« foire »

Art Cologne, à l’avant-garde du marché de l’art

Du 19 au 22 avril se déroule la 52e édition d’Art Cologne. La doyenne des foires allemandes présente 200 galeries venant de 31 pays, réparties en quatre secteurs principaux. Environ 50.000 visiteurs sont attendus pour ce grand rendez-vous de l’art moderne et contemporain. Créée en 1967 par les galeristes Hein Stünke et Rudolf Zwirner, Art Cologne est aujoud’hui l’une des plus anciennes foires d’art en Europe. Depuis plus d’un demi-siècle à présent, l’événement assure le rayonnement de ses acteurs sur le marché de l’art international. Avec pour devise un seul mot d’ordre : faire voir, découvrir et acheter de l’art. Dirigée par Daniel Hug depuis 2008, Art Cologne semble aujourd’hui reprendre du poil de la bête. Après un léger passage à vide dans les années 2000, les organisateurs sont revenus depuis quelques éditions à une politique raisonnée. En privilégiant la qualité à la quantité, ceux-ci ont fait le choix d’une stratégie qui semble aujourd’hui porter ses fruits. De 300, le nombre d’exposants a été réduit à 200. Le parcours a également été revu et se concentre sur un espace plus restreint qu’auparavant. En apportant une nouvelle vision, Daniel Hug est ainsi parvenu à redorer le blason de l’événement, qui avait quelque peu perdu de sa superbe – less is more, comme on dit. Cette 52e édition d’Art Cologne vient donc confirmer les bienfaits de cette orientation, tant pour les professionnels que pour le public. Seule petite ombre au tableau, finalement : la question du planning. En 2017, les organisateurs avaient programmé la foire en même temps que le Gallery Weekend de Berlin. Une décision qui avait provoqué des remous jusque sur les rives de la Sprée. Cette année, Daniel Hug a choisi de revenir aux dates traditionnelles, afin de permettre aux collectionneurs d’assister aux deux événements. Mais dans le calendrier...

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Art Brussels, le beau cinquantenaire

Du 19 au 22 avril se déroule la 50e édition d’Art Brussels ! Créée en 1968, la plus contemporaine des foires belges fête un demi-siècle de succès au cœur de la capitale. 30.000 visiteurs sont attendus dans les entrepôts de Tour & Taxis pour découvrir une sélection de 147 galeries. On aurait presque tendance à l’oublier, et pourtant… Art Brussels est l’une des plus anciennes foires européennes. L’événement, créé en 1968, est né deux ans avant Art Basel (1970) et bien avant la FIAC (1974) ou la Frieze de Londres (2003). En 2018, Art Brussels célèbre 50 ans de succès et devient, l’espace de quelques jours, capitale artistique européenne. 1968… Plusieurs marchands réunis dans l’Association des galeries d’Art actuel de Belgique s’associent et lancent la première édition d’« Art actuel ». Désireux de renouveler l’offre artistique faite au public, ils invitent des confrères étrangers à venir exposer dans la capitale. Rapidement, le salon gagne en notoriété et se développe d’année en année, jusqu’à devenir un rendez-vous incontournable du marché de l’art. L’initiative est résolument moderne pour l’époque : elle inaugure une nouvelle conception des foires en Belgique. Un demi-siècle plus tard, en 2018, la manifestation conserve l’esprit pionnier qui la caractérise depuis ses débuts. Celle-ci a connu de nombreuses phases d’évolution depuis. Art actuel est devenue Art Brussels. Au fil des années, la foire s’est installée dans plusieurs lieux successifs. Il y a eu le Casino de Knokke, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ou plus récemment le Heysel… Depuis 2016, Art Brussels déploie ses stands sous les sheds des entrepôts Tour & Taxis. Le site est l’un des plus beaux exemples de patrimoine industriel de la ville. La foire, dirigée par Anne Vierstraete, réunit cette année 147 galeries originaires de 32 pays. 68 % des participants sont d’origine internationale, tandis que la...

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PhotoMonaco : « L’expérience du moment photographique »

