 2020. Estimé à 43 M€, le groupe LVMH a ainsi permis au musée d’enrichir une collection à laquelle la présence de Caillebotte fait défaut, comme c’est le cas pour la majeure partie des collections nationales françaises. Une initiative qui permet au groupe de bénéficier d’une défiscalisation de 90 % de son don ainsi que d’une couverture médiatique positive.

« Une acquisition pareille n’arrive qu’une fois tous les vingt ou trente ans », a commenté le président du musée Christophe Léribault. Après son exposition au musée d’Orsay, la peinture sera présentée au musée des Beaux-arts de Lyon avant d’y retourner pour une rétrospective de l’artiste à la fin de l’année 2024. En 2025, elle sera ensuite accueillie dans les villes de Los Angeles et à Chicago.

Musée d’OrsayGustave Caillebotteimpressionnismeacquisitionexposition
Diotima Schuck
29 janvier 2023
Versailles

La maison de ventes française Osenat a organisé une enchère à l’Hôtel des ventes du château de Versailles qui devait avoir lieu le 29 janvier 2023. Elle a toutefois été reportée en raison d’une enquête de police en cours quant à la provenance des pièces, venues d’une ville indienne, Chandigarh.

Intitulée « L’esprit du XXe siècle - Pierre Jeanneret pour Le Corbusier à Chandigarh », la vente réunit quarante lots d’un « ensemble de mobilier issu d’une collection européenne », comme le rapporte le catalogue qui lui est dédié. Invité à imaginer la ville de Chandigarh — reconnue comme patrimoine mondial par l’Unesco depuis octobre 2022 — dans les années 1950, Le Corbusier s’y emploie avec une équipe, dont son cousin Pierre Jeanneret, qui créé la quasi totalité du mobilier de la ville. Mais parmi les 90 meubles proposés à la vente, certains sont suspectés d’avoir été volés dans des structures publiques.

Depuis une dizaine d’années, des rapports de vols ont parus, notamment dans les bâtiments administratifs universitaires de la ville. Pour l’heure, la vente n’a pas été annulée et pourrait encore se tenir si les autorités françaises parviennent à confirmer la provenance des pièces.

volenquêteventeenchèreOrsenatmobilierLe CorbusierPierre Jeanneret