L’art numérique se projette en façade du Grand Palais 

 Paris  |  2 avril 2016  |  AMA  |  Tweet  |  LinkedIn

Du 30 mars au 3 avril 2016, le Grand Palais va en voir de toutes les couleurs ! Pendant la foire Art Paris Art Fair, des projections numériques seront présentées sur la façade de l’édifice, de 19h à minuit. Cette dernière se prêtera aux expérimentations de six artistes ou collectifs de Corée, Azerbaïdjan, France et Suisse.

La Yay Gallery, venue de Bakou (Azerbaïdjan), présentera The Breath, une projection élaborée par Hypnotica. L’intérêt de ce collectif se porte vers l’architecture et la manière à laquelle les structures peuvent s’incarner en organismes bien vivants. Hypnotica a pour projet de donner vie au Grand Palais. Après le coucher du soleil, le bâtiment « respirera », inhalant et exhalant à son propre rythme, son architecture devenant de « vivants piliers d’où sortent de confisent paroles », selon l’antienne de Charles Baudelaire.

Le Grand Palais prendra également vie avec la projection de Kim Joon. L’artiste prévoit d’extraire « le désir animal » de ses « vivants piliers » avec son oeuvre Snake, présentée par la galerie Park Ryu Sook (Séoul).  Avec cette oeuvre, l’artiste tatoueur superposera des corps humains recouverts de motifs reptiliens colorés. Une fusion évoquant le désir animal profondément enfoui en nous. S’incarnant en de rougeoyantes peaux de serpent, ces corps empilés, aussi bien sensuels que sensibles, humains que reptiles, brouillent les lignes entre la structure et le corps.

Hypnagogia fait référence à la parabole de Chuang Tzu dans laquelle le philosophe rêve qu’il est un papillon et poursuit sa réflexion à son réveil : est-il oui ou non  encore papillon ? Avec cette oeuvre, le collectif Col.l.age, représenté par la galerie Paik Hae Young, incite le spectateur à se confronter à des questions portant sur les idées de transformation et de perception. Des papillons gigantesques se rassemblent et explosent en pétales de fleur. Y a-t-il une différence entre les rêves et la réalité si la vie peut être réduite à la perception ?

La perception est aussi la problématique du Français Antoine Schmitt et son oeuvre Façade Life, présentée par la galerie Charlot (Paris). Avec cette projection, la lumière vient se frotter à la matière pour créer une vie artificielle, aussi libre que captive. Des formes lumineuses formées de pixels blancs dansent sur la façade du Grand Palais — danse rythmée par des algorithmes donnant à la lumière une existence aussi bien physique qu’éphémère.

Les projections ont lieu jusqu’au 3 avril 2016, de 19h à minuit.

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