C’est un tout nouveau spot de printemps, très french Riviera, qui bientôt fera vibrer le Rocher… Du 5 au 8 avril prochain, PhotoMonaco, salon international de la photo d’art et de collection, lancera sa première édition en Principauté. Entretien avec Renaud Siegmann, directeur général de l’événement.   Il est connu pour son engagement en faveur de l’image, apprécié pour le regard inspiré qu’il porte depuis près de 30 ans sur la création contemporaine. Après avoir assuré le commissariat de Marrakech Art Fair en 2010 et 2011, après avoir piloté l’European Art Fair de Monaco comme directeur exécutif en 2016, Renaud Siegmann s’attaque au 8e art… Histoire de revisiter le médium photographique en profondeur. Observateur engagé des scènes émergentes, de la Chine au Brésil, en passant par le Royaume du Bahreïn et la Russie, ce curateur exigeant, ancien ingénieur culturel pour l’Exécutif écossais à Edimbourg, est heureux de lancer une nouvelle plateforme : un salon international dédié à la photo d’art et de collection à Monaco. Un événement à l’élégance toute « grimaldienne », placé sous le haut parrainage du Prince Albert II de Monaco. L’enjeu ? Éclairer le regard, jouer avec la lumière… Bref, créer des rencontres inédites avec l’image, afin que le public puisse ici flirter avec la matière sensibilisée. Pour cette première édition, Renaud Siegmann a misé sur « l’expérience du moment photographique ». Un moment intime, fait de beautés fugitives et de nostalgies littéraires, propre à dilater toutes les pupilles… Sur le thème du « Temps du Regard », c’est très bientôt, à Monaco !   Quelle est la singularité de PhotoMonaco, dans un paysage culturel – celui des foires et des biennales de photographies – où ce médium est déjà très représenté ? La singularité de PhotoMonaco, c’est de proposer l’expérience du moment photographique. Ce n’est pas un...

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Christo, l’intime et le monumental

Alors que les projets urbains de Christo et Jeanne-Claude sont présentés à l’ING Art Center de Bruxelles, la BRAFA expose une œuvre du milieu des années 1960, Three Store Fronts. Retour sur l’histoire de cette installation et sur la naissance du projet Mastaba qui, à Abu Dhabi, devrait bientôt sortir de terre : la plus grande sculpture au monde.   Né en 1935 en Bulgarie, Christo Vladimiroff Javacheff, dit Christo, a travaillé depuis la fin des années 1950 avec sa femme et collaboratrice Jeanne-Claude Denat de Guillebon, jusqu’à sa disparition en 2009. Ensemble, ils ont créé de nombreux projets in situ de très grande ampleur, à l’exemple de l’empaquetage du Pont-Neuf à Paris, du Reichstag à Berlin, ou plus récemment l’installation de plus de 7.000 panneaux de tissus safran dans Central Park, à New York, ou d’un pont flottant dans l’Italie lombarde. Autofinancées par la vente des dessins préparatoires, ces réalisations se mènent toujours sur plusieurs années, pour obtenir les autorisations des villes ou des régions, et regrouper les équipes d’ingénieurs les rendant possibles. Dans les prochaines années, Abu Dhabi devrait accueillir la plus grande sculpture jamais orchestrée au monde. En attendant, la BRAFA dévoile une pièce historique de Christo, qui n’a jamais été vue en Belgique. Rencontre inédite…   Pour la BRAFA, vous présentez une œuvre des années 1960 qui se nomme Three Store Fronts et s’intégrait dans la série des Show Cases et des Show Windows. Pourquoi l’avoir choisie pour la foire ? Si l’on veut revenir à un contexte historique plus global, ce travail part de ce que je réalisais alors à Paris. À partir de 1962, j’ai en effet conçu des Show Cases et des Show Windows, qui étaient des vitrines ou d’anciennes armoires à pharmacie, puis le Three Store Fronts a été conçu pour ma...

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« Le respect des équilibres »

Harold t’Kint de Roodenbeke aime le mois de janvier… tout comme les collectionneurs internationaux qui se pressent à la BRAFA. Président de la foire pour la sixième année consécutive, il dévoile pour AMA les grands axes de la stratégie bruxelloise. Verbatim.   Avec près de 25.000 objets réunis, présentés par 135 exposants, la Brussels Art Fair est le rendez-vous à ne pas louper. Si l’événement figure dans le Top 5 mondial des foires d’art, c’est aussi, dès janvier, celui qui donne le tempo du marché de l’art. Après La Biennale Paris en septembre, Frieze Masters en octobre à Londres, et peu avant la TEFAF de Maastricht en mars, la BRAFA a valeur de test pour tous les amateurs de fine art. Un rendez-vous européen majeur, donc, qui dans les bâtiments de briques et de fer forgé du site Tour & Taxis sonne la rentrée du grand négoce. Rappelons que sur ce plateau international, 30 % des marchands sont Belges, le gros de la troupe venant de l’étranger, soit une quinzaine de pays, du Canada au Japon. Mais avant tout, la BRAFA, c’est une ambiance. Celle d’une foire généraliste, plutôt classique, qui a su conjuguer un certain esprit old fashion avec une opportune décontraction. Avec plus de 60.000 visiteurs attendus, la foire balaye quatre millénaires d’histoire de l’art, brassant une vingtaine de segments, de l’art préhispanique au design, du mobiler haute époque à la bande dessinée, sans oublier une section art tribal très en pointe, animée par les poids lourds de la spécialité. Un éclectisme du meilleur aloi, doublé ici d’un positionnement médian, confirmé par l’amplitude de la gamme de prix. On croisera donc dans les allées lourdement moquettées une clientèle d’habitués, constituée de collectionneurs majoritairement européens, souriants mais avant tout exigeants. Des amateurs belges, hollandais et allemands bien sûr,...

